Simon Gagné: «Je quitte serein et en paix»

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Père de trois jeunes enfants, Simon Gagné se consacrera désormais à temps plein à son rôle de père avant de penser à se trouver un nouvel emploi.

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Charles Lalande
La Presse Canadienne
Québec

Ayant réfléchi tout l'été pour s'assurer de prendre la meilleure décision pour lui et sa famille, l'attaquant Simon Gagné s'est résolu à prendre sa retraite après une carrière de 14 saisons dans la LNH.

Le vétéran de 35 ans, originaire de Sainte-Foy, a confirmé ce qui semblait inévitable lors d'une conférence de presse dans un hôtel de Québec, mardi matin.

«Je quitte serein et en paix, a-t-il juré. Je suis convaincu que c'est la bonne décision. La flamme n'était plus là.

«J'ai aussi écouté mon corps puisque j'ai subi de nombreuses blessures, dont des commotions cérébrales. Aujourd'hui, je me considère très chanceux qu'elles n'hypothèquent pas mon quotidien.»

Gagné, âgé de 35 ans, un ancien des Remparts de Québec dans la LHJMQ, a amassé 601 points (291-310) en 822 matchs de saison régulière avec les Flyers de Philadelphie, le Lightning de Tampa Bay, les Kings de Los Angeles et les Bruins de Boston.

Il a connu sa meilleure saison avec les Flyers en 2005-06 avec une récolte de 47 buts et 79 points. Malheureusement des blessures, notamment des commotions cérébrales, l'ont limité à un rôle de soutien à ses dernières saisons dans la LNH

«Vous m'avez inspiré à me surpasser, a déclaré Gagné dans un communiqué émis par les Flyers. Vous m'avez fait comprendre qu'il faut plus que le talent; ça prend des sacrifices et de la discipline; il faut travailler plus fort que ses adversaires.

«Je tiens également à remercier mes partisans. Chaque soir, vous m'avez communiqué de l'énergie et incité à me surpasser.»

Le choix de première ronde - 22e au total - des Flyers en 1998 a également brillé sur la scène internationale avec l'équipe canadienne en ajoutant une médaille d'argent au Mondial junior en 1999, une médaille d'or aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 et un triomphe à la Coupe du monde de 2004.

Son meilleur souvenir demeure la conquête de la Coupe Stanley avec les Kings en 2012.

«C'est le plus beau moment de ma carrière, c'est certain. C'était l'aboutissement de tous mes efforts», a-t-il lancé en prenant le temps de remercier tous ses entraîneurs, ses coéquipiers et les membres de sa famille.

Rêve inachevé

Père de trois jeunes enfants, Gagné se consacrera désormais à temps plein à son rôle de père avant de penser à se trouver un nouvel emploi. Chose certaine, il ne compte pas s'éloigner du monde du hockey.

«Je vais laisser les choses venir à moi. Il y a quelques années, j'ai fait de la télévision et c'est quelque chose qui m'intéresse encore.»

Il aurait aimé réaliser le rêve d'enfiler le chandail des Nordiques de Québec, mais cela ne pourra se concrétiser comme joueur.

Questionné à savoir s'il pourrait postuler pour un poste administratif si une équipe de hockey de la LNH revient un jour dans la Vieille Capitale, il a répondu: «ce serait une façon de réaliser mon rêve.»

Invité au camp d'entraînement des Bruins l'automne dernier, Gagné était parvenu à se tailler un poste avec les Bruins après avoir raté une saison complète. Il a toutefois choisi de mettre fin à sa saison après 23 matchs pour se rendre au chevet de son père, qui est décédé peu après des suites d'un cancer. Il a disputé son dernier match dans la LNH, le 6 décembre, contre les Bruins de Boston.

«Je l'ai joué comme si c'était mon dernier. J'ai marqué un but et j'ai conservé la rondelle pour la donner à mon père. J'ai aussi pleuré sur le banc des joueurs, mais je me suis caché puisque mes coéquipiers n'étaient pas au courant de la situation.»

Après la victoire de 5-2, il a pris des nouvelles de l'état de santé de son père, Pierre, qui était en train de perdre sa combat contre le cancer. Il donc avisé ses patrons qu'il rentrait à la maison. Son père est décédé le 26 décembre.

«C'était mon modèle, mon ami et mon plus grand admirateur. Il m'a beaucoup appris. Je me rappelle quand j'étais en léthargie, je l'appelais et il me donnait encore des conseils. Il me disait toujours de lancer.»

Même s'il est en paix avec sa décision, Gagné avoue qu'il va s'ennuyer de l'esprit de camaraderie qui règne au sein d'une équipe de la LNH.

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