Deux rounds suffisent pour Custio Clayton

Custio Clayton a disposé aisément du Français Stanislas... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Custio Clayton a disposé aisément du Français Stanislas Salmon par K.-O. technique au deuxième round.

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Custio Clayton a lancé de façon plus qu'éclatante la nouvelle série de boxe du Groupe Yvon Michel (GYM) en disposant aisément du Français Stanislas Salmon par K.-O. technique au deuxième round, hier soir au Casino de Montréal.

L'ancien olympien et sextuple champion canadien amateur était tout simplement trop fort pour son opposant, qui n'a jamais eu l'occasion d'établir le moindre rythme dans ce bref affrontement. En fait, c'est à se demander si Salmon a touché une seule fois à son rival. La différence de vitesse et de gabarit entre les deux hommes était par ailleurs manifeste.

Clayton, 28 ans, demeure donc parfait depuis qu'il a fait le saut en boxe professionnelle. «Vous apprenez toujours quelque chose quand vous vous battez. Au gymnase, j'ai travaillé mon expérience et ma condition physique, et ça a rapporté», a-t-il résumé après sa victoire.

Dès le premier engagement, Clayton (6-0, 5 K.-O.) a montré de quel bois il se chauffait à Salmon (25-4-2, 10 K.-O.) en lui lançant un percutant crochet gauche au corps. L'ex-champion de France chez les mi-moyens, âgé de 31 ans, a aussitôt mis un genou au sol, bon pour un compte de huit.

Clayton a renvoyé Salmon au tapis en début de deuxième round avec un crochet de la droite, toujours au corps. Le Canadien a remis cela quelques instants plus tard. Et cette fois, c'en était fait de Salmon. L'arbitre Steve St-Germain a alors décrété la fin des hostilités.

«Nous avions vu quelques vidéos. Mon entraîneur et moi avions un plan pour lui. Nous savions que le corps et le jab en feraient partie. Je savais que j'allais le briser en l'attaquant au corps», a fait savoir Clayton.

Ce dernier n'aura pas à attendre bien longtemps avant de redevenir la tête d'affiche d'un gala de boxe. Il sera encore une fois de la finale à l'occasion du deuxième volet de la série de GYM au Casino, le 17 mars. Nul doute qu'à cette occasion, il fera face à un boxeur nettement plus menaçant que Salmon.

Bazinyan impressionne...

En demi-finale, Erik Bazinyan (11-0, 7 K.-O.) s'est lui aussi assuré de préserver sa fiche immaculée en l'emportant par décision unanime contre le Polonais Michal Ludwiczak (12-3, 10 K.-O.).

Le jeune homme de 20 ans, qui en était à un premier combat depuis qu'il a grossi les rangs de GYM, a sans doute impressionné ses nouveaux patrons de la façon dont il s'est comporté dans l'arène. Nettement plus actif que son rival, il est parvenu à museler Ludwiczak grâce, entre autres, à un dangereux crochet gauche.

«Pour ma carrière, j'avais besoin d'un combat comme celui-là pour devenir meilleur, a observé Bazinyan. Je me sentais très bien. Je suis vraiment content d'avoir fait huit rounds et de ne pas avoir eu un knock-out, car j'ai pris beaucoup d'expérience.»

...tout comme Sherbatov

Un autre qui a épaté la galerie a été Yoni Sherbatov (1-0, 1 K.-O.), qui a passé le K.-O. au Mexicain Juan Benitez (2-6, 1 K.-O.) au quatrième et dernier round de leur duel de la catégorie des super coqs.

Sherbatov, un protégé de l'entraîneur Marc Ramsay qui en était à son premier combat en boxe professionnelle, a martelé sans relâche son adversaire de coups dont la puissance démentait le petit gabarit, offrant ainsi l'un des combats les plus spectaculaires de la soirée.

Détenteur d'une fiche de 5-0 en arts martiaux mixtes professionnels, le Lavallois de 27 ans entend bien poursuivre son parcours dans l'univers du noble art, sans pour autant délaisser ses autres sports de prédilection.

«Les portes sont ouvertes pour toutes les carrières qui sont devant moi. J'ai tellement d'occasions. J'ai gagné les championnats canadiens en lutte, j'ai été médaillé en jiu-jitsu brésilien. Maintenant, je veux montrer ce que je suis capable de faire en boxe», a indiqué Sherbatov, tout sourire à sa sortie du ring.

Combat annulé

Précisons enfin que le combat de poids lourds qui devait opposer Éric Barrak à Dillon Carman n'a finalement pas eu lieu. Selon ce qui a été permis d'apprendre, Carman, champion canadien chez les lourds depuis 2014, a été pris de vomissements quelques instants avant le début de l'affrontement. Après l'avoir examiné, le médecin a décrété qu'il n'était pas en mesure de se battre.

LES AUTRES RÉSULTATS

> Marie-Ève Dicaire (2-0) bat Christina Barry (0-3) par décision unanime

> Olivia Gerula (17-15-2, 3 K.-O.) bat Lucia Larcinese (7-11-1) par décision unanime

> Dario Bredicean (7-0, 2 K.-O.) bat Jaudiel Zepeda (12-14-1, 9 K.-O.) par décision unanime

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