Une finale de l'Euro France contre Portugal ou Griezmann contre Ronaldo

Les retrouvailles entre Griezmann (à gauche) et Ronaldo... (PHOTOS AFP)

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Les retrouvailles entre Griezmann (à gauche) et Ronaldo (à droite) auront un goût de revanche. La dernière fois que les deux joueurs se sont croisés, le 28 mai en finale de la Ligue des champions, le Portugais l'avait emporté avec le Real Madrid face à l'Atletico Madrid du Français.

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Philippe GRELARD, Paul RICARD
Agence France-Presse
PARIS

La France a un nouveau superhéros : Antoine Griezmann qui portera les espoirs de tout un pays pour la finale de l'Euro contre le Portugal de Cristiano Ronaldo dimanche, un quasi-derby entre deux peuples aux liens très forts.

« Zinédine Griezmann », l'ont rebaptisé les réseaux sociaux alors que la France renoue avec les bons souvenirs, quand le visage de Zidane était projeté sur l'Arc de Triomphe en 1998 pour célébrer le titre de champion du monde. « Génération Griezmann », écrit vendredi le quotidien sportif L'Equipe.

Le Français de 25 ans a inscrit un doublé - un pénalty et un but de renard des surfaces - contre l'Allemagne championne du monde jeudi en demi-finales (2-0). Il a été l'homme de la qualification et en est déjà à 6 buts dans cet Euro, dont il est le meilleur artificier.

« Il est inouï parce qu'on dirait un lutin, un étudiant, c'est quelqu'un de frêle et il donne l'impression que le football c'est très facile », s'est extasié l'homme de télévision, écrivain et grand amateur de foot Bernard Pivot, vendredi sur France 2.

« L'étudiant » Griezmann a justement reconnu que lui et ses coéquipiers étaient « tous comme des gamins » à l'idée de tenter de rééditer les sacres à domicile de 1984 (Euro) et 1998 (Mondial), plus celui de l'Euro-2000 organisé en Belgique et aux Pays-Bas.

« On est heureux, pour nous et pour le public. Cette communion avec le public, c'est juste génial ! », s'est émerveillé le nouveau chouchou des Français après le match contre l'Allemagne.

Ferveur(s) populaire(s)

Les Bleus sont en effet portés par un élan populaire qui va crescendo et dont ils espèrent qu'il les emmènera au bout, comme au Mondial-98 : zones partisanes pleines à craquer jeudi soir, ambiance de feu au stade Vélodrome à Marseille pendant le match contre l'Allemagne, concert de klaxons et drapeaux tricolores dans les rues du pays après la victoire.

« Il y a beaucoup de ferveur et il y a beaucoup de joie et de bonheur, s'est réjoui le sélectionneur Didier Deschamps. Cette équipe a tout fait pour être aimée et c'est une grande fierté pour moi. »

Le premier ministre Manuel Valls s'est risqué à un pronostic vendredi lors d'un déplacement dans l'Aude : « Je n'ai jamais douté de la victoire de la France » en demi-finale et « je suis confiant pour dimanche ».

Le Portugal l'est lui aussi. « 100 % des Portugais croient en la victoire », a affirmé vendredi le milieu de la Selecçao Joao Mario en conférence de presse.

Son équipe jouera presque à domicile puisqu'une communauté portugaise très importante vit en France, estimée à plus de 750 000 personnes (sans compter les Français d'origine portugaise) depuis la vague d'immigration amorcée à la fin des années 1950. Là aussi, la ferveur populaire derrière la Selecçao sera impressionnante.

Le Stade de France, où la finale aura lieu dimanche soir, est une enceinte chargée de symboles pour les Français amateurs de foot. C'est sur cette pelouse que les Bleus de Zinédine Zidane ont remporté la Coupe du monde face au Brésil en 1998 (3-0).

Deschamps la chance ?

Le trait d'union entre 1998 et aujourd'hui, c'est Deschamps. Il était le capitaine des Bleus champions du monde en 1998 et d'Europe en 2000. Il peut maintenant être champion d'Europe des nations une nouvelle fois, mais comme coach, à 47 ans.

Sa supposée chance insolente est en ce moment un sujet à la fois de plaisanterie et d'admiration pour les partisans français.

La preuve de cette bonne étoile ? Un tableau facile (Roumanie, Albanie, Suisse au premier tour, Eire en huitièmes puis Islande en quarts) et, en demi-finale, une victoire qui a commencé à se dessiner grâce à un pénalty inattendu juste avant la mi-temps, alors que l'Allemagne dominait outrageusement.

Mais dimanche, il y aura en face des Bleus un joueur qui a la haine de la défaite chevillée au corps.

En 2004, la superstar Cristiano Ronaldo avait 19 ans et avait fondu en larmes après la défaite en finale de « son » Euro à domicile contre la Grèce.

Aujourd'hui, il a 31 ans et sait que ses années au haut niveau sont comptées. Il vient de voir son grand rival Lionel Messi annoncer sa retraite internationale avec l'Argentine après un énième échec en finale de la Copa America.

CR7 a prévenu : « Après la finale perdue de l'Euro-2004 face à la Grèce, j'avais pleuré de tristesse. Dimanche, j'espère à nouveau pleurer. Mais de joie ».

Ses retrouvailles avec Griezmann auront un goût de revanche. La dernière fois que les deux joueurs se sont croisés, le 28 mai en finale de la Ligue des champions, le Portugais l'avait emporté avec le Real Madrid face à l'Atletico Madrid du Français. Là encore, une histoire de derby.

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