Un «premier pas» vers une diminution de la violence au hockey

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En mars 2008, Jonathan Roy a roué de... (Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien)

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En mars 2008, Jonathan Roy a roué de coups le gardien de but des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau.

Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien

Tristan Péloquin
La Presse

Dans un bref communiqué, la direction des Remparts de Québec (l'ancienne équipe de Jonathan Roy, copropriété de Patrick Roy) s'est dite satisfaite de la décision du juge Valmont Beaulieu. «Avec tout ce qui a été dit aujourd'hui (hier) et depuis près d'un an et demi dans cette cause, nous tirons maintenant un trait sur l'événement et nous n'émettrons aucun autre commentaire», a écrit la direction. Ni la ligue de Hockey junior majeur du Québec, ni Hockey Québec, ni la ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport, Michelle Courchesne, n'ont voulu commenter le verdict.

Pour le psychologue du sport Gordon Bloom, de l'Université McGill, l'issue du procès est un «bon premier pas» vers une diminution de la violence au hockey. «Certaines personnes croient que ce genre d'histoire n'a pas sa place devant les tribunaux et que ce qui se passe sur la glace doit rester sur la glace. Or, ce jugement vient dire le contraire. Il dit: il y a un code au hockey pour les bagarres, et si on brise ce code en s'attaquant à quelqu'un qui ne veut pas se battre, comme l'a fait Jonathan Roy, il y a un prix à payer», souligne-t-il.

 

Pour Suzanne Laberge, sociologue du sport au département de kinésiologie de l'Université de Montréal, la décision de Jonathan Roy de plaider coupable de voies de fait et de s'excuser pour son geste ne représente cependant qu'un «petit, petit pas dans la bonne direction». «Le problème véritable tient à toute une culture qui doit être changée dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il y a dans cette ligue une violence élevée qui est tolérée par les propriétaires de club, qui prétendent qu'ils perdraient de l'argent si on arrêtait les bagarres. Les jeunes sont vite encouragés à accepter cette violence et à l'intérioriser. C'est cette logique qu'il reste à cibler», croit la spécialiste.

 

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