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Commotions cérébrales: un chercheur met Bettman au défi

Loui Eriksson, des Bruins, a subi une commotion... (Photo: AP)

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Loui Eriksson, des Bruins, a subi une commotion cérébrale à la suite d'une mise en échec de John Scott, des Sabres, le 22 octobre dernier. Eriksson a été victime d'une autre commotion cette saison. Le commissaire Gary Bettman prétend que le nombre de commotions est en baisse dans sa ligue...

Photo: AP

Alors que la menace d'un recours collectif de plusieurs millions de dollars plane sur la LNH, Gary Bettman affirme que le nombre de commotions cérébrales a baissé cette saison. Si c'était vrai, il s'agirait d'une première en plusieurs années.

Le commissaire a fait cette annonce hier lors de la réunion des directeurs généraux, en Floride. Il a toutefois laissé les joueurs, les journalistes et le public sur leur faim: il n'a rendu public aucun chiffre. Cette attitude indispose un chercheur réputé, qui le met au défi de dévoiler ses données et sa méthodologie.

«La Ligue devrait rendre les chiffres publics et permettre à une tierce partie de les étudier, a affirmé le neurochirurgien Michael Cusimano lors d'un entretien avec La Presse. Il faudrait aussi connaître la méthodologie qu'ils ont utilisée ainsi que les critères pour diagnostiquer les commotions cérébrales.»

Ce chercheur de l'hôpital St. Michael's de Toronto est l'un des plus grands experts sur les blessures subies dans la LNH. Il est aussi l'un des rares chercheurs à s'intéresser aux commotions dans le circuit Bettman.

En janvier dernier, le Dr Cusimano a publié avec d'autres chercheurs une étude qui démontrait que le nombre de commotions cérébrales avait grimpé dans la LNH au cours des dernières années. Leur nombre aurait même pratiquement doublé entre la saison 2009-2010 (68) et la saison 2011-2012 (120).

Si le nombre de commotions était en déclin cette saison, comme le soutient Gary Bettman, il s'agirait donc d'un revirement important. «Je serais le premier à m'en réjouir», dit-il.

Mais dans le passé, ses chiffres ont parfois contredit le discours officiel de la LNH. Les officiels de la Ligue ont coutume de faire le point sur les commotions chaque année lors de la réunion des directeurs généraux au printemps. Il y a deux ans, toujours sans chiffres à l'appui, un représentant de la LNH affirmait que leur nombre avait été stable entre les saisons 2010-2011 et 2011-2012. Les données du Dr Cusimano montraient toutefois une hausse de 12%.

Les chiffres de l'expert ont été rendus publics cet hiver dans le British Medical Journal. Le Dr Cusimano et ses collègues ont étudié un échantillon de dix semaines dans chacune des saisons de la LNH entre 2009 et 2012. Ils ont regardé chacun des matchs dans cette fenêtre de dix semaines pour déceler les blessures des joueurs.

«Nos études sont révisées par des pairs. Ensuite seulement elles sont publiées. Je dois suivre cette méthode, c'est ainsi que la science fonctionne. On doit les soumettre à des réviseurs indépendants, rappelle Michael Cusimano. Peut-être que la LNH pourrait avoir le même type de révision par les pairs. Surtout lorsqu'il y a un possible conflit d'intérêts.»

Hier, Gary Bettman a indiqué qu'il pourrait dévoiler les chiffres à la fin de la saison, mais ne s'est pas engagé à le faire.

La question des commotions cérébrales dans la LNH est un sujet sensible. Plusieurs anciens joueurs ont lancé une poursuite en recours collectif contre la Ligue nationale en novembre, alléguant qu'elle n'avait pas pris suffisamment de mesures pour les protéger des dangers des commotions cérébrales.

La poursuite ressemble à celle lancée par d'anciens joueurs de la NFL, qui pourraient recevoir 765 millions en dédommagement.




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