Halak s'impose

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Les Islanders de New York n'ont pas hésité à faire de Jaroslav Halak leur gardien numéro un.

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(Uniondale, New York) Depuis le début de sa carrière, le gardien Jaroslav Halak s'est toujours retrouvé dans un système d'alternance. Tantôt parce que la précarité le forçait à se dépasser, tantôt parce qu'on avait des doutes quant à sa résistance.

Les Islanders de New York, eux, ont pris le pari d'en faire leur numéro un et de ne laisser aucune ambiguïté. Et force est d'admettre que l'ancien gardien du Canadien répond à l'appel!

Halak a participé à 24 des 33 matchs de son équipe jusqu'ici, affichant un dossier de 18-6-0, une moyenne de buts alloués de 2,24 et un taux d'efficacité de ,919.

Halak a fait la manchette au début du mois de décembre en remportant une 11e victoire de suite, effaçant ainsi le record d'équipe qu'avait établi Billy Smith en 1982. Plus récemment, il est sorti vainqueur dans ses quatre dernières rencontres.

«On a pu voir, il y a environ six semaines, que sa confiance a décuplé, mentionne le capitaine des Islanders John Tavares. Il est devenu plus à l'aise avec son nouvel environnement et il s'est ajusté à notre système de jeu. Il absorbe beaucoup de rondelles, ou alors elles meurent sous son bâton ou il les renvoie en coin de patinoire.

«On ne semble plus offrir autant de deuxièmes et de troisièmes chances de marquer qu'on ne le faisait auparavant. Ça nous faisait mal autrefois, mais Jaro fait du bon travail à ce niveau-là.»

C'est vrai que les Islanders n'ont pas été gâtés devant le filet depuis cette fameuse fois où l'ancien DG Mike Milbury a échangé Roberto Luongo.

De Rick DiPietro à Evgeny Nabokov en passant par Dwayne Roloson et Yann Danis, les Islanders ont eu plus d'une décennie d'incertitude devant le filet.

Avec l'embauche d'Halak pour quatre ans, ils espèrent avoir réglé leurs problèmes.

Enfin le calme

Le Slovaque de 29 ans est d'autant plus heureux de s'être trouvé un point de chute qu'il a vécu une saison 2013-2014 pour le moins rocambolesque.

En l'espace de trois mois, il s'est retrouvé dans quatre organisations différentes: il a quitté les Blues de St. Louis à la fin de février dans un échange qui l'a fait passer aux Sabres de Buffalo; ceux-ci ne l'ont pas utilisé dans un seul match et l'ont plutôt réexpédié aux Capitals de Washington six jours plus tard, et le 1er mai, les Capitals l'ont finalement échangé aux Islanders, qui voyaient en lui le gardien qu'il leur fallait.

«Ç'a été une fin de saison complètement folle, convient Halak. C'est sûr qu'en tant que joueur, j'aurais préféré ne pas avoir à vivre ce genre de chose, mais ça fait partie de la business.»

Halak dit être demeuré fidèle au gardien qu'il était autrefois, mais qu'il est maintenant plus solide mentalement.

«À mesure qu'on vieillit, on devient plus mûr et plus expérimenté. Lorsque j'accorde de mauvais buts, je m'applique à les oublier. C'est une longue saison, ça ne sert à rien de traîner ça.

«Quand on est jeune, on a tendance à se mettre beaucoup de pression sur les épaules. On veut montrer à tout le monde qu'on est capable. Tandis qu'avec l'expérience, je me contente de jouer, de faire ce que j'ai à faire et d'avoir du plaisir.»

Le bon arrêt au bon moment

Halak est appuyé chez les Islanders par un système défensif qui, encore loin d'être celui des Blues de St. Louis, s'est quand même amélioré par rapport à ce qu'on voyait à Long Island ces dernières années.

«On a toujours marqué des buts ici, mais la différence, c'est notre façon de réagir lorsqu'on perd la rondelle, explique le centre Frans Nielsen. On est maintenant tous sur la même longueur d'onde en ce qui a trait à notre défensive.

«On joue bien collectivement, mais dans les moments d'un match où l'adversaire mène la charge, Halak s'impose avec un arrêt-clé.»

Quant à sa charge de travail - un élément qui a toujours embêté les équipes pour lesquelles il a joué -, Halak dit sans surprise que plus il joue, mieux il se sent.

L'entraîneur-chef Jack Capuano, pour sa part, est disposé à lui donner de la latitude et à voir ce qu'il a dans le ventre.

«Comme tout le monde, on veut profiter des deux matchs en deux soirs pour donner un répit à notre numéro un, a convenu Capuano. Mais on a bien joué à Detroit l'autre soir et Jaro n'a affronté que 18 tirs. Je n'ai pas hésité à le renvoyer dans la mêlée le lendemain, car il joue avec confiance.

«Je suis au courant de son historique et de ses moyennes de buts alloués, mais c'est quelque chose dont on va discuter au fur et à mesure.»

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