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Julien BriseBois s'estime prêt à devenir DG dans la LNH

Julien BriseBois en est à sa cinquième saison à... (Photo André Pichette, La Presse)

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Julien BriseBois en est à sa cinquième saison à titre d'un des deux adjoints du directeur général du Lightning de Tampa Bay, Steve Yzerman.

Photo André Pichette, La Presse

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne

Bien qu'il soit très heureux à Tampa et qu'il souhaite toujours être là quand le Lightning luttera pour l'obtention de la Coupe Stanley, Julien BriseBois aspire toujours à devenir directeur général dans la LNH.

Il a beau répéter que «rien ne presse» à son âge (38 ans, le 24 janvier), l'avocat de formation s'estime prêt à relever le défi et il ne cache pas qu'il prêtera une oreille fort attentive advenant qu'une équipe manifeste de l'intérêt à son endroit.

«Actuellement, tous mes efforts et toutes mes énergies sont consacrés à ramener la Coupe Stanley à Tampa, insiste-t-il en entrevue à La Presse Canadienne. Je me plais énormément en Floride, ma famille y est bien établie. Je travaille dans un contexte stimulant et agréable, où je peux continuer d'apprendre.»

Le Lightning est en voie de s'établir comme une des meilleures équipes de l'Association Est et BriseBois souhaite récolter les dividendes des efforts accomplis, à sa cinquième saison à titre d'un des deux adjoints du directeur général, Steve Yzerman.

«Nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel, après avoir rebâti l'organisation, souligne-t-il. Nous ne sommes pas rendus là où nous voulons, mais nous sentons que nous sommes dans la bonne voie. Mon objectif à réaliser est d'aider le Lightning à gagner la Coupe Stanley.

«Mais si un jour quelqu'un croit que je suis la meilleure personne pour diriger son organisation, c'est certain que je vais avoir beaucoup d'intérêt», renchérit-il.

Le potentiel de BriseBois, natif de Greenfield Park, sur la rive-sud de Montréal, a été identifié depuis longtemps. Avant de s'exiler en Floride, il avait gravi les échelons pendant les neuf années passées au sein de l'organisation du Canadien.

En 2010-2011, le magazine The Hockey News l'a désigné comme le plus prometteur des jeunes dirigeants âgés de 40 ans et moins dans la LNH.

Un modèle pour le CH

BriseBois a fait sa marque à Montréal comme directeur général des Bulldogs de Hamilton, vainqueurs de la Coupe Calder en 2007, et il continue de connaître du succès avec l'équipe-école du Lightning, championne en 2012 et qui demeure très compétitive deux ans plus tard. Le Canadien aurait intérêt à s'inspirer de ce qu'il fait parce que les Bulldogs traînent de la patte de nouveau cette saison - une quatrième de suite.

«C'est un travail d'équipe, dit-il. Il y a beaucoup de gens qui contribuent aux succès d'une organisation. C'est rare que tout le mérite revient à une seule personne, tout est fait en collégialité.»

BriseBois attribue toutefois une partie de sa réussite au profil d'athlètes bien précis qu'il tente de dénicher.

«Nous mettons beaucoup l'accent sur des joueurs qui ont du caractère, qui ont de l'ambition et de la fierté, qui aiment compétitionner et qui cherchent à s'améliorer à tous les jours», énumère-t-il.

«La constante, d'une place à l'autre, ç'a été la culture qu'on a réussi à implanter. Cette culture où on tente de privilégier des joueurs désireux de constamment s'améliorer. Des joueurs pour qui quand ça va bien pour eux, ils nourrissent l'ambition de toujours vouloir s'améliorer. Et quand ça va moins bien, ils sont animés de la fierté de ne pas baisser les bras et de continuer à travailler avec acharnement.»

Il glisse au passage qu'un de ses grands mérites a été d'avoir engagé de bons entraîneurs: Guy Boucher à Hamilton en 2009-2010 ainsi que Jon Cooper, qui est maintenant l'entraîneur du Lightning, et Rob Zettler.

Johnson et Gourde

Une organisation a également besoin d'un peu de chance. La mise sous contrat de Tyler Johnson, laissé pour compte au repêchage, s'est avéré un véritable cadeau du ciel pour le Lightning. Johnson, âgé de 24 ans, est actuellement le meilleur marqueur de l'équipe.

C'est en mettant de l'avant cette philosophie que l'organisation n'hésite pas à donner leur chance à des joueurs négligés, comme c'est le cas du Québécois Yanni Gourde, ancien champion marqueur de la LHJMQ.

«Yanni est possiblement un des joueurs les plus utiles du Crunch de Syracuse cette saison, l'a complimenté BriseBois. Il avait terminé la dernière saison en force, après qu'on l'eut mis sous contrat. Il a été lent à se mettre en marche cette saison - peut-être s'imposait-il trop de pression? - mais il a débloqué et il est depuis ce temps un des meilleurs joueurs de la Ligue américaine. Il nous offre un rendement très constant, les entraîneurs peuvent compter sur lui à chacune de ses présences sur la glace.»

Gourde, 23 ans, qui avait auparavant tenté sa chance dans l'organisation des Sharks de San Jose, demeure un projet de longue durée.

BriseBois identifie les Russes Vladislav Namestnikov, un attaquant, Nikita Nesterov, un défenseur qui est présentement à Tampa, et Andrei Vasilevskiy, un gardien, comme les trois plus beaux espoirs de l'organisation.

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