Un peu de pression pour Charles Hudon

L'attaquant Charles Hudon n'en démord pas : il... (Photo David Boily, archives La Presse)

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L'attaquant Charles Hudon n'en démord pas : il entend être de la formation du Canadien lorsque la saison s'ouvrira.

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En mai, Charles Hudon confiait à La Presse qu'il visait une place avec le Canadien au mois d'octobre. Trois mois plus tard, il n'a pas changé d'idée.

Les dernières semaines, Hudon les a passées à s'entraîner, surtout en gymnase, afin d'améliorer sa force physique et sa capacité musculaire. Il espère se présenter au camp du Canadien, le 18 septembre à Brossard, un peu plus lourd et un peu plus imposant. Mais en attendant, il y a la date du 11 septembre, quand s'ouvrira le camp des recrues du Canadien, à London en Ontario.

Le jeune attaquant sait très bien que la compétition y sera féroce, lui qui sera là avec 25 autres espoirs de l'organisation du Canadien, autant de joueurs qui tenteront d'impressionner les dirigeants montréalais pendant les six jours du camp. Ils devront le faire dans un cadre différent cette fois-ci, puisque les espoirs des Penguins de Pittsburgh, des Maple Leafs de Toronto et des Sénateurs d'Ottawa seront aussi à London pour tenter de se faire remarquer.

Bref, un camp des recrues un peu différent, un défi un peu plus gros, et pour Charles Hudon, tout cela est bien parfait.

« Ça va être amusant avec ce nouveau format, a expliqué Hudon en entrevue téléphonique avec La Presse. Je crois que le Canadien n'a pas pris part à un tournoi de recrues comme ça depuis 2007. Ça va faire changement des matchs intra-équipes et c'est un autre défi. J'ai hâte de me présenter là-bas. »

Surveillé de près

Au bout du fil, Charles Hudon n'a aucun problème à parler de pression. De cette pression qui n'est plus la même pour lui, pour plusieurs raisons. C'est que Charles Hudon, à la suite de sa première saison dans la Ligue américaine à Hamilton l'an dernier (57 points en 75 matchs chez les Bulldogs), fait dorénavant partie des rares espoirs offensifs de l'organisation.

Le directeur général Marc Bergevin, rappelons-le, l'avait d'ailleurs nommé au moment de tracer son bilan de fin de saison, en mai. Comme pour nous rappeler, et lui rappeler, que les patrons du CH le surveillent de près.

« C'est sûr et certain qu'il y aura plus de pression sur moi. De la pression, il y en a chaque année, et ça ne me dérange pas. La pression, moi, j'adore ça. »

« J'ai aimé entendre ce qu'il [Marc Bergevin] a dit, mais je ne peux pas me laisser guider par ce que j'entends à mon propos, ou par ce que les gens disent sur les médias sociaux. Je dois avant tout me concentrer sur mon propre jeu. »

Hudon, qui estime avoir pris un peu de muscle cet été (« environ cinq livres de plus »), n'en démord pas : il veut être de la formation montréalaise lorsque la saison du club va s'ouvrir, le 7 octobre à Toronto, contre les Maple Leafs.

« C'est sûr que pour moi, c'est une autre source de motivation, parce que je veux être choisi... J'ai la chance de devenir un membre de l'équipe, de montrer ce que je suis capable de faire. Je veux montrer que j'ai ma place dans cette ligue, dans cette équipe. Faire partie du Canadien, cette saison, je pense que c'est encore plus atteignable. »

Cinq joueurs à suivre

CHARLES HUDON

C'est peut-être encore un peu tôt pour Hudon qui, malgré tout son potentiel et son optimisme, aura bien du mal à se trouver un poste au Centre Bell pour octobre. Mais qui sait ? Encore un peu de muscle et encore un peu de temps dans la Ligue américaine, et on pourrait très bien le voir débarquer à Montréal en cours de saison.

NIKITA SCHERBAK

De tous les espoirs de l'organisation, c'est à lui que l'on accorde les meilleures chances de réussite en vue d'une place avec le « grand » club en octobre. Mais le jeune de 19 ans peut-il vraiment faire le saut des rangs juniors aux rangs professionnels tout de suite? On aura un début de réponse cette semaine au camp des recrues. Il faut bien comprendre que Scherbak devra se révéler très impressionnant et aussi très convaincant s'il veut réussir l'exploit. L'embauche du vétéran Alexander Semin cet été laisse croire que le Canadien affiche maintenant complet à l'aile droite.

MICHAEL McCARRON

Le premier choix du club au repêchage de 2013 provoque déjà les débats bien malgré lui. Sera-t-il ce « gros attaquant » de premier plan que le Canadien recherche depuis trop longtemps, ou bien sera-t-il un autre Turner Stevenson, l'exemple parfait du « gros attaquant » incapable de survivre à sa propre réputation ?

On ne connaît pas cette réponse. Pas encore, du moins. En attendant, McCarron doit profiter du camp des recrues pour faire ce que les joueurs de son type sont censés faire: dominer.

NOAH JUULSEN

Pour Juulsen, les prochaines semaines doivent avant tout servir à gagner un peu en expérience. C'est bien connu, c'est toujours plus long avec les défenseurs, et personne ne s'attend à ce que le premier choix du club au dernier repêchage soit en mesure de brouiller les cartes. Il n'est pas là pour ça. Mais les dirigeants du club auront une meilleure idée de sa progression au sortir du camp, dans quelques jours.

ZACHARY FUCALE

Ça fait drôle d'avancer que Fucale jouera gros en septembre. À 20 ans, le jeune gardien n'est certes pas à la croisée des chemins. Mais il ne cogne pas non plus à la porte du Centre Bell, surtout pas après une dernière année difficile dans les rangs juniors. Fucale doit avant tout s'assurer de pouvoir mériter un poste avec le nouveau club-école de St. John's, dans la Ligue américaine. Pour y arriver, ça lui prendra de solides performances au cours des prochains jours. Sinon, il devra, de nouveau, composer avec les rumeurs d'échange.

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