Francis Bouillon: «J'ai la tête à la retraite»

Jamais repêché parce qu'on le disait trop petit,... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Jamais repêché parce qu'on le disait trop petit, Francis Bouillon a réussi l'exploit de jouer 14 saisons dans la LNH, dont 11 avec le Canadien.

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À moins de recevoir sous peu une offre de la LNH qu'il ne pourrait refuser, Francis Bouillon va annoncer sa retraite au cours des prochaines semaines.

Ainsi en a décidé le vétéran de bientôt 40 ans. Après avoir passé la dernière saison en Suisse, avec le club d'Ambri-Piotta, le défenseur a fait le choix de ne plus retourner sur les glaces en Europe, malgré des offres cet été pour aller jouer en Suède et en Finlande. Il aussi été pressenti par des équipes du hockey semi-professionnel au Québec, et il a dit non là aussi.

Pour le moment, donc, tout ce qui sépare Francis Bouillon de la retraite, c'est un coup de fil inespéré de la part d'une équipe de la Ligue nationale de hockey.

«Mais je ne me fais pas d'illusions, a-t-il confié à La Presse en entrevue téléphonique. Je ne vais pas me raconter d'histoires. C'est sûr que si un club de la LNH appelait demain, j'y réfléchirais, mais les chances sont minces. Je ne m'entraîne plus pour jouer au hockey, je n'ai pas ma forme de match. J'aimerais continuer, mais le coeur dit oui et le corps dit non...»

Occupé dans la gestion d'un projet immobilier dans l'est de la ville, Francis Bouillon parle déjà comme un homme qui a choisi de passer à une autre étape de sa vie. Comme un homme qui a tout bonnement choisi de tourner la page, et qui est déjà en paix avec cette importante décision.

C'est d'ailleurs sans la moindre trace de regret dans la voix qu'il explique sa décision de ne pas retourner jouer en Europe cette saison, lui qui avait disputé 31 matchs en 2014-2015 dans la ligue suisse, récoltant 11 points.

«Avec les enfants, changer encore d'école et devoir composer avec une autre langue en Suède ou en Finlande, je ne voulais pas qu'on ait à vivre ça une autre fois. Ce n'était pas assez intéressant pour moi. Peut-être que si j'avais eu des offres de la part d'équipes établies dans des pays francophones, ç'aurait été différent. Mais les offres que j'ai reçues, ce n'était pas intéressant.

«J'ai encore le goût de jouer au hockey, mais avec les sacrifices qu'il faudrait faire, est-ce que ça vaut la peine? Je n'ai rien annoncé de façon officielle, mais je dirais que oui, j'ai la tête à la retraite.»

Accomplissement

Si l'improbable coup de fil ne vient pas, Francis Bouillon aura donc joué pendant 14 saisons dans la Ligue nationale de hockey, incluant 11 saisons avec le Canadien, dont la dernière en 2013-2014. Pour un défenseur jamais repêché que l'on disait trop petit, il s'agit sans doute d'un exploit, en quelque sorte.

Bouillon aura été l'un des joueurs du Canadien les plus populaires lors des dernières années à Montréal, au point où la direction du club avait cru bon de publier un communiqué au moment de le laisser aller, en octobre 2014. En plus du Canadien, il a aussi joué avec les Predators de Nashville lors de cette carrière qu'il avait amorcée en 1999.

De toute évidence, les arénas, le bruit des lames sur la glace, les acclamations de la foule, tout cela semble dorénavant faire partie d'une autre vie. Car Francis Bouillon est maintenant ailleurs. En attendant de faire son annonce de manière officielle, celui que l'on surnommait simplement «Boo» est de retour à Montréal.

Mais pas sur une patinoire.

«Je suis occupé dans mon projet de condos dans l'est de la ville depuis qu'on est de retour de la Suisse, ajoute-t-il. Ça prend presque tout mon temps. L'immobilier, je ne pensais pas que ç'allait être aussi intense!»

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