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Les supporters du Barça répondent après les attaques en Catalogne

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Les joueurs du FC Barcelone et du Betis Séville se sont unis le temps de rendre hommage aux victimes de l'attentat de Barcelone.

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Daniel BOSQUE
Agence France-Presse
Barcelone

Minute de silence, drapeaux en berne, brassards noirs, maillots floqués «Barcelone» : joueurs et supporters du Barça ont rendu hommage aux victimes des attentats en Catalogne dimanche, à l'occasion de la 1re journée du Championnat d'Espagne.

Après ces attaques qui ont fait 14 morts jeudi à Barcelone et vendredi à Cambrils, sur la côte catalane, le Camp Nou a ainsi respecté un minute de recueillement avec émotion avant d'applaudir à tout rompre juste avant le coup d'envoi.

Dans les tribunes, pouvant accueillir 99 354 personnes et apparemment remplies aux deux tiers, les supporters ont scandé en catalan «No tinc por» («Je n'ai pas peur») tandis que les drapeaux étaient mis en berne.

«J'ai dédié le (premier) but aux victimes et à leurs familles. Nous n'avons pas peur, mais cela doit cesser. C'est une victoire que nous dédions à toutes les personnes affectées», a souligné Gerard Deulofeu, l'attaquant du Barça après la victoire 2-0 devant le Betis Séville.

Ce dernier, comme ses partenaires, arborait un brassard noir sur son maillot où son nom avait disparu en faveur d'un sombre «Barcelone». Ces tuniques commémoratives étaient également vendues à l'entrée de l'enceinte catalane.

«Normalement, j'achète des maillots sans nom mais là, ça me semblait être le moment idéal pour crier au monde que nous allons continuer à vivre ici, qu'ils ne nous font pas peur», a confié David Berruezo, 27 ans.

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Gerard Deulofeu a dédié son but aux victimes et à leurs familles.

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«Vivre notre vie» 

Les joueurs sévillans ont également apporté leur soutien aux victimes, arborant des t-shirts avec le message «le Real Betis avec Barcelone», les dirigeants ayant déposé une gerbe sur les Ramblas, au coeur de la capitale touristique de la Catalogne.

Pour le Barça, il était important d'avoir maintenu ce match en dépit du contexte. «Notre conception, c'est de continuer à aller de l'avant, de donner une sensation de normalité», a résumé l'entraîneur barcelonais Ernesto Valverde.

«Ce soir, nous voulions rendre hommage, même si c'était à notre façon, à toutes les victimes de ces attentats en gagnant ce match. Et il faut penser que nous continuons, avec eux, à vivre notre vie ici à Barcelone», a-t-il dit.

Avant la rencontre, la police régionale de Catalogne avait prévenu que des officiers de police supplémentaires seraient présents. Il a également été demandé aux supporters d'arriver en avance au stade et de ne pas emmener de larges sacs.

La police espagnole traquait encore dimanche un Marocain de 22 ans, l'un des derniers membres encore en fuite d'une cellule qui aurait commis le double attentat à Barcelone et Cambrils. Et la présence policière était très visible autour du Camp Nou.

La vedette du FC Barcelone Lionel Messi a... (AFP) - image 3.0

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La vedette du FC Barcelone Lionel Messi a porté un maillot floqué «Barcelone».

AFP

Sièges vides 

Mais malgré ce dispositif, certains sièges du Camp Nou sont cependant restés désespérément vides.

«On dirait qu'il y a moins de monde, que c'est plus calme que les autres rencontres. C'est le mois d'août et les gens sont en vacances mais ça se voit», explique Teresa Serra, une infirmière de 53 ans, venue au stade avec un ami.

Après l'attaque de jeudi, certains supporters, notamment des touristes, ont rendu leurs billets.

«Ils ont été remboursés, les circonstances sont spéciales et compréhensibles», a assuré le club, sans préciser le nombre exact.

Mais Maarten Demunster, lui, a refusé de rater ce rendez-vous. «Quand j'ai entendu parler des attaques, j'ai eu peur. Forcément. Pendant deux secondes, je me suis peut-être dit que je n'allais pas venir, mais c'était juste deux secondes», a affirmé ce Belge de 44 ans, qui avait acheté des billets pour voir le match avec son fils.

«Ne pas venir, c'est exactement ce qu'ils veulent», a-t-il ajouté.

Sandra Lorenzo, elle, est surprise. «J'aurais cru qu'il y aurait une hystérie collective, mais tout ce que je vois est normal. J'ai travaillé ici pendant 25 ans et à tous les matches. Ils ne vont pas réussir à me faire rester chez moi!»




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