Yvon Michel croit que les règles ontariennes sont dépassées

Yvon Michel, l'un des plus importants promoteurs de boxe... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Yvon Michel, l'un des plus importants promoteurs de boxe du pays, a dit de l'Ontario «que c'est le seul endroit au monde que je connaisse où la pesée se fait encore le jour du combat».

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Bill Beacon
La Presse Canadienne

Pour le promoteur Yvon Michel, les règles en vigueur en Ontario pour la boxe ne sont pas sécuritaires. Ça ne l'empêchera tout de même pas d'organiser des galas à Toronto.

Le World Boxing Council (WBC), l'une des quatre organisations majeures de boxe avec l'International Boxing Federation (IBF), la World Boxing Association (WBA) et la World Boxing Organization (WBO), a annoncé cette semaine qu'elle ne sanctionnerait plus de combat en Ontario tant que la commission sportive provinciale ne changerait pas ses règles en ce qui concerne l'heure des pesées et les assurances, entre autres.

«J'ai présenté un gala en Ontario et j'ai obtenu une très belle collaboration de la part (du président de la Commission athlétique de l'Ontario), Ken Hayashi, a déclaré Michel. Je souhaiterais qu'on en fasse davantage pour protéger les boxeurs, mais je n'hésiterais pas à y retourner si l'occasion se présente.»

Le WBC, basé à Mexico, est inquiet du sort de Guillermo Herrera, un Mexicain de 32 ans qui a subi une hémorragie cérébrale à la suite de sa défaite aux mains de Skakeel Phinn au cours d'un gala caritatif, le 12 avril dernier, au Royal York Hotel.

Comme la réglementation ontarienne ne requiert pas des boxeurs qu'ils soient assurés, Herrera se retrouvera avec une facture de soins médicaux colossale quand il quittera l'hôpital St. Michael's.

Le WBC a aussi condamné la règle ontarienne qui fait en sorte que la pesée pré-combat ait lieu le jour même de l'affrontement plutôt que la veille, comme cela se fait ailleurs, pour permettre aux boxeurs de se réhydrater.

Michel, qui à la tête de Groupe Yvon Michel, est l'un des plus importants promoteurs de boxe du pays, a dit de l'Ontario «que c'est le seul endroit au monde que je connaisse où la pesée se fait encore le jour du combat».

Il a ajouté que de donner 24 heures aux boxeurs pour récupérer est essentiel. Lorsqu'il organise un gala, la pesée a lieu de 30 à 35 heures avant le début des combats.

Michel a pu contourner les règles de la commission quand Adonis Stevenson a défendu son titre des mi-lourds du WBC le 30 septembre, au Ricoh Coliseum de Toronto. Un accord avait été convenu afin de tenir une pesée à 175 livres la veille, tandis que les deux boxeurs devaient respecter la limite de 185 livres pour la pesée devant avoir lieu le jour du combat. De cette façon, a-t-il dit, «vous pouvez gérer cela vous-même tout en respectant les règles».

Il a par ailleurs précisé que tous les boxeurs qui se battent pendant ses événements sont assurés.

Un cas similaire s'est produit en 2006 quand le Costaricain Lucas Green Arias a souffert d'une hémorragie cérébrale après un combat contre Jean Pascal, disputé au Casino de Montréal. Les assurances ont couvert ses frais médicaux jusqu'à ce qu'il soit en mesure de rentrer chez lui.

Michel a dit en septembre qu'il souhaitait organiser de trois à quatre événements par année à Toronto, où Global Legacy Boxing, dirigé par l'ex-champion du monde Lennox Lewis et le promoteur torontois Les Woods, désire y ressusciter la boxe professionnelle.

Le WBC considère toutefois les règles ontariennes «dangereuses pour les participants». En plus des pesées, l'organisation en a contre la limite de gazes imposée aux boxeurs pour le bandage des mains.

«En plus des dangereuses pratiques pré-combat de la commission ontarienne, il appert que plusieurs irrégularités ont été commises, lit-on dans le communiqué émis par le WBC. Le boxeur mexicain a pu se rendre jusqu'à Toronto sans avoir obtenu au préalable les permis requis auprès des autorités mexicaines.

«Bien que M. Herrera se batte habituellement chez les lourds légers, la commission lui a permis de se battre dans une catégorie inférieure, chez les mi-lourds. Il a donc dû perdre du poids de façon substantielle le jour du combat en vue de la pesée. Il n'a pas encore été déterminé si le promoteur du gala avait des assurances médicales. C'est l'un de plusieurs faits toujours sous enquête.

«En attendant, le WBC considère que les pratiques de la Commission athlétique ontarienne sont dangereuses pour les boxeurs. Par conséquent, le WBC ne sanctionnera plus un événement régi par les règles de cette commission tant que ces règles ne seront pas modifiées afin d'assurer la sécurité des boxeurs dans cette juridiction.»

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