Bernier en voit, des rondelles!

Jonathan Bernier semble avoir pris le rôle de... (Photo Paul Sancya, Associated Press)

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Jonathan Bernier semble avoir pris le rôle de partant à Toronto, tenant notamment le filet des Maple Leafs à la Classique hivernale.

Photo Paul Sancya, Associated Press

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(Toronto) On imaginerait bien Bernard Derome annoncer d'une voix solennelle: «Si la tendance se maintient...»

Eh bien, si la tendance se maintient, le gardien québécois Jonathan Bernier sera le nouveau gardien numéro un des Maple Leafs de Toronto.

Pour un gardien choisi en première ronde du repêchage de 2006, Bernier aura dû attendre longtemps avant d'obtenir pareille occasion. L'échange qui l'a fait passer des Kings de Los Angeles aux Maple Leafs l'été dernier a bien sûr tout changé, mais ce n'est pas comme si le poste de titulaire lui était acquis.

«Je me suis vraiment battu, assure Bernier. Je voulais arriver au camp des Leafs en pleine confiance. Il y a des années à Los Angeles où j'arrivais en sachant déjà que je serais le numéro deux. Or, cette fois, je me suis préparé mentalement comme si j'allais garder les buts durant 60 matchs.»

Entre ses premiers pas dans la LNH, en 2007-2008, et son transfert à Toronto, Bernier n'a joué que 48 matchs dans l'uniforme des Kings.

Cette saison, il a déjà participé à 34 rencontres des Leafs et s'est fait confier le filet dans 10 des 12 derniers matchs. On s'attend de plus à ce que ce soit lui qui reçoive le mandat d'affronter le Tricolore, ce soir, au Centre Air Canada.

«Ça va bien pour moi en ce moment, mais ce n'est pas comme si j'étais le numéro un hors de tout doute, précise-t-il. Randy [Carlyle] est le genre d'homme qui va y aller avec celui qui lui en donne le plus. C'est donc à moi de continuer de bien jouer.»

Bernier n'a pas le gabarit le plus imposant, et l'augmentation de sa charge de travail a nécessité un ajustement. «Ça faisait longtemps que je n'avais pas joué autant de matchs et affronté autant de lancers, convient-il. Au début, c'était difficile parce que j'essayais de pratiquer un peu moins à l'entraînement. Mais dans le fond, je dois plutôt reconnaître les moments où je dois travailler plus fort et ceux où je peux relaxer un peu. Et c'est dans les exercices correspondant à des situations de match que je dois me donner à fond physiquement et mentalement.»

Un système pas encore au point

Les indicateurs de possession de rondelle sont alarmants du côté des Leafs et annoncent un effondrement imminent.

Bernier et son acolyte James Reimer tentent de le prévenir, mais aucune équipe ne concède plus de lancers que les Leafs depuis le début de la saison, avec une moyenne de 36,4 tirs par match. «Il y a des soirs où l'on donne moins de lancers et plus de chances de marquer, et d'autres soirs, c'est l'inverse, indique Bernier. Mais nous, on n'a aucun contrôle là-dessus. Notre travail est d'arrêter les lancers qu'on est censé arrêter et de donner une chance de gagner à notre équipe.»

Selon le gardien de 25 ans, les Leafs s'ajustent lentement à un nouveau système défensif, ce fameux «swarm» qu'on peut traduire par surcharge de zone.

«Parfois, ça peut faire en sorte qu'on se retrouve quatre ou cinq joueurs dans le coin, et dans ces moments-là, on accorde certaines des meilleures chances de marquer à l'adversaire, car les défenseurs en profitent pour descendre dans l'enclave, précise Bernier.

«Cette surcharge de zone est vraiment agressive et c'est peut-être parce qu'on s'y ajuste encore qu'on donne plus de lancers et plus de chances de marquer. Parfois il n'y a personne devant le filet pour sécuriser et prévenir les dégâts.»

Bernier a fait du solide boulot devant la cage des Leafs depuis le début du calendrier, mais son équipe n'est pas sortie du bois. Avant de coller trois victoires dans les derniers jours, les Leafs avaient perdu 11 des 16 matchs précédents.

Et n'eût été leurs neuf victoires en tirs de barrage cette saison - oui, neuf! -, Dieu seul sait où ils croupiraient au classement...

Un malheur de plus pour David Clarkson

Quelle saison misérable vit David Clarkson à Toronto!

Après avoir signé un contrat de sept ans à hauteur de 5,25 millions par année avec les Leafs, en juillet dernier, les mésaventures ne cessent de se succéder.

Il y a eu une première suspension de 10 matchs avant d'entamer sa saison, puis une autre de deux rencontres par la suite en plus d'un match raté à cause d'une blessure à un pied.

Au milieu de tout ça, il y a eu sa production anémique de trois buts et huit points en 36 matchs.

Et voilà que les Leafs ont annoncé qu'il avait aggravé une blessure à un coude et qu'il devra rater au moins une semaine d'activité.

Pour le moment, ce robuste ailier de 29 ans s'avère la pire embauche de l'année sur le marché des joueurs autonomes...




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