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Rio: la commission exécutive du CIO s'ouvre dominée par la question russe

Le nombre des exclus peut-il encore s'alourdir ?... (Photo Stefan Wermuth, REUTERS)

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Le nombre des exclus peut-il encore s'alourdir ? Il reviendra au CIO d'en décider.

Photo Stefan Wermuth, REUTERS

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Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

La participation des sportifs russes aux JO de Rio (5-21 août)... Cette question épineuse, sur fond de dopage organisé, domine la réunion de la commission exécutive, le gouvernement du CIO, qui s'est ouverte samedi à Rio.

La réunion qui se tient sur deux jours, a débuté à 13h00 locales (midi, heure de Montréal) à l'hôtel Windsor Marapendi de Barra, à proximité du Parc olympique.

Samedi après-midi, le président du Comité d'organisation des JO de Rio, Carlos Nuzman, devait d'abord dresser devant les 15 membres de la Commission un ultime état des lieux de la préparation des Jeux.

Officiellement, la question de l'exclusion des sportifs russes dopés ou présumés dopés figure à l'agenda de dimanche qui sera conclue par une conférence de presse du président Thomas Bach (17 h locales, 16 h heure de Montréal).

Mais la question est (déjà) sur tous les lèvres: combien de Russes participeront effectivement aux JO ?

Alors que la délégation russe devait initialement compter 387 sportifs, elle s'est notablement réduite en raison du scandale de dopage organisé qui a valu à nombre d'entre eux d'être écartés des Jeux.

«À l'heure actuelle je peux vous dire que nous serons présents dans 29 disciplines sur 34, avec 266 personnes», a indiqué le ministre des Sports russe Vitaly Moutko à la chaîne sportive Match-TV samedi matin.

Selon le dernier recensement de l'AFP, 117 sportifs russes sont d'ores et déjà identifiés comme officiellement exclus des Jeux de Rio.

Dernier épisode de cette série de sanctions, la mise sur la touche de la totalité des huit haltérophiles russes annoncée vendredi par la Fédération internationale (IWF). Elle fait notamment suite à l'exclusion initiale de la quasi-intégralité des athlètes et des rameurs (aviron).

En attendant, la décision des fédérations internationales de boxe, gymnastique, golf et taekwondo.

Un nageur saisit le TAS

Le nombre des exclus peut-il encore s'alourdir ? Il reviendra au CIO d'en décider. Critiqué pour sa décision de laisser le soin aux fédérations internationales d'écarter les sportifs russes ne répondant pas aux critères, le président du Comité international olympique Thomas Bach aura toutefois le dernier mot.

«La décision finale, c'est le CIO qui la prendra», a expliqué à l'AFP une porte-parole. Le flou persiste donc et tous les sportifs russes qui arrivent à Rio ne sont pas certains de pouvoir s'aligner aux Jeux.

Les  exclus ont d'ailleurs la possibilité de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS): une voie que Vladimir Morozov, l'un des sept nageurs russes rejetés, a empruntée le premier.

Il a déposé un appel contre la décision de la Commission exécutive du CIO du 24 juillet et contre la décision de la Fédération internationale de natation (Fina) de ne pas valider son inscription aux JO.

Au milieu des réunions du CIO et recours des athlètes, l'ancien contrôleur de l'agence antidopage russe et à l'origine, avec son épouse Yuliya, des révélations sur le dopage dans l'athlétisme de son pays, Vitali Stepanov, s'est dit convaincu que le dopage frappera les JO de Rio.

«Cela a toujours été le cas aux jeux Olympiques, il n'y a jamais eu de Jeux propres, et il n'y a aucune raison de penser que Rio sera propre. Malheureusement, des athlètes dopés seront en compétition», a déclaré le lanceur d'alerte au journal brésilien O Estado de Sao Paulo.

«Tolérance zéro pour l'éthique»

Le fait que le CIO n'ait pas voulu exclure l'intégralité de la délégation russe, laissant le soin aux fédérations de «faire le tri» montre que «c'est tolérance zéro non pour le dopage, mais pour l'éthique», a-t-il estimé.

Autre préoccupation à moins d'une semaine des JO: les craintes d'attentats après les récentes attaques revendiquées au nom de l'organisation État islamique (EI) en France et en Allemagne.

Environ 85 000 policiers et militaires brésiliens ont été mobilisés pour protéger les personnalités, les 10 500 athlètes et quelque 500 000 visiteurs étrangers, soit le double des effectifs mobilisés pour les JO de Londres en 2012.

«En matière de sécurité nous sommes très tranquilles», a assuré le président brésilien par intérim Michel Temer, vendredi lors d'une conférence de presse.

La Commission exécutive du CIO sera suivie, à partir de mardi et jusqu'au 4 août, de sa 129e session, qui réunira la centaine de membres de l'institution.

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