Départ canon pour Charles Hudon

Charles Hudon se sent beaucoup plus à l'aise... (Photo André Pichette, La Presse)

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Charles Hudon se sent beaucoup plus à l'aise que l'an dernier au camp du Canadien.

Photo André Pichette, La Presse

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On l'a déjà dit et on le répète: le Canadien affiche essentiellement complet à l'attaque. Si un Daniel Carr ou un Sven Andrighetto souhaite se tailler une place, il devra être bon au point où Marc Bergevin conclura une transaction pour échanger un vétéran.

Charles Hudon, visiblement, ne s'est pas arrêté à cette congestion, qui est d'autant plus lourde à sa position. L'arrivée d'Alex Galchenyuk au centre a en effet forcé Michel Therrien à déplacer Lars Eller à l'aile.

De ses performances au tournoi des recrues à London (deux buts et trois poteaux) à son travail acharné dans les trois matchs intraéquipe de la fin de semaine, Hudon s'est établi comme le meilleur attaquant parmi les espoirs du Tricolore.

Hier, dans un match disputé devant des milliers de spectateurs au Centre Bell, le Québécois s'est montré particulièrement impressionnant en deuxième période. Le trio qu'il forme avec Andrighetto et Devante Smith-Pelly a passé la période à bourdonner en zone adverse. Leurs efforts ont été récompensés quand Hudon a repéré Andrighetto devant le filet, et que le petit Suisse a marqué.

Pour Hudon, c'est le jour et la nuit en comparaison avec son camp de 2014. L'an dernier, il avait été limité à une aide en quatre matchs intraéquipe, et il faisait nettement moins parler de lui.

«Je tire moins de la patte, c'est sûr et certain, a estimé le nouveau papa, dans le vestiaire du Centre Bell, hier. Je vois que je me suis amélioré dans mon coup de patin, dans ma force physique. Avant, je voyais beaucoup la différence [avec les vétérans]. Maintenant, je la vois moins. C'est un bon début de camp, il faut juste continuer.»

Michel Therrien, lui, s'est montré prudent. On comprend aussi l'entraîneur-chef de ne pas trop vouloir encenser un jeune. D'abord, parce que son directeur général devra prendre quelques décisions déchirantes au cours des prochaines semaines. Mais aussi parce qu'il reste encore deux longues semaines à ce camp d'entraînement.

Therrien a donc refusé de complimenter exclusivement Hudon.

«Ça fait un an. Tu regardes Hudon, Andrighetto, Carr, Christian Thomas, ce sont des genres de joueurs dans le même moule, qui se ressemblent, et on voit leur progression d'un camp à l'autre, a expliqué l'entraîneur-chef du Canadien. Ils approchent ce camp avec un an de plus chez les pros. Ils sont plus confiants, plus forts, ils ont plus de calme avec la rondelle. Tu vois une amélioration.»

Plus de réponses cette semaine

Quand Therrien parlait de joueurs faits «dans le même moule», il parle des attaquants de petit format qui frappent à la porte du grand club. À l'exception de Carr, généreusement annoncé à 6 pi, les trois autres mesurent tous 5 pi 10 ou moins.

Brendan Gallagher est un autre attaquant du Tricolore fait dans ce moule, et Hudon le cite justement comme un de ses modèles. «Depuis que j'ai été repêché, c'est un joueur que j'ai beaucoup regardé», indique-t-il.

Quand on pense à Gallagher, on a immédiatement en tête l'image d'un travailleur infatigable, à en devenir irritant pour l'adversaire. C'est ce que Hudon souhaite devenir. «Déranger l'autre équipe, j'adore ça. Si on en a besoin, il faut le faire. Gallagher ne le fait pas tout le temps, mais quand il le fait, ça aide l'équipe à s'améliorer.»

Or, comme Gallagher, Hudon peut difficilement montrer cet aspect de son jeu en matchs intraéquipe, contre des coéquipiers et amis. C'est pourquoi il est ravi que commencent enfin les «vrais» duels, cette semaine, contre d'autres équipes. Au menu: les Maple Leafs demain et samedi, les Capitals jeudi et les Blackhawks vendredi.

«Ce n'est pas la même chose que de jouer avec tes coéquipiers. C'est le vrai test qui commence dans les prochains jours», affirme-t-il.

L'an passé, Hudon avait eu droit à deux rencontres préparatoires avant d'être rétrogradé le 28 septembre, à une semaine de la fin du camp. Il n'avait amassé aucun point, avait été limité à deux tirs, et ce, même s'il avait eu droit à plus de quatre minutes de jeu en avantage numérique. Il avait aussi perdu 10 de ses 13 mises au jeu, lui qui apprivoisait la position de centre.

Parions que les résultats seront plus concluants cette année.

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