Plus à l'enjeu pour le Canadien que les Rangers

Brandon Prust était de ceux qui ont foulé... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Brandon Prust était de ceux qui ont foulé la glace et il a fait du temps supplémentaire afin d'accélérer sa remise en forme.

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L'enjeu du dernier match de la saison régulière du Canadien est beaucoup plus tangible pour les hommes de Michel Therrien que pour les Rangers de New York, qui sont en visite au Centre Bell. Une victoire du CH lui permettrait de conserver ses chances d'avoir l'avantage de la patinoire en première ronde des séries. Les Rangers, eux, ont déjà sécurisé cet atout.

L'entraîneur-chef Alain Vigneault a d'ailleurs donné congé à Martin St-Louis, Ryan McDonagh, Dan Girardi ainsi qu'au gardien Henrik Lundqvist en vue du match de ce soir.

Rien d'étonnant dans le cas de McDonagh, qui soigne une légère blessure, ni dans celui de Lundqvist, qui a toujours éprouvé de sérieuses difficultés au Centre Bell. C'est son adjoint, le jeune Cam Talbot, qui sera opposé à Carey Price ce soir. Talbot avait récolté son premier blanchissage en carrière plus tôt cette saison au Centre Bell.

Le Tricolore a mené un entraînement facultatif en prévision du match de ce soir. Brandon Prust était de ceux qui ont foulé la glace et il a fait du temps supplémentaire afin d'accélérer sa remise en forme.

Tout indique que Mike Blunden disputera son premier match avec le Canadien depuis le 1er novembre et que George Parros lui cédera sa place. En défense, Francis Bouillon devrait prendre la place de Douglas Murray et évoluer aux côtés de Mike Weaver.

Rappelons que le Tricolore peut décrocher l'avantage de la patinoire au premier tour, face au Lightning de Tampa Bay, en vertu de deux scénarios possibles. Il doit tout d'abord l'emporter face aux Rangers et espérer une défaite du Lightning, demain après-midi face aux Capitals à Washington.

Autrement, le CH peut finir deuxième de la section Atlantique s'il perd en prolongation et que le Lightning s'incline devant la bande à Alex Ovechkin. En effet, le Tricolore détient le bris d'égalité aux dépens du Lightning.

Bonne deuxième moitié

Les Rangers finissent la saison sur les chapeaux de roue, eux qui ont remporté neuf de leurs 12 derniers matchs (9-2-1). Ils ont opéré tout un changement de cap après leur difficile début de saison. Non seulement les joueurs, habitués au système de John Tortorella, devaient se familiariser avec celui d'Alain Vigneault, mais les rénovations au Madison Square Garden les ont forcés à commencer la saison à l'étranger.

«On a commencé avec un séjour de neuf matchs sur la route, on a commencé notre saison en Californie, on est allé à Las Vegas... ce n'était pas facile, a reconnu Derick Brassard. Mais toutes les équipes vivent des passages à vide et c'était peut-être mieux qu'on vive le nôtre en début de saison.»

Après avoir amorcé le calendrier avec un dossier de 3-7, les Blue Shirts ont retrouvé leur aplomb. C'est surtout frappant depuis le temps des Fêtes, car à compter du 22 décembre, ils ont présenté une fiche de 29-13-3. Ce n'est donc pas une surprise que les Rangers aient obtenu l'avantage de la patinoire en première ronde des séries. Il ne leur reste plus qu'à savoir s'ils affronteront les Flyers de Philadelphie ou bien les Blue Jackets de Columbus en lever de rideau.

On peut dire qu'Alain Vigneault a remporté son pari haut la main.

«On est en confiance, on joue bien depuis un bon bout de temps, a indiqué l'entraîneur-chef. Après 40 matchs, on avait 40 points et l'on essayait de rentrer dans les séries. Or, on a eu une grosse poussée en deuxième moitié de saison...»

Une fiche positive avec St-Louis

Martin St-Louis est l'un de ceux à qui Vigneault a donné congé face au Canadien. Ils ont été nombreux à se demander ce qui se passait avec l'attaquant québécois après son départ de Tampa Bay. St-Louis n'a inscrit qu'un but et quatre points à ses 17 premiers matchs à Manhattan avant d'ajouter quatre mentions d'aide à ses deux dernières rencontres.

«Il y avait peut-être une certaine inquiétude parce que Martin ne produisait pas, mais son trio contribuait d'une autre façon, a dit Vigneault. Son expérience et son attitude étaient de gros plus pour notre équipe. Regardez notre fiche depuis son arrivée (12-5-2). On a eu une poussée dans les 15-20 matchs depuis qu'il est avec nous.»

On pourrait dire la même chose de Raphael Diaz, qui est arrivé en même temps que St-Louis. Mais ne nous leurrons pas, son impact est bien moindre ! Vigneault ne l'a pas utilisé lors des neuf premiers matchs qui ont suivi son acquisition des Canucks de Vancouver et il parle de lui comme d'un défenseur qui «ajoute de la profondeur».

Diaz croit-il être aujourd'hui dans une meilleure position qu'il ne l'était à ses derniers milles avec le Canadien ?

«C'est dur à dire, répond le Suisse. J'ai l'impression que c'est le même genre de situation. On a appris beaucoup à travers les changements que j'ai vécus cette année.

«C'est spécial que le dernier match de la saison ait lieu ici. En amorçant la saison, je m'attendais à passer toute l'année avec le Canadien. Mais ça a été une année un peu folle et me revoilà au dernier match de la saison... dans le vestiaire de l'autre équipe.»




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