Les Blues n'ont pas encore digéré leur élimination

L'entraîneur-chef des Blues de St. Louis, Ken Hitchcock.... (Photo Gene J. Puskar, AP)

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L'entraîneur-chef des Blues de St. Louis, Ken Hitchcock.

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R.B. Fallstrom
Associated Press
St. Louis

Le directeur général des Blues de St. Louis, Doug Armstrong, et l'entraîneur-chef, Ken Hitchcock, ont fait front commun, mardi, au moment de dresser le bilan de la dernière saison des leurs, de nouveau marquée par une sortie rapide en séries.

Armstrong a encensé le travail de Hitchcock, qui a transformé les Blues en aspirants à la coupe Stanley, selon lui. Mais les deux hommes disent ne pas avoir encore découvert les raisons expliquant leur élimination au premier tour des séries pour une troisième saison d'affilée.

Le d.g. a promis d'évaluer l'organisation de fond en comble, sans toutefois donner d'échéancier au sujet de la prise de ses décisions.

«Nous sommes encore à vif comme organisation, a dit Armstrong. Nous sommes pleinement conscients de la façon dont 10 ou 15 jours peuvent effacer les accomplissements de toute une saison. Au bout du compte, je ferai ce que j'ai à faire. Je ne vais pas démanteler ce club, mais je n'ai pas peur d'apporter des changements.»

Âgé de 62 ans, Hitchcock a indiqué qu'il souhaitait être de retour, mais qu'il avait besoin de temps pour ressasser les derniers insuccès de son club, qui a profité d'une poussée de fin de saison pour devancer les Predators de Nashville au sommet de la section Centrale, avant de s'incliner en six matchs devant le Wild du Minnesota.

Il ne pouvait expliquer pourquoi l'équipe a moins bien joué alors que l'enjeu était plus important.

Le défenseur étoile Kevin Shattenkirk souhaite quant à lui le retour de son entraîneur. «Nous ne sommes pas ici sans «Hitch'», a-t-il plaidé.

Les priorités des Blues cet été seront de faire signer un contrat à long terme à Vladimir Tarasenko et d'offrir un nouveau pacte à Vladimir Sobotka, qui a joué en Russie cette saison après que les dernières négociations eurent achoppé. Tarasenko a marqué six fois dans la série contre le Wild en plus de réussir le premier tour du chapeau de l'organisation en séries depuis 2004. Il a terminé parmi les meneurs du circuit avec 37 buts cette saison.

«C'est un joueur de premier plan, a dit Armstrong. Il le sait; tout le monde du hockey le sait.»

Tarasenko souhaite être de retour, mais il a refusé de commenter sa situation, s'en remettant à son agent.

Sobotka est un pugnace attaquant, parmi les meilleurs du circuit dans le cercle des mises en jeu et à qui il est extrêmement difficile de faire perdre la rondelle. Armstrong a admis que les Blues se sont ennuyés de lui, mais il ne croit pas que la présence seule de Sobotka aurait garanti une participation au deuxième tour.

«Je l'accueillerais cependant à bras ouverts. J'aime ce qu'il apporte à notre équipe.»

Autant le d.g. que l'entraîneur ont souvent mentionné qu'ils avaient laissé tomber leurs loyaux partisans. Aucun des deux hommes ne croit toutefois que la formation a besoin d'une refonte en profondeur.

De leurs côté, les joueurs n'ont pas cherché à rejeter la responsabilité de leur exclusion sur autrui.

«À chaque jour on se sent pire que la veille, a dit Tarasenko. Quand vous regardez les faits saillants des autres séries, vous vous dites que vous pourriez encore être en train de jouer.»

Le capitaine David Backes se demandait pourquoi les Blues n'ont pas affiché la même ardeur lors de chaque rencontre. Ils ont connu leur meilleure match dans la victoire de 6-1 inscrite au Minnesota, avant de s'éteindre.

«C'est joué sur une plus courte période, alors ce devrait être plus facile (de donner le maximum à chaque soir), a-t-il expliqué. C'est un immense échec de la part de chacun d'entre nous.»

Armstrong estime que les Blues ont connu toute une progression en quatre ans sous les ordres de Hitchcock, mais il comprend les critiques émises par les partisans. Hitchcock a révélé que le robuste attaquant Robert Bertuzzo n'a pas été utilisé parce qu'il soignait une blessure.

«J'apprécie leur colère, car cela signifie qu'ils ont à coeur cette équipe, a dit Armstrong. On n'est prêt à recevoir toutes les critiques au cours des prochaines semaines. Ne vous gênez pas.»

Armstrong s'attend de nouveau à compter sur le tandem formé de Jake Allen et Brian Elliott devant le filet l'an prochain. Allen a amorcé tous les matchs éliminatoires et a été étincelant en début de série avant de voir son niveau de jeu fléchir, jusqu'aux deux très mauvais buts qu'il a accordés dans le match no 6.

Elliott est encore sous contrat pour les deux prochaines saisons.

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