Mondial féminin: un repos utile pour le Canada

Sophie Schmidt (à gauche), un élément-clé de l'attaque... (Photo Nicholas Kamm, AFP)

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Sophie Schmidt (à gauche), un élément-clé de l'attaque canadienne, est tombée lourdement après un contact avec Kirsten van de Ven, lundi soir.

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La sélection canadienne a quitté Montréal pour Vancouver, hier, afin de préparer son huitième de finale, dimanche, au BC Place. Ces jours de repos - un luxe dans une compétition où les matchs s'enchaînent rapidement - permettront de soigner quelques bobos et de corriger certaines lacunes.

Schmidt devrait jouer

Selon TSN, John Herdman s'est voulu rassurant sur l'état de santé de Sophie Schmidt lors de son arrivée à Vancouver. Remplacée en fin de match contre les Pays-Bas, elle devrait être bel et bien présente pour le prochain match du Canada. La joueuse est retombée lourdement sur le gazon synthétique du Stade olympique, lundi, après avoir été poussée par Kirsten van de Ven, à la 76e minute. Se tenant le bas du dos, elle a ensuite effectué quelques courses le long de la ligne de touche, puis a réintégré le match pendant quelques instants. Elle n'a toutefois pas été en mesure de fournir le moindre effort.

Sur les réseaux sociaux, hier, la principale intéressée n'a rien dévoilé de spécifique, mais ne semblait pas inquiète pour son état de santé. Grâce à la première place acquise dans le groupe A, il faut dire qu'elle dispose de quatre jours pour se rétablir. «Dans un sens, nous sommes chanceux d'avoir une période de récupération plus grande que certains de nos adversaires, s'est réjoui Herdman. Nous avons besoin de ce temps de repos. On a vu à quel point Schmidt est importante pour nous. Elle sait ralentir le jeu et apporter son calme sur le terrain. Avec Ashley [Lawrence], ç'a été une bonne combinaison.»

Malgré ses 26 ans, Schmidt est l'une des joueuses les plus expérimentées, ayant amassé 135 sélections. Celle qui tire les coups francs, avec cependant peu de réussite dans ce Mondial, peut jouer autant en milieu de terrain que dans un rôle plus avancé. Personne, sur le banc, n'a le potentiel ou l'expérience pour la remplacer dans un contexte de Coupe du monde.

Pas encore la vraie Sinclair

Aux Jeux olympiques de 2012, Christine Sinclair avait inscrit deux buts lors de la phase de groupes avant de terminer la compétition au sommet des buteuses (six). Ici et là, elle avait tout de même pu compter sur le soutien de Melissa Tancredi, Jonelle Filigno ou Diana Matheson. Trois ans plus tard, Sinclair, qui n'est pas toujours servie dans de bonnes conditions, ne donne pas l'impression d'avoir la même fougue. Saura-t-elle monter en puissance au même rythme que l'enjeu?

«On peut encore voir que c'est une joueuse de classe mondiale: elle distribue bien le ballon et elle organise notre jeu offensif. Contre les Pays-Bas, elle a pressé pendant 90 minutes, a défendu Herdman. Est-elle la meilleure joueuse dans l'équipe? On a mis au défi toutes les joueuses de s'élever au niveau de Sinclair et d'aller même au-delà. Il doit y avoir d'autres Sinclair au sein du groupe, mais c'est elle qui reste le coeur de l'équipe. Les grandes joueuses le deviennent lors des grands moments.»

Progrès nécessaires

L'équilibre du groupe A, avec quatre équipes qui se tiennent en trois points et peu de buts marqués, a contribué à la première place des Canadiennes. Lors des trois premiers matchs, le sentiment est qu'elles n'avaient pas encore atteint le niveau de performance espéré malgré l'émergence de quelques jeunes pousses telles Lawrence ou Kadeisha Buchanan. Les prochaines étapes nécessiteront une montée en puissance offensive et une plus grande maîtrise collective.

«Je ne crois pas que nous sommes aujourd'hui prêts à affronter des pays comme l'Allemagne, la France ou les États-Unis, a avoué Herdman. Mais on le sera en quart ou en demi-finale quand on aura pris notre erre d'aller, limité certaines erreurs et amélioré certains aspects.»

Il reste encore à déterminer le prochain adversaire canadien parmi les troisièmes des groupes C, D ou E. Hier après-midi, la Suisse a abouti à cette position (C) tandis que le groupe D livrait son verdict, dans la soirée. Les derniers matchs des groupes E et F seront disputés aujourd'hui et permettront donc de dessiner le portrait complet des huitièmes.

De retour à Vancouver

La première place du groupe a donc permis aux Rouges de retourner dans l'Ouest canadien avec un huitième de finale à Vancouver, dimanche. En cas de qualification, le quart de finale aurait également lieu au BC Place. Si l'objectif était de limiter les longs voyages en avion, entre les matchs, les joueuses de Herdman voulaient aussi retrouver un cadre qui leur est plus familier. C'est à Vancouver qu'elles se sont entraînées depuis deux ans.

«C'est fantastique d'aller [et de rester] dans l'Ouest, tu n'as pas à gérer le décalage horaire. La plupart des filles considèrent Vancouver comme leur domicile. Elles s'y sont entraînées pendant presque deux ans et sont impatientes d'y retourner. C'était rafraîchissant d'être à Montréal, mais elles ont hâte de jouer au BC Place», a mentionné Herdman.

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