Combat Pascal-Kovalev: la tension monte

Sergey Kovalev et Jean Pascal.... (Photo André Pichette, La Presse)

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Sergey Kovalev et Jean Pascal.

Photo André Pichette, La Presse

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Bousculade pendant le face-à-face, entraîneurs qui se «crêpent le chignon»: le ton est officiellement monté entre Jean Pascal et Sergey Kovalev à trois jours de leur combat d'unification des titres WBA, WBO et IBF des mi-lourds, qui aura lieu samedi, au Centre Bell.

Kovalev (26-0-1, 23 K.-O.) a fait sortir l'aspirant Pascal (29-2-1, 17 K.-O.) de ses gonds en le touchant de la casquette au visage lors du traditionnel face-à-face. Quand le Québécois lui a retiré son couvre-chef, le champion a répliqué par une violente poussée et les deux promoteurs, Jean Bédard d'InterBox et Kathy Duva de Main Events, ont dû s'interposer.

«C'est irrespectueux, a vivement fait valoir Pascal. C'est irrespectueux! Tu veux du respect? Alors tu dois faire preuve de respect. Maintenant, reviens ici, qu'on refasse ce face-à-face comme il se doit.»

John David Jackson, l'entraîneur de Kovalev, avait mis la table à ce débordement en déclarant à un journaliste la veille que Pascal - et par le fait même, Artur Beterbiev, le Némésis de Kovalev chez les amateurs - n'était pas allé à la bonne école pour apprendre la boxe, ce à quoi n'ont pas manqué de répliquer Marc Ramsey, l'entraîneur du Lavallois de 32 ans, Russ Anber, son homme de coin, et son consultant, Roy Jones fils.

«J'ai beaucoup de respect pour Kovalev et pour son gérant (Egis Klimas), qui savent se conduire sur et hors du ring comme de vrais champions. Mais je ne peux pas dire la même chose de l'entraîneur, qui a déblatéré sur Jean Pascal, disant qu'il est un boxeur faible et qu'il a un mauvais entraîneur», a d'abord lancé Ramsey, qui entraîne Pascal depuis que ce dernier a 14 ans.

«C'est facile quand un boxeur tombe du ciel pour aboutir dans votre gym, comme Kovalev pour John David Jackson - et Artur (Beterbiev) pour moi -. C'est facile de prendre un boxeur déjà prêt et de faire quelque chose avec lui. Mais le jour où tu seras capable de prendre ton propre boxeur et de le faire progresser sur une longue période, tu pourras, alors, faire la morale aux autres entraîneurs.»

«John, tu devrais savoir, depuis le temps que tu oeuvres dans la boxe, que ce genre d'attaques comme celle lancée à l'endroit de Marc Ramsey, n'ont pas leur place dans notre petit monde», a pour sa part indiqué Anber.

Duva a tenté de ramener la discussion vers le combat, spécifiant qu'il n'aurait pas lieu entre John David Jackson et les «15 entraîneurs de Jean Pascal». Ça n'a pas eu l'effet escompté.

«Vous savez pourquoi j'ai 15 entraîneurs?, a demandé Pascal. C'est parce que je suis un général et que tout le monde me suit. Je ne suis pas un mouton, je suis un loup!

«Il y a deux sortes de boxeurs: ceux qui parlent parce qu'ils savent qu'ils peuvent appuyer leurs propos par une bonne performance, et ceux qui ne disent rien parce qu'ils ont peur. Kovalev laisse son entraîneur faire le sale boulot. Mais John David Jackson n'est pas celui qui m'affrontera dans le ring. Alors il est temps pour toi de devenir un homme, Sergey, et de parler pour toi.»

Le Russe de 31 ans a répliqué qu'il s'exprimera dans le ring.

Loin d'être affecté par ces répliques, Jackson en a rajouté.

«Je voulais entrer dans la tête de tout le monde dans le clan Pascal. C'est fait: j'ai fait mon travail. Et je ne me défilerai pas: j'ai dit ce que j'ai dit.»

Kovalev s'est quant à lui tièdement dissocié des propos de son entraîneur, déclarant qu'il s'agissait là de l'opinion de Jackson, pas nécessairement la sienne. Il admet toutefois que «si Jackson le croit, je le crois aussi, puisque je lui fais complètement confiance».

Pascal a ensuite emprunté au registre de Don Cherry, y allant d'une analogie discutable avec le hockey.

«Normalement, les Européens, particulièrement les Russes - je le dis sans connotation raciale - sont très, très bons pendant la saison régulière, mais une fois rendus en séries, ils ont de la misère. Samedi soir, ce sera un match de playoffs.

Malgré tout, les deux boxeurs ont exprimé leur respect mutuel l'un pour l'autre et contrairement à ce qu'il avait déclaré avant d'affronter Lucian Bute, alors que la défaite «n'était pas une option», Pascal ne pouvait promettre une victoire à ses partisans, seulement de donner son «110 pour cent».

Le combat sera présenté sur HBO ainsi qu'à la télé à la carte. Il faudra par contre se coucher tard: la télédiffusion sur HBO ne s'amorcera qu'à 21 h 45 et deux combats de 10 rounds sont prévus avant celui opposant Kovalev à Pascal.

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