Une porte ouverte dans l'univers de P.K. Subban

Le documentaire P.K. Subban: Patiner droit devant s'intéresse notamment aux... (Photo Paul Chiasson, archives La Presse canadienne)

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Le documentaire P.K. Subban: Patiner droit devant s'intéresse notamment aux initiatives philanthropiques du hockeyeur.

Photo Paul Chiasson, archives La Presse canadienne

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Bien avant la transaction l'ayant fait passer aux Predators de Nashville, P.K. Subban avait décidé de promouvoir son image de marque en documentant son été 2016.

La transaction elle-même a été une «balle courbe», comme le décrit Louis Morissette, producteur du documentaire P.K. Subban: Patiner droit devant, qui sera diffusé demain soir à RDS et Canal D, puis vendredi à HBO Canada.

Même si l'arrière de 27 ans ne fait plus partie du Canadien, le reportage saura intriguer les fans qui s'intéressent au hockey au-delà des limites du CH.

Louis Morissette... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse) - image 2.0

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Louis Morissette

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

«J'ai lu des blogues où des amateurs disaient: "Est-ce qu'on peut en revenir de P.K., il ne fait même plus partie du Canadien?" Moi, je trouve que c'est toujours pertinent de parler d'un athlète de pointe qui s'entraîne à l'année et qui veut faire une différence auprès de gens qui l'ont eu plus dur que lui.»

Certes, le résultat relève de l'autopromotion peu subtile. Mais il vise néanmoins à répondre à tous ceux qui avaient manifesté à Subban leur curiosité à l'égard de son entraînement et de sa vie professionnelle.

«Et puis, il y a eu l'influence de Jean Béliveau sur P.K., qui l'a incité à vouloir avoir un impact dans sa communauté partout où il passe», note Louis Morissette, qui s'intéresse particulièrement dans le reportage aux initiatives philanthropiques de Subban.

Morissette a piloté le dossier de près, non seulement parce qu'il est producteur et qu'il a établi un lien avec Subban depuis qu'ils ont fait connaissance lors du tournage d'une publicité, mais également parce qu'il était déjà sensible à l'environnement dans lequel baignait Subban chez le Tricolore.

«José [Théodore] est mon beau-frère depuis 15 ans, je l'ai connu à l'époque où c'était la frénésie pour lui, et j'ai vécu le bavassage après ça, rappelle-t-il. Je peux quand même comprendre la réalité d'une vedette de hockey à Montréal, peut-être plus que le simple amateur qui a une perception très Lance et compte de ce que peut représenter la vie d'un hockeyeur.»

Sans médisance

Dans les semaines qui ont suivi la transaction amenant Shea Weber à Montréal, le Canadien s'est montré un brin inquiet de ce qu'allait dire Subban dans le cadre du documentaire. 

«Je sais qu'ils ont été nerveux et qu'ils sont préoccupés par leur image, a convenu Morissette. Mais j'ai parlé à des gens de l'état-major pour leur faire comprendre que ce n'était pas une opération pour faire mal paraître qui que ce soit. On n'a même pas eu besoin de rien couper au montage; il n'y a tout simplement jamais eu de médisance dans le discours de P.K.

«L'autre chose, c'est que l'équipe gagne. Je pense que rendu à ce point-ci, ils s'en foutent pas mal!»

L'homme de télé ajoute toutefois qu'il trouve cela «extrêmement simpliste et injuste» que des gens puissent expliquer le bon rendement du Tricolore par le fait que Subban n'y soit plus.

«Si les gens doutent de son implication ou de son désir de gagner, ils font fausse route», dit-il.

Du rattrapage à faire

Même si le documentaire n'y touche que brièvement, Morissette s'est dit impressionné par le passage de Subban au festival Just For Laughs l'été dernier.

«Je lui demandais s'il avait répété, il me disait: "Non, je n'ai pas lu mes textes." Je capotais. Mais il a une telle confiance en sa personnalité, il a été super bon. Il était tight et il avait le bon rythme pour quelqu'un qui avait si peu répété. 

«J'en étais un peu jaloux...»

En le voyant à l'oeuvre durant des années à Montréal, on pouvait vite se rendre compte à quel point Subban misait sur son charisme. C'est dans son coffre à outils au même titre que son lancer ou sa mobilité sur patins.

«Tu ne choisis pas toujours l'ampleur que va avoir ton brand, observe Morissette. Ça dépend où ton charisme te mène. Sidney Crosby fait beaucoup de branding, mais ce n'est pas quelqu'un de flamboyant comme P.K. Il est intéressant au plan publicitaire parce qu'il est dominant sur la glace, mais il ne l'est plus autant quand il ôte les patins.

«Je trouve que P.K. est avant-gardiste. C'est là où le sport s'en va, mais le hockey accuse un recul par rapport au basketball ou au football. Il y a du rattrapage à faire.»

Or, dans le cadre de la conférence Prime Time Sports & Entertainment sur le marketing sportif, qui débutait hier à Toronto, le vice-président de la LNH Bill Daly a continué de plaider en faveur du conservatisme de sa ligue à l'égard de la promotion individuelle des joueurs.

«Notre sport est le sport d'équipe ultime, et les joueurs qui jouent en fonction de l'équipe sont un peu mal à l'aise quand les projecteurs sont braqués sur des individus, a soutenu Daly dans des propos rapportés par Sportsnet. Notre intérêt premier, c'est la qualité du produit sur la glace et de mettre en marché ce produit. Ça prend plusieurs étoiles, d'excellents joueurs, mais ceux-ci font partie d'une équipe.»

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