David Lemieux: «Saunders me sous-estime grandement»

David Lemieux... (Photo John Locher, archives AP)

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David Lemieux

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

David Lemieux et son entraîneur Marc Ramsay ont sursauté quand ils ont su que Billy Joe Saunders croit être en mesure de le stopper avant la limite dans leur combat de championnat du monde du 16 décembre prochain.

Pour Dominic Ingle, l'entraîneur de Saunders (25-0, 12 K.-O.), c'est vers le septième ou le huitième round que Lemieux devrait être forcé d'abdiquer.

«Saunders me sous-estime grandement et il va payer pour cela la semaine prochaine. Ce sera un bel apprentissage pour tout le monde. Je ne pense même pas que ce sera un combat si difficile que ça», a répliqué Lemieux (38-3, 33 K.-O.), que La Presse canadienne a visité à l'entraînement, mercredi.

«Je ne sais pas comment il peut dire qu'il va me passer le K.-O. Il va me donner un coup de batte de baseball dans l'entrejambes? Il n'y a pas une chance que Saunders me couche! (...) Mais lui, il ne va pas se rendre à la décision. S'il se rend à la décision, je vous promets qu'il se retrouvera à l'hôpital.»

«Je suis content: s'il est sérieux dans son affirmation, ça démontre qu'ils sont complètement dans le champ, a pour sa part raconté Ramsay. Je ne pense pas que c'est la bonne approche à avoir avec David. Mais je m'en soucie peu: parfois, ça peut être une manoeuvre de diversion de la part de son entraîneur.

«Il y a bien des gens qui l'ont dit, mais d'accepter de payer le prix que ça coûte pour le faire, c'est une autre histoire. Il y a une facture qui vient avec ça. (...) Regarder Jaws à la télévision et passer du temps avec Jaws dans l'eau, ce sont deux choses totalement différentes!»

D'ailleurs, il n'y a aucun doute dans l'esprit de Ramsay: c'est Lemieux qui repartira avec la ceinture de la World Boxing Organization (WBO) des moyens qui appartient à l'Anglais.

«Que ce soit par K.-O. ou par décision. Il a assez d'intensité, il est suffisamment en forme pour aller chercher chacun des rounds. Je ne suis pas inquiet, d'une façon ou d'une autre.»

«Il a une grande gueule. Viens te battre, ne t'enfuie pas comme une petite poule, ajoute Lemieux. Je vais être là. Ne fais pas de grands discours avant de tourner en rond tout le long du combat. Je vais t'attraper. Fais un homme de toi: viens montrer ce que tu es capable de faire.»

Préparation sur tous les fronts

Cette confiance n'est pas de la fanfaronnade: Lemieux et - surtout - Ramsay n'ont rien négligé.

«On avait trois partenaires d'entraînement, qui nous ont permis de tout simuler: un qui bouge beaucoup; un qui est très fort et qui ne se tasse pas; et un autre qui est un très bon technicien et qui bouge bien. On a eu un trio qui nous a fait répéter tout ce qu'on pourrait voir le 16. Il n'y aura aucune surprise. Je n'ai aucune inquiétude. Ils sont dans leur «fantasy land'. Quand la première cloche va sonner, ils vont trouver ça surprenant en titi!

«Il n'aura jamais vu le David Lemieux qu'il verra le 16. Il va pouvoir regarder le plafond de la Place Bell!»

Dans son plan de match, Ramsay ne s'est pas trop soucié de ce que Saunders peut faire.

«Nous, on a préparé quelque chose. (...) Si tu te concentres sur ce que va faire ton adversaire, tu es toujours en réaction et tu es toujours en retard dans tout.

«Ce qui est intéressant avec David, c'est qu'il peut boxer, il peut cogner: il peut faire beaucoup de choses. On a une capacité d'adaptation qui est intéressante avec lui. Ils peuvent penser ce qu'ils veulent de nous. Nous, on sait ce qu'on va aller faire dans ce combat-là. Et on sait où sont ses forces et ses faiblesses. Je ne suis pas très préoccupé de la façon dont (Saunders) va se comporter.»




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