• Accueil > 
  • Vins 
  • > Vignoble Saint-Thomas: des vignes dans le sable 

Vignoble Saint-Thomas: des vignes dans le sable

Depuis son arrivée au vignoble, Éric Gagnon a changé... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

Agrandir

Depuis son arrivée au vignoble, Éric Gagnon a changé l'image du vignoble, misant sur un style plus moderne, et élabore de nouveaux produits.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karyne Duplessis Piché

Collaboration spéciale

La Presse

Éric Gagnon a toujours collectionné les médailles. Cet ancien joueur de hockey tente désormais de gagner la coupe avec ses vins produits à Saint-Thomas-de-Joliette. Avec sa conjointe et un couple d'investisseurs, il a acheté le vignoble Le Mernois en 2013. Depuis, l'endroit a été rebaptisé vignoble Saint-Thomas. Et le style des vins a beaucoup changé.

Avec sa conjointe et un couple d'investisseurs, Éric... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 1.0

Agrandir

Avec sa conjointe et un couple d'investisseurs, Éric Gagnon a acheté le vignoble du Mernois en 2013. Depuis, il a rebaptisé le domaine Vignoble Saint-Thomas, situé dans le village du même nom, dans Lanaudière.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Le vignoble Saint-Thomas cultive des variétés hybrides, typiques... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 1.1

Agrandir

Le vignoble Saint-Thomas cultive des variétés hybrides, typiques du Québec, dont le frontenac gris, le marquette, le swenson white, l'aldamina, le radisson et le sabrevois.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Sur le rang Saint-Thomas, les grandes asperges montées en graines se bercent au gré du vent. Le paysage plat et le sol de sable doux sont les reliquats de l'ancienne mer de Champlain, qui recouvrait la région il y a 10 000 ans.

Le terroir unique de la ville de Saint-Thomas-de-Joliette a longtemps été réputé pour la culture du tabac. Depuis quelques années, les grandes feuilles de tabac ont fait place aux pommes de terre, aux asperges et à la vigne.

« Quand on a acheté le vignoble du Mernois il y a quatre ans, les vignes produisaient à peine à 40 % de leur capacité. Il y avait beaucoup de travail à faire. »

- Éric Gagnon

Éric Gagnon a appris les bases du métier de vigneron en Suisse, où il a fait carrière au hockey. Passionné de vin, il passait ses temps libres dans les vignes de l'un de ses coéquipiers.

De retour à Joliette, il a multiplié les efforts pour acheter le vignoble local, qui était à vendre, et la production d'asperges qui s'y rattache. Éric Gagnon et sa conjointe Annie Provonost sont tous deux enseignants au secondaire. Depuis l'achat du vignoble, ils partagent leur vie entre les salles de classe et le champ.

REHAUSSER LA QUALITÉ

Dans la coquette boutique du vignoble, Éric Gagnon verse ses vins. D'abord, les blancs, le rosé, puis les rouges. Depuis son arrivée au vignoble, il a changé plusieurs façons de faire.

Exit les copeaux de bois pour ajouter des notes de fumée au vin. Le vigneron utilise des fûts de chêne, malgré leur coût élevé. Il vinifie également des vins plus secs avec très peu de sucre résiduel.

« J'ai appris à vinifier en Suisse, où l'on fait des vins très secs, précise-t-il. Les Québécois aiment les vins sucrés. Je dois parfois faire attention pour que mes vins ne soient pas trop secs. »

M. Gagnon élabore de nouveaux produits, dont un mousseux confectionné selon la même technique qu'en Champagne. Une méthode qui exige plus de temps, mais qui donne plus de complexité au vin.

Le vigneron a aussi changé l'image du vignoble. Il mise sur un style plus moderne.

« Je ne veux pas que les gens m'encouragent parce que je vends un produit du terroir. Je veux qu'ils achètent parce que c'est bon. »

- Éric Gagnon

UN VIGNERON TRANSPARENT

Presque toutes les bouteilles de M. Gagnon contiennent des cépages européens comme le chardonnay, le cabernet et le merlot. Mais seule cette dernière variété est cultivée dans son vignoble.

Le vigneron ne s'en cache pas, ses produits ne sont pas certifiés « Vins du Québec ». Il peut donc acheter une partie de ses raisins en Ontario.

« Je pourrais le cacher, mais je préfère être honnête, dit M. Gagnon. Je manque de fruits et les règles me permettent d'acheter 15 % de mes raisins à l'extérieur du Québec. »

Le vignoble Saint-Thomas cultive plutôt des variétés hybrides, typiques au Québec, dont le frontenac gris, le marquette, le swenson white, l'aldamina, le radisson et le sabrevois. Le vigneron souhaite en planter davantage pour cesser d'acheter des raisins ontariens.

La région de Lanaudière est certes moins chaude que le sud du Québec. M. Gagnon croit néanmoins que son terroir de sable est un atout unique pour la production de vin.

« Mes raisins prennent un peu plus de temps à mûrir que sur la Rive-Sud, dit-il, mais ils sont plus parfumés. »

Il compte aussi planter du chardonnay, du cabernet franc et du gamaret, variété très commune en Suisse, histoire de faire un clin d'oeil à ses amis vignerons de l'autre côté de l'Atlantique.

Le vignoble est ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h jusqu'à la fête du Travail, puis tous les week-ends jusqu'au printemps.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer