Alex Harvey: «Le feeling est bon»

Les Canadiens Alex Harvey (photo) et Len Valjas... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Les Canadiens Alex Harvey (photo) et Len Valjas ont terminé au huitième rang au sprint par équipes en style libre, mercredi.

Photo Bernard Brault, La Presse

(PyeongChang) Alex Harvey a toujours eu le sens du dramatique. Aux Mondiaux de Lahti, l'an dernier, il avait attendu la toute dernière épreuve, le traditionnel 50 km, pour remporter la médaille d'or la plus importante de sa carrière.

Rien ne garantit que le scénario se répétera samedi à PyeongChang, dans ce qui sera son chant du cygne olympique, mais le champion mondial a envoyé plusieurs signaux positifs, mercredi soir (heure locale), après la huitième place du Canada au sprint par équipes en style libre.

À moins de circonstances exceptionnelles, l'équipe canadienne ne pouvait légitimement viser le podium au centre de ski de fond Alpensia.

En dépit d'une embellie au sprint individuel, la semaine dernière, Len Valjas, le partenaire de Harvey, allait nécessairement peiner dans les deux côtes face à des ogres de la trempe du Norvégien Martin Johnsrud Sundby (régulier au dixième près), du Russe Denis Spitsov ou du Français Maurice Manificat.

Le Torontois de 29 ans s'est accroché dans la première des trois boucles de 1,4 km avant de fléchir graduellement dans les deux suivantes. Au dernier relais, Harvey s'est appliqué à régler le Finlandais Ristomatti Hakola, le doublant dans l'ultime descente grâce à des skis fumants, pour assurer le huitième rang.

«On est quand même contents, a affirmé Harvey, très détendu. Huitième, ce n'est pas rien pour nous. On a vu les Suisses qui avaient une grosse équipe avec Dario [Cologna] et qui n'ont pas passé [en finale].»

En demi-finale, Harvey s'est d'ailleurs livré à une petite passe d'armes avec le Suisse, gagnant du 15 km à PyeongChang, dans la côte la plus abrupte du parcours. En bordure de la piste, l'entraîneur Louis Bouchard n'a pas manqué de le remarquer.

«Alex a bien fait, ça regarde bien pour le 50 km, a-t-il noté, l'oeil brillant. Il avait un petit punch, j'ai bien aimé voir ça, on aurait dit le petit punch qu'il avait dans ses succès. En espérant que ça continue de progresser. À mon oeil, je pense que c'est ça, il a l'air en forme pour le 50.»

Autre signal révélateur, ce «punch» s'est maintenu jusqu'au dernier relais de la finale. «Le feeling est bon, a jugé Harvey. Je me sentais bien avant le 15 km et avant les autres courses aussi. Aujourd'hui, j'avais un peu plus de punch que l'autre jour.»

À la dernière course de sa carrière, Valjas avait plus envie de parler de son ami que de ses propres émotions. «Je suis plus excité par ce que j'ai vu d'Alex pour le 50, a-t-il affirmé. Juste de voir son punch dans les virages, sa pointe de vitesse, c'est super.»

À ses yeux, Harvey «a tout ce dont il a besoin pour monter sur le podium». «Il n'y a aucun doute, a affirmé Valjas. Je l'ai vu lâcher le peloton dans un 50 km classique. Nos skis sont fantastiques, vous l'avez vu aujourd'hui. Je ne m'attends à rien parce qu'il y a tellement de variables dans le ski de fond, mais je sais qu'il est capable d'atteindre le podium.»

Pour Bouchard, l'expérience de PyeongChang a des relents de Lahti 2017. «Plus le championnat avance, parfois c'est dur, ce sont des humains, ils essaient de "peaker" dans une période de temps, tu ne peux pas le planifier pour une journée [précise]. On dirait qu'il s'en va vers ça... S'il peut y arriver avant la fin des Jeux, ça va être bon. Sinon, si ça arrive plus tard, il pourrait rentrer plus de podiums dans les courses en mars. On n'est pas devin. On a répété ce processus souvent, c'est pour ça que j'y crois.»

À trois jours de la course la plus importante de sa carrière, Harvey n'a rien fait pour tempérer les attentes, déjà énormes à son endroit dans les médias canadiens. Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges a abordé l'enjeu du 50 km sans que la question lui soit directement posée. «Tout est en place pour livrer un podium, c'est juste à moi d'aller le chercher. »

Le quintuple médaillé mondial est confiant, tout simplement, et la pression ne l'étouffe apparemment pas.

«C'est excitant, c'est sûr, a dit Harvey. Si ça n'arrive pas, ce n'est pas la fin du monde et je ne dis pas ça pour donner des excuses. Je me donne corps et âme pour ça, mais ce n'est pas la vie ou la mort pour moi. Mais c'est sûr que c'est mon rêve depuis que je suis tout jeune et il y a une opportunité sur le 50 km. Je veux juste être capable de passer ce fil d'arrivée pour une dernière fois avec le sourire sur les lèvres, en ayant fait une belle et bonne course.»




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