L'Impact déçu du résultat et du contenu

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Ignacio Piatti avait la mine basse après la défaite de l'Impact contre les Red Bulls de New York, samedi dernier.

Photo Brad Penner, USA TODAY Sports

L'Impact a repris sa semaine d'entraînement, hier matin, sans avoir totalement tourné la page de sa défaite au Red Bull Arena (3-1). Autant que le résultat, logique compte tenu de la physionomie de la rencontre, c'est le contenu qui a ennuyé plusieurs membres de l'équipe. «Individuellement et collectivement, on est déçus de notre performance. On n'a pas mis l'effort qu'il fallait, surtout en deuxième demie», a résumé Samuel Piette.

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Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact

Photo Brad Penner, USA TODAY Sports

Effondrement

Cette année, l'Impact a généralement eu tendance à bien finir ses matchs. Au Red Bull Arena, le scénario a été tout autre avec quelques occasions dans les 45 premières minutes, puis une cassure complète en deuxième mi-temps. «La première mi-temps a été assez intéressante sur ce qu'on a proposé offensivement, mais on a rapidement été vulnérables par trop d'erreurs techniques. Quand on veut posséder le ballon, comme c'est notre souhait, on ne peut pas se mettre en difficulté tout seul, a pesté l'entraîneur Rémi Garde. En deuxième période, on n'a eu ni l'énergie ni les ressources.»

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Bradley Wright-Phillips et Rod Fanni

Photo Brad Penner, USA TODAY Sports

La perte de Fanni

L'Impact a très vite eu du mal à gérer les attaquants des Red Bulls, mais la sortie sur blessure de Rod Fanni, à la 40e minute, a accéléré cette tendance. «On a gardé la même animation tactique, mais il est évident - on l'a vu lors de ses premiers matchs - que Rod a une forte influence sur les autres, a glissé Garde. Lorsqu'il sort brutalement comme ça, bien sûr que ça a un impact sur l'énergie et la stabilité mentale de l'équipe.» L'Impact n'a pas encore fait de mise à jour quant à la situation du Français, touché à une cuisse.

L'absence de Taïder

On a encore eu la preuve de l'importance des joueurs désignés dans le dispositif montréalais. Sans Saphir Taïder (un «leader technique avec un gros volume de jeu», selon Garde), le milieu de terrain de l'Impact a été étouffé par les Red Bulls. Alejandro Silva n'a pas eu le rayonnement espéré, même s'il ne s'agit pas de son poste préférentiel. «Quand tu mets un joueur là pour la première fois, c'est normal qu'il manque des automatismes. Saphir est aussi bon offensivement que défensivement. Il travaille très fort alors qu'Alejandro est un joueur plus offensif, a distingué Piette. Il était un peu plus haut sur le terrain et il a manqué peut-être une présence au niveau défensif.»

Sept buts en deux matchs

Les Red Bulls ont inscrit trois buts, mais ils auraient certainement pu corser l'addition sans une certaine maladresse offensive ou des arrêts décisifs d'Evan Bush. En ajoutant le match en Nouvelle-Angleterre, c'est maintenant sept buts que l'Impact a encaissés dans les 180 dernières minutes. «On a besoin de passer beaucoup de temps ensemble pour trouver des automatismes, se connaître et savoir comment jouer les uns par rapport aux autres, a répété Garde. Malgré tout, il faut apprendre vite.» Rudy Camacho n'a pas connu des débuts particulièrement positifs. Samedi, il devra vite s'habituer à ses partenaires et à un schéma tactique avec lequel il n'est guère familier.

La gestion des centres

Les Red Bulls ont centré à 22 reprises dans ce match. En deuxième mi-temps, avant le but de Michael Murillo sur un centre de Kemar Lawrence, les Taureaux ont été particulièrement dangereux sur cette phase de jeu. Daniel Royer, notamment, aurait pu tromper Bush en deux occasions. «Oui, il y a beaucoup de ballons envoyés dans la surface, a reconnu Daniel Lovitz. Ils ont insisté en attaquant par les ailes et ils se sont retrouvés en supériorité numérique en quelques occasions.»

Les Red Bulls habituels

Il n'y a guère de surprise dans les principes de jeu des Red Bulls, même si Jesse Marsch est parfois critiqué pour ses choix étonnants de joueurs. Contre l'Impact, les Red Bulls ont parfaitement évacué la déception causée par l'élimination en demi-finale de la Ligue des champions. «C'est un style qu'on n'avait pas encore affronté. Ils pressent beaucoup et, j'en ai ensuite parlé avec [le préparateur physique] Robert [Duverne], c'est peut-être la première équipe qui était au-dessus de nous physiquement, a estimé Piette. En plus, il faisait très chaud. En deuxième demie, on s'est peut-être trop appuyés sur le résultat nul de 1-1.»

Prochain match: Los Angeles FC c. Impact, samedi à 13h au stade Saputo




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