Émotions fortes pour Jean-Philippe Le Guellec

Jean-Philippe Le Guellec a dû se contenter du... (Photo Carlos Barria, Reuters)

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Jean-Philippe Le Guellec a dû se contenter du 26e rang à la poursuite individuelle de 12,5 kilomètres, lundi.

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Deux chutes et un bris de ski ont tout gâché. Le biathlonien Jean-Philippe Le Guellec était en excellente position pour réaliser une performance historique à la poursuite individuelle de 12,5 kilomètres, lundi, aux Jeux olympiques de Sotchi, mais le Québécois a finalement dû se contenter du 26e échelon.

La victoire est allée au Français Martin Fourcade qui a parcouru la distance en 33 min 48,6 s. Le Tchèque Ondrej Moravec a suivi au deuxième rang, accusant un retard de 14,1 secondes, tandis que le Français Jean Guillaume Beatrix a complété le podium, terminant à 24,2 secondes de son compatriote. Les Canadiens Nathan Smith et Brendan Green ont pour leur part pris les 11e et 35e places.

«C'était une maudite belle chute. Il fallait bien que je brise un ski avant de prendre ma retraite», a lancé Le Guellec, qui n'avait jamais vécu une telle situation au cours de sa carrière.

L'athlète de Val-Bélair n'avait pourtant pas le coeur à rire. «Ça dépasse la déception, c'est de la frustration», a-t-il ajouté.

Cinquième à prendre le départ grâce à son classement obtenu au sprint de 10 kilomètres samedi, le Québécois a connu un départ canon. Toujours dans le groupe de tête après deux sans-faute à la carabine, c'est tout juste après sa sortie du champ de tir, alors qu'il était premier, que les choses se sont gâtées.

«Ça allait super bien. Le tir couché c'est ma force, je savais que je pouvais être rapide et bien me positionner. Sortir premier après le deuxième tir était pas mal ce que je visais, mais je ne me laissais pas emporter, car je savais que les gars allaient me rattraper dans la troisième boucle. L'idée était simplement d'être en bonne position pour un podium, mais tout s'est écroulé. Je me suis fait surprendre par une plaque de glace dans la descente et j'ai perdu pied.»

De retour sur ses skis, Le Guellec a tenté de rattraper son retard sur les meneurs qui avaient profité de l'occasion pour le dépasser. Sans succès, puisqu'au virage suivant, il chute encore. «Je n'avais pas remarqué que mon ski était brisé», a expliqué l'athlète de 28 ans, qui a dû attendre qu'un technicien lui apporte un autre ski.

Si le mal était fait, pas question d'abandonner pour le Québécois, malgré deux cibles ratées à son passage suivant au tir debout. «J'ai eu de la difficulté à reprendre le rythme dans le troisième tour. Au champ de tir, j'avais de la neige sur ma mire et elle s'est introduite à l'intérieur pendant que je tirais, ce qui m'a fait rater une cible de plus.»

Avec un nouveau ski au pied, les sensations de Le Guellec étaient complètement différentes sur la neige. «C'était comme tirer un boulet, même si ç'a commencé à aller mieux à partir du quatrième tour», a admis le Québécois, qui a raté une cible à son dernier passage au champ de tir. «Dans le dernier tour, j'ai poussé pareil. Je me suis battu comme je pouvais. Je voulais seulement finir la course», a-t-il conclu.

Le Guellec pourra se prendre jeudi, à l'occasion de l'épreuve individuelle de 20 kilomètres.




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