Jeux paralympiques: l'exclusion de la Russie confirmée

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Les athlètes de la Russie lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques de Sotchi, en 2014.

Photo Alexander Demianchuk, archives REUTERS

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Ben Simon
Agence France-Presse
Genève

Les Jeux olympiques sont finis mais pas le scandale du dopage en Russie: aucun athlète russe ne participera aux Jeux paralympiques de Rio (7-18 septembre), selon une décision d'appel jugée «plus politique que juridique» par le pays.

«Le TAS a rejeté l'appel déposé par le Comité paralympique russe contre la décision rendue le 7 août par le Comité international paralympique (IPC)», a annoncé mardi le Tribunal arbitral du sport (TAS), la plus haute instance de la justice sportive, basé à Lausanne.

L'IPC avait annoncé le 7 août avoir suspendu le Comité paralympique russe à la suite du scandale de dopage d'État mis au jour ces derniers mois. «La décision de l'IPC est confirmée», a commenté le TAS.

Cette nouvelle décision «ne relève pas du domaine du droit», a répliqué le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, cité par l'agence de presse officielle TASS.

«Elle est plus politique que juridique», a-t-il estimé, en jugeant qu'il «n'y avait aucune raison pour ce rejet». M. Moutko avait qualifié d'«inhumaine» la décision initiale.

Le président de l'IPC, Philip Craven, s'est de son côté dit «très encouragé» par la confirmation du TAS. «La décision prise aujourd'hui renforce notre conviction dans le fait que le dopage n'a absolument pas sa place dans le sport paralympique», a-t-il réagi dans un communiqué.

«Nous exprimons notre sympathie aux athlètes russes qui manqueront les Jeux paralympiques, a-t-il poursuivi. C'est un triste jour pour le mouvement paralympique mais aussi, nous l'espérons, un nouveau départ. Nous espérons que cette décision servira de catalyseur pour un changement en Russie.»

M. Craven a rappelé que l'exclusion de la Russie était motivée par son «incapacité à respecter ses obligations vis-à-vis du Code mondial antidopage».

Début août, il avait pointé l'existence d'échantillons suspects concernant 44 athlètes paralympiques russes pour les JO de Sotchi en 2014.

Plus dur que le CIO

Le président du Comité paralympique allemand, Friedhelm Julius Beucher, a lui aussi salué la décision du TAS: «Ce jugement est le signe d'une vraie tolérance zéro envers le dopage».

En prenant la décision radicale de suspendre le Comité paralympique russe, et donc d'exclure de facto des Jeux paralympiques l'ensemble des sportifs de ce pays, l'IPC s'était montré plus strict que le Comité olympique international (CIO).

Ce dernier s'était en effet refusé à franchir ce pas pour les Jeux olympiques de Rio, qui se sont achevés dimanche.

Le CIO n'avait pas fait le choix d'exclure en bloc les athlètes russes des JO mais avait laissé le choix à chaque fédération sportive internationale, avec un droit de regard final sur leur décision.

Au total, la Russie a été privée de 113 athlètes pour les JO, dont la quasi-totalité de ses représentants en athlétisme (67 sur 68). Cela ne l'a pas empêchée de finir quatrième au tableau des médailles (56 dont 19 en or).

Certains athlètes russes ont contesté leur exclusion devant le TAS et ont eu gain de cause, au premier rang desquels Darya Klishina. Seule Russe autorisée à participer aux JO en athlétisme, elle a finalement pris la neuvième place du saut en longueur.

Le TAS a indiqué dimanche avoir enregistré 16 recours engagés à titre individuel ou collectif au nom d'athlètes russes exclus des JO après le scandale de dopage.

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