Mike Condon: «Je reviens revigoré»

Mike Condon et ses coéquipiers veulent repartir sur... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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Mike Condon et ses coéquipiers veulent repartir sur de nouvelles bases. À commencer par l'affrontement de ce soir contre les Flyers de Philadelphie.

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(Philadelphie) Quelques jours en Floride n'ont peut-être pas donné à Mike Condon tout le soleil espéré, mais en plus du temps passé en famille, il a pu reposer des hanches un peu fatiguées et une tête qui en avait absorbé beaucoup dans les derniers mois.

«Chaque fois qu'on a l'occasion de recharger sa batterie, il faut en profiter, a indiqué le gardien de 25 ans à propos de la pause du match des Étoiles. Ce n'est pas pour rien qu'il y a une expression dans cette ligue qui dit que le repos est une arme.

«Ç'a été bon de me changer les idées en m'éloignant du hockey et de me donner le temps de m'en ennuyer. Je reviens revigoré, et c'est le début d'un nouveau mois. On peut difficilement tourner la page plus que ça...»

En effet, comme tous ses coéquipiers, Condon peut utiliser le calendrier pour repartir sur de nouvelles bases. Car si l'on croyait que décembre avait causé du tort au Canadien, janvier n'a guère été mieux.

On a beau parler des ennuis du Tricolore à marquer des buts, il ne faudrait pas oublier que, dans l'intervalle, les remplaçants de Carey Price - qu'il s'agisse de Condon, de Ben Scrivens ou de l'ex-Tricolore Dustin Tokarski - ont maintenu depuis le 1er décembre le pire taux d'efficacité de la LNH, soit ,880. La moyenne du circuit sur l'ensemble de la saison s'établit à ,917.

On est très loin du compte.

Condon a été le moins mauvais du groupe à ,900; Tokarski affichait un taux d'arrêt de ,882 au moment d'être largué, tandis que Ben Scrivens ne fait guère mieux depuis son arrivée (,873).

«Les deux derniers mois ont été des montagnes russes, décrit Condon. Il y a eu des hauts et des bas, mais c'est comme ça dans toutes les ligues. Il faut s'assurer de garder la tête froide, peu importe où l'on se trouve dans le classement, peu importe qu'on soit sur une séquence de quatre victoires ou de quatre défaites. Il faut s'accrocher dans ces montagnes russes et toujours garder la même ardeur au travail.»

Arrêts-clés et mauvais buts

Stéphane Waite continue, avec son jeune protégé, de prôner la même approche psychologique, axée sur la tâche immédiate.

«Peu importe qu'on ait fait un arrêt-clé ou qu'on ait accordé le premier but, il n'y a que le prochain tir qui compte», résume Condon.

Nul doute que cette approche l'aidera à long terme - elle a contribué à changer Carey Price -, mais force est d'admettre que durant la glissade de l'équipe, il y a eu plus de mauvais buts que d'arrêts-clés.

C'est une expérience à la suite de laquelle Condon sortira grandi, estime Michel Therrien.

«On est très conscients qu'on met un jeune gardien sans grande expérience professionnelle dans cette situation-là à cause de la blessure à Carey. Il va apprendre. C'est un jeune qui a un bon potentiel et c'est un travaillant. C'est sûr qu'à l'occasion, on a besoin d'arrêts-clés. C'est ce qui peut faire changer un match de côté, qui peut nous permettre de rester dans un match ou qui aide les joueurs à jouer avec une certaine confiance. Mais je regarde ça beaucoup plus en fonction de son développement. Il va grandir de cette expérience-là.»

Trop tard pour un sauveur

La pause du match des Étoiles n'a pas permis à Carey Price de faire des progrès retentissants dans sa réadaptation. Il a de nouveau patiné en survêtement, hier à Brossard.

«J'ai hâte qu'il ait l'air d'un goaler au lieu de Gaétan Boucher», a lâché Michel Therrien, qui n'entend pas faire brûler des lampions pour en appeler à une guérison plus rapide.

L'entraîneur-chef dit se concentrer sur les joueurs qu'il a sous la main, et c'est à ceux-là qu'il conseille de ne pas regarder à trop long terme alors qu'on approche du dernier tiers de la saison.

«Il reste beaucoup de hockey à jouer et nous ne sommes que trois points en arrière, a rappelé l'entraîneur. Mais une chose est certaine, il faut qu'on commence à apprendre de nos erreurs. On fait beaucoup de bonnes choses, et notre équipe ne joue pas comme notre fiche pourrait l'indiquer. Mais ce qui nous fait mal, c'est la grosse erreur, le gros revirement.» 

«Il faudra jouer du hockey plus responsable, prendre de meilleures décisions et rester plus concentrés sur notre exécution.»

Avec 32 matchs à disputer, certains traçaient hier le parallèle avec la fin de saison miraculeuse des Sénateurs d'Ottawa qui, menés par l'improbable performance du gardien Andrew Hammond, avaient conclu le calendrier avec une fiche de 23-5-4 et s'étaient ainsi taillé une place en séries éliminatoires.

C'est le genre de séquence dont le CH aura besoin pour parvenir à ses fins. Mais selon Max Pacioretty, personne n'attend qu'un héros sorti de l'ombre vienne créer l'étincelle tant attendue.

«Il est trop tard pour cela, a dit le capitaine. Il semble qu'une fois que [les Sénateurs] ont commencé leur lancée, ils ont été en mesure de créer une vague de fond chez les amateurs et les médias. On ne peut pas attendre qu'une chose pareille se produise. Il faut se regarder dans le miroir et se demander comment on peut être le plus utile à l'équipe ce soir. On ne peut pas attendre qu'un seul joueur crée l'étincelle; tout le monde doit être à son mieux.»

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