• Accueil > 
  • Sports > 
  • Soccer 
  • > Un ancien président de la CONCACAF s'en prend aux États-Unis 

Un ancien président de la CONCACAF s'en prend aux États-Unis

Jack Warner... (PHOTO ANDREA DE SILVA, REUTERS)

Agrandir

Jack Warner

PHOTO ANDREA DE SILVA, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LOS ANGELES

Jack Warner, ancien président de la CONCACAF, inculpé de corruption par la justice américaine, a lancé dimanche une nouvelle attaque virulente, et maladroite, contre les États-Unis qui, selon lui, n'ont pas digéré d'avoir perdu l'organisation du Mondial-2022.

«Tout ceci a pour origine la candidature malheureuse des États-Unis pour organiser la Coupe du monde 2022», a indiqué M. Warner dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.

«Ils se sont inclinés face au Qatar, un petit pays, un pays musulman [...] Aucun pays au monde n'a un droit divin qui lui assure l'organisation de la Coupe du monde», a poursuivi l'ancien vice-président de la Fédération internationale de football (FIFA).

«Si la FIFA a préféré le Qatar, dans sa grande sagesse ou dans son manque de sagesse, acceptez votre défaite, soyez des hommes et tournez la page», a exhorté l'ancien homme fort de la CONCACAF (Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes).

Fait particulièrement cocasse, pour étayer sa défense et les contradictions des États-Unis, M. Warner a présenté un article du site internet satirique américain The Onion, ce qui lui vaut d'être moqué sur les réseaux sociaux.

Dans cet article complètement fantaisiste publié mercredi, The Onion annonce que «la FIFA a accordé la Coupe du monde 2015 estivale aux États-Unis» et que «le tournoi doit débuter [mercredi] après-midi».

«Au moment où nous écrivons ces lignes, les États-Unis menaient contre l'Allemagne, championne en titre, après avoir bénéficié de 12 penalties dans les trois premières minutes», ajoutait The Onion.

«Si la FIFA est si mauvaise, pourquoi donc les États-Unis veulent tant la Coupe du monde?», a souligné M. Warner.

«La FIFA est la même organisation qu'ils accusent de corruption: il y a deux poids deux mesures», a-t-il ajouté.

Warner, qui a quitté toutes ses fonctions dans le football il y a quatre ans, est désormais à la tête du Parti libéral indépendant, parti d'opposition dans la vie politique de Trinidad et Tobago.

Il a été placé en garde à vue durant 24 heures après s'être présenté volontairement mercredi devant les services antifraude de la police locale. Il a été libéré après le versement d'une caution d'environ 400 000 dollars.

La justice doit statuer, normalement en juillet, sur la demande d'extradition le concernant formulée par la justice américaine.

Selon la justice américaine, Warner «a entre autres sollicité et obtenu des pots-de-vin dans le cadre des processus d'attribution des Coupes du monde 1998 et 2010».

«Comment se pourrait-il que je sois responsable de la culture qui règne à la FIFA? Comment le monde peut croire que je puisse influer sur l'attribution d'une Coupe du monde?», s'est défendu Warner.

«Si j'étais aussi mauvais, si la FIFA  était aussi mauvaise, pourquoi son président a été réélu pour un 5e mandat? [...] Ne vous inquiétez pas, toutes ces accusations sont infondées», a-t-il lancé à ses partisans.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer