Marie-Michèle Gagnon: «Ce n'est pas la fin du monde»

Marie-Michèle Gagnon a commis une erreur juste avant... (PHOTO FABRICE COFFRINI, AFP)

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Marie-Michèle Gagnon a commis une erreur juste avant d'aborder le plat, vendredi, dans la seconde manche du slalom.

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(KRASNAÏA POLiANA) Un coup de bâton dans la neige, les deux gants sur son casque, Marie-Michèle Gagnon s'en voulait d'avoir laissé filer l'occasion d'inscrire un excellent résultat à sa dernière épreuve aux Jeux olympiques de Sotchi.

Trente secondes plus tôt, alors qu'elle semblait en voie de prendre provisoirement la tête de ce slalom présenté sous les réflecteurs, elle a commis une erreur juste avant d'aborder le plat. Stoppée net dans son élan, elle a cédé une grosse seconde. Elle s'est néanmoins accrochée pour se rendre jusqu'en bas. Elle pensait se retrouver 10e ou 15e après cette faute majeure; elle était plutôt deuxième derrière la leader du moment, la Suédoise Emelie Wikstroem. Encore plus frustrant.

Sans cette erreur, un top 5 était envisageable, ce qui aurait davantage correspondu à son statut de quatrième au classement de la Coupe du monde.

La skieuse de Lac-Etchemin a fini neuvième, à 2,83 secondes de la gagnante, l'Américaine Mikaela Shiffrin, un phénomène de 18 ans dont on se demande encore comment elle a pu racheter une erreur qui aurait conduit la majorité de ses rivales à l'extérieur du parcours. La skieuse de Vail est ainsi devenue la plus jeune gagnante d'un slalom olympique.

Confiance envolée

Sur papier, cette neuvième position n'a rien d'extraordinaire. Mais avec ce que Gagnon a vécu depuis deux semaines, elle était bien prête à s'en satisfaire. «J'ai tenté ma chance. Ça n'a pas été aussi bien que je pensais, mais ç'aurait pu être pire. Un top 10, c'est quand même cool», a-t-elle convenu.

Par moments, les JO de Sotchi ont été une expérience assez pénible pour la skieuse de 24 ans. Elle a d'abord subi une dislocation d'une épaule sur une chute lors de la manche de slalom du super-combiné.

À la surprise générale, elle s'est présentée au super-G cinq jours plus tard, mais elle est sortie du parcours après cinq virages. Son élimination à la première manche du slalom géant a été plus difficile à avaler pour la spécialiste des épreuves techniques. Le doute l'avait envahie, sa confiance s'était envolée.

Gagnon a chassé les mauvaises vibrations le soir même avec une visite au McDonald's avec son amie et coéquipière Marie-Pier Préfontaine. «C'était juste pour se changer les idées, a-t-elle expliqué. Pour avoir de bonnes performances, il faut être heureuse, il faut avoir du fun.»

Approche conservatrice

Deux bonnes journées d'entraînement l'ont aussi mise en confiance en vue du slalom. Elle devait néanmoins chasser le mauvais karma qui semblait la suivre depuis son arrivée en Russie.

Auteure du neuvième temps de la première manche, elle a adopté une approche conservatrice. «Il fallait vraiment que je finisse...»

Le plus difficile était passé, le vent avait tourné. En montant dans le télésiège, Gagnon s'est amusée à danser avec la future médaillée de bronze, l'Autrichienne Kathrin Zettel.

«Dans le départ de la deuxième manche, j'avais tellement hâte de descendre, a-t-elle raconté. Je savais quoi faire, j'étais prête. C'est excitant et c'est pour ça qu'on aime notre sport. La course, les émotions fortes, c'est ça qui est le plus cool. C'est avec cette attitude pendant deux manches, sans commettre de grosse erreur, qu'on peut gagner et rattraper la Shiffrin un jour...»

Zettel et sa compatriote Marlie Schild (argent), respectivement sixième et septième de la première manche, ont réussi à dépasser l'Allemande Maria Hoefl-Riesch (4e) et la Slovène Tina Maze (8e), qui ont toutes deux confirmé avoir disputé leur dernière course olympique. Brittany Phelan, de Mont-Tremblant, a grimpé de deux échelons pour prendre le 15e rang.

Gagnon conclut donc ses deuxièmes Jeux olympiques avec trois abandons et une neuvième place. «Ce ne sont pas mes derniers Jeux, ce n'est pas la fin du monde, a-t-elle évalué. J'imaginais peut-être faire un peu mieux. En même temps, j'ai appris vraiment beaucoup. Je ne suis pas arrivée ici comme favorite dans trois ou quatre disciplines. Je suis en progression. J'ai juste eu mon petit creux au mauvais moment.»

Gagnon a déjà hâte de retrouver le circuit de la Coupe du monde. Il lui reste neuf courses d'ici la fin de la saison. Elle sera à suivre.




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