Une troisième médaille d'or pour Simone Biles

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Simone Biles

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Yann BERNAL
Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

Simone Biles, saga olympique, épisode 3 : l'Américaine vise toujours son inédit quintuplé en or aux JO 2016 après son sacre au saut dimanche, jour d'échec pour l'autre vedette de la gymnastique artistique, le Japonais Kohei Uchimura, seulement cinquième au sol.

Les deux phénomènes se sont succédé dans la salle, avec l'idée d'un relais en or : ils avaient tous deux remporté les concours généraux par équipes et individuels dans la semaine. Mais dimanche, ils ont affiché des fortunes diverses.

Côté féminin, c'est toujours la même chanson : Biles, Biles, Biles. Elle était venue pour passer un bon moment, comme elle l'avait annoncé la veille : les concours généraux, « c'est la partie la plus stressante de la compétition, maintenant ce sont les compétitions individuelles donc il faut prendre du plaisir ».

Elle était la dernière à passer et quand sa note est tombée, un solide 15,966, elle a souri sans effusion de joie, sans l'émotion extrême qui l'avait saisie avec ses copines américaines. Simplement la satisfaction du travail bien fait, à l'issue de deux sauts maîtrisés. Comme toujours.

Elle devance largement sur le podium la Russe Maria Paseka, championne du monde en titre, et qui a pâti d'une réception moyenne. La Suissesse Giulia Steingruber prend la médaille de bronze, profitant d'une chute sur les fesses de la spécialiste nord-coréenne Hong Un-jong.

À noter, pour la belle histoire, la quatrième place de Dipa Karmakar, première gymnaste indienne à participer à une finale olympique de gymnastique.

Premier Britannique sacré

Si Biles a étendu son règne, le « roi » Uchimura a en revanche baissé la garde. À la finale du sol, il a échoué à la cinquième place, loin derrière Max Whitlock qui offrait à la Grande-Bretagne sa toute première médaille d'or olympique en gymnastique artistique.

Le Japonais de 27 ans, qui souffrait du dos avant la finale, a tué le suspense dès le départ à son détriment : dès sa première diagonale, il ratait sa réception et sortait du praticable. Les deux pieds dans la bordure verte, c'était déjà se mettre dans le rouge.

Il avait beau effectuer de beaux bonds par la suite, le mal était fait et les juges allaient le sanctionner d'un 15,241.

Il était pourtant précédemment monté en puissance sur le sol carioca, mais ce n'était vraiment pas le jour de « King Kohei ». S'il reste bloqué à sept médailles olympiques, dont quatre en or, il a remporté dans la semaine son pari de couvrir son pays d'or, en détrônant la Chine au concours par équipes.

Comme sonné par sa contre-performance, Uchimura a quitté sa chaise et les autres gymnastes en lice, et s'est étrangement approché du praticable pendant que Whitlock lui volait la vedette lors d'une routine bien supérieure.

Le Japonais semblait hagard. Un officiel a dû gentiment l'éconduire, sur le thème : « Monsieur, vous ne pouvez pas rester là, vous devez retourner à votre place... » Cruellement, ce devait être la cinquième.

Whitlock, âgé de 23 ans, a pour sa part confirmé sa montée en régime, après deux premières médailles de bronze aux JO 2012 et celle au concours général à Rio, derrière le duel au couteau Uchimura-Verniaiev.

Il a encore complété sa panoplie dans l'après-midi avec la finale du cheval d'arçons, dont il est champion du monde en titre.

Derrière le Britannique, un doublé brésilien : Diego Hypolito et Arthur Mariano, montés sur le podium dans une salle en délire.

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