L'union fait la force pour GYM et Al Haymon

Artur Beterbiev et Eleider Alvarez, de même qu'Oscar... (Photo David Boily, La Presse)

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Artur Beterbiev et Eleider Alvarez, de même qu'Oscar Rivas (absent de la photo) ont tous trois conclu de nouvelles ententes à long terme avec GYM.

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L'union entre trois des boxeurs les plus prometteurs du Groupe Yvon Michel (GYM) et Al Haymon a été officialisée hier. En plus de celle avec le conseiller américain, Artur Beterbiev, Eleider Alvarez et Oscar Rivas ont conclu de nouvelles ententes à long terme avec GYM.

«Nous sommes particulièrement fiers de la confiance et de la loyauté dont ces trois super athlètes font preuve envers GYM et pour qui nous prévoyons un calendrier particulièrement ambitieux dans les mois qui viennent», a commenté Yvon Michel, qui semblait tout aussi heureux de voir ses boxeurs s'associer au groupe de Haymon.

«Lorsque nos boxeurs seront prêts, on aura maintenant accès à plusieurs événements», a souligné Michel, qui a cependant pris soin de préciser que le marché local ne serait pas délaissé. «Notre priorité sera toujours de faire boxer nos boxeurs ici, mais cette entente nous donnera beaucoup d'opportunités», a-t-il dit.

Beterbiev, Alvarez et Rivas boxeront tous aux États-Unis pour la première fois de leur carrière au cours des prochaines semaines. Les deux premiers participeront à un gala à Chicago, vendredi soir, alors que Rivas se battra à Shelton, dans l'État de Washington, le 26 juin.

«Ces trois boxeurs sont tous à des tournants de leur carrière. Ils sont à un ou deux combats de pouvoir viser des championnats du monde», a estimé Bernard Barré, vice-président opérations et recrutement chez GYM.

Beterbiev (8-0, 8 K.-O.), qui occupe actuellement le cinquième rang de la WBO chez les mi-lourds, affrontera le vétéran Alexander «The Great» Johnson (16-2, 7 K.-O.), un boxeur «sous-estimé», selon Marc Ramsay, l'entraîneur de Beterbiev.

«Ce ne sera pas de la tarte pour Beterbiev», a d'ailleurs lancé Barré, qui n'a pas caché quel était l'objectif à moyen terme du groupe. «La WBO nous a assuré que le gagnant de ce combat deviendrait l'un des deux premiers aspirants. Et notre but est qu'Arthur devienne le premier aspirant afin de pouvoir affronter [Sergey] Kovalev.»

«On est déjà prêts à affronter Kovalev, mais c'est toujours compliqué en boxe. Il faudra donc probablement gagner deux ou trois combats avant qu'on puisse l'affronter. Je ne pense pas qu'on en ait besoin, mais ça nous permettra de poursuivre notre préparation», a de son côté indiqué Ramsay.

À l'origine, Beterbiev devait affronter le Français Doudou Ngumbu à Chicago. Ngumbu n'a toutefois pas reçu son nouveau passeport à temps pour le combat et a donc été remplacé par Johnson, un gaucher, la semaine dernière.

«Ce n'est pas l'idéal de changer d'adversaire de cette façon, ni pour le boxeur ni pour l'entraîneur. Mais j'ai confiance qu'Arthur saura bien s'adapter», croit Ramsay.

À Montréal en octobre?

Si tout se déroule bien pour Beterbiev, son combat suivant devrait se tenir à Montréal au début d'octobre, a annoncé Michel. Un gala auquel Alvarez (16-0, 9 K.-O.) devrait également prendre part s'il défait l'Ukrainien Anatoliy Dudchenko (19-3, 13 K.-O.) vendredi soir.

Notons qu'il s'agira du premier combat d'Alvarez depuis le 25 octobre, puisqu'il a été ralenti par une blessure à un coude qui a nécessité une intervention chirurgicale. Dans deux semaines, Rivas (16-0, 11 K.-O.) affrontera quant à lui l'Américain Jason Pettaway (17-2, 10 K.-O.), un vétéran de 35 ans.

Selon Michel, Haymon est maintenant associé à environ 200 boxeurs dans le cadre de son projet Premier Boxing Champions (PBC). Rappelons que PBC a des ententes avec plusieurs réseaux de télévision américains, ce qui servira évidemment bien la cause de GYM et de ses boxeurs.

«On pense que Haymon est en train de révolutionner le monde de la boxe et que c'est la bonne chose à faire. On est très heureux d'être associés à lui», a dit Michel, qui est très satisfait de la situation actuelle de son organisation.

«Je suis content de notre évolution. En 2004, on prenait les boxeurs qui étaient rejetés, mais on a toujours progressé. On s'est d'abord concentrés sur les boxeurs québécois et canadiens, puis on s'est tournés vers l'international. Notre commande de PBC est maintenant de trouver le meilleur talent possible. On a carte blanche. Ils ont confiance qu'on saura bien encadrer les boxeurs qu'on mettra sous contrat», a expliqué Michel, qui a par ailleurs mentionné que GYM mettrait l'accent sur le recrutement au cours des prochains mois, notamment lors des Jeux panaméricains à Toronto.

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