Hasek fier de son influence sur les gardiens tchèques

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Dominik Hasek est le septième joueur dans l'histoire des Sabres à voir son numéro être retiré.

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
Buffalo

Le gardien Dominik Hasek a rejoint les immortels des Sabres de Buffalo, mardi, alors que l'équipe a retiré son chandail no 39 avant d'affronter les Red Wings de Detroit.

Hasek a porté les couleurs des deux équipes et a gagné la coupe Stanley avec les Red Wings en 2002 et 2008.

Buffalo a toutefois une place particulière dans le coeur du Tchèque. C'est au cours de son séjour de neuf saisons avec les Sabres qu'il s'est établi comme un des meilleurs gardiens dans la LNH, frustrant ses adversaires avec son style acrobatique et peu conventionnel.

«Je pense que je ne serai jamais fatigué d'entendre les encouragements des partisans des Sabres, a dit Hasek lors d'un discours de plus de quatre minutes avant la partie. Les partisans des Sabres sont uniques et votre appui a toujours été aussi important à mes yeux que les trophées que j'ai gagnés.»

Un partisan a répondu en criant: «Nous t'aimons». Un autre a crié: «On a besoin que tu reviennes».

Danny Gare et René Robert ont ensuite rejoint Hasek sur la patinoire et ils ont regardé une bannière avec le no 39 de Hasek être montée dans les hauteurs du First Niagara Center.

Hasek est le septième joueur dans l'histoire des Sabres à voir son numéro être retiré, après Gilbert Perreault (11), Richard Martin (7), Robert (14), Tim Horton (2), Gare (18) et Pat Lafontaine (16).

Un héritage important

L'homme qu'on surnomme «Le Dominator» a eu l'opportunité de voir l'héritage qu'il a laissé à la LNH, près de sept ans après avoir disputé son dernier match dans le circuit Bettman. Le Tchèque Michal Neuvirth, des Sabres, était en effet confronté à son compatriote Petr Mrazek, des Red Wings.

Dominik Hasekm et son compatriote Petr Mrazek lors... (Photo: AP) - image 2.0

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Dominik Hasekm et son compatriote Petr Mrazek lors de la cérémonie d'avant-match.

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«C'est assez spécial, a admis Hasek mardi matin. Si j'ai eu de l'influence sur ces gardiens, j'en suis fier: peu importe que ce soit mon style, mon éthique de travail ou quelque chose d'autre qui les a motivés à devenir des gardiens de but dans la LNH.»

Il n'y a eu qu'une dizaine de gardiens de but tchèques dans la LNH, la plupart d'entre eux étant nés en Tchécoslovaquie avant que le pays ne se scinde en deux en 1993. Trois d'entre eux sont dans le circuit en ce moment: Neuvirth, Mrazek et Ondrej Pavelec des Jets de Winnipeg.

Certes, il y en a eu d'autres, comme Roman Cechmanek et Tomas Vokoun, mais Hasek fut le seul gardien tchèque à gagner la coupe Stanley à titre de no 1. Pour leur part, Neuvirth, Mrazek et Pavelec ont grandi en regardant les exploits de Hasek à la télévision.

«Quand un gars comme lui devient gardien de but dans ton pays, alors d'autres jeunes veulent l'imiter», a expliqué l'entraîneur-chef des Red Wings Mike Babcock.

Hasek a connu l'un de ses plus grands moments en carrière lorsqu'il a permis à la République tchèque de décrocher la médaille d'or aux Jeux de Nagano en 1998.

«Depuis Nagano, c'est une légende. Tout le monde le vénère dans notre pays, a commenté Neuvirth. Je me souviens que tout le pays s'était immobilisé au même moment. Nous regardions chacun de ses matchs. C'était très important. C'était énorme.»

Hasek a vaincu le Canada lors de la fameuse séance de tirs de barrage au cours de laquelle Wayne Gretzky avait été ignoré, en demi-finales, puis il a muselé la Russie lors du match de la médaille d'or. À l'époque, c'était le premier tournoi olympique auquel participaient les joueurs de la LNH, et Hasek était dans une classe à part.

«Depuis ce temps-là, c'est mon héros, a convenu Neuvirth lundi. Il était mon idole. J'ai toujours voulu être comme lui et jouer dans la Ligue nationale de hockey. J'ai carburé à ses exploits.»

Selon Neuvirth et Mrazek, la carrière de Hasek, son triomphe aux Jeux olympiques et ses six trophées Vézina ont une signification particulière. Mais ils étaient conscients que jamais ils ne pourraient reproduire son style inorthodoxe.

«Il avait un style totalement différent, et il jouait d'une façon différente, a commenté Mrazek. Mais ce que je retiens de lui, c'est sa capacité à gagner des matchs. Il détestait perdre, et voulait gagner chaque fois qu'il sautait sur la patinoire. C'est ce que j'essaie de reproduire.»

En raison de la blessure à l'aine du gardien étoile Jimmy Howard, Babcock a déclaré qu'il adorerait que Mrazek «ait la force de caractère et soit aussi déterminé que Dom l'était, parce qu'il pourrait ensuite connaître une carrière du tonnerre».

Pour l'instant, Mrazek sera le gardien partant des Red Wings, et il tentera d'impressionner son idole de jeunesse mardi soir.

«Je peux essayer et tirer des leçons de sa force de caractère, a confié Mrazek. Il faut être solide mentalement à chaque match. Si tu concèdes un mauvais but, alors tu dois tourner la page et être prêt pour le prochain tir.»

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