Martin Brodeur, Cory Schneider et la garde partagée

Cory Schneider et Martin Brodeur se partagent la... (Photo Gene J. Puskar, AP)

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Cory Schneider et Martin Brodeur se partagent la tâche devant le filet des Devils et la situation ne plaît à personne.

Photo Gene J. Puskar, AP

Selon Martin Brodeur, il n'y a qu'à Montréal que l'on se soucie autant de savoir s'il sera de retour ou non la saison prochaine.

Le gardien de 41 ans devrait être devant le filet des Devils du New Jersey, mardi soir contre le Canadien, et le sujet est évidemment revenu sur le tapis puisqu'il pourrait s'agir de la dernière visite de sa carrière au Centre Bell.

Or, n'en déplaise au légendaire gardien, il n'y a pas que les médias de Montréal qui sont curieux de savoir ce qu'il entend faire.

Son collègue Cory Schneider doit certainement l'être aussi.

Au moment de quitter les Canucks de Vancouver en juin dernier, le portier américain se croyait peut-être débarrassé des controverses de gardiens qui avaient ponctué ses deux dernières campagnes aux côtés de Roberto Luongo. Or, même dans une nouvelle organisation, Schneider est pris dans le même engrenage.

Le DG Lou Lamoriello l'a acquis afin d'assurer un avenir à long terme aux Devils devant le filet. Toutefois, pour le moment, Brodeur et Schneider se partagent la tâche et la situation ne plaît à personne.

«Cory est un bon petit gars, c'est un gardien qui a un bel avenir devant lui. Il a beaucoup de talent, donc c'est bon pour le futur des Devils», a d'abord affirmé Brodeur.

«Mais c'est sûr que la situation est difficile. Quand une équipe a deux gardiens numéro un, personne n'est habitué de s'asseoir et de ne pas jouer. C'est difficile à prendre parce qu'on sait qu'on est capable d'en donner et qu'on peut être aussi compétitif que l'autre gardien.»

Brodeur reconnaît que l'entraîneur-chef des Devils, Peter DeBoer, a des décisions difficiles à prendre.

«Certains disent que c'est un luxe [d'avoir deux numéros un], mais je ne sais pas si c'en est vraiment un, se demande le vétéran québécois. C'est un luxe si l'un des deux se blesse. Mais autrement, tout est à partager et il faut constamment prendre des décisions en évitant de faire mal à l'un ou l'autre.

«Ce n'est pas le meilleur système, mais ça fonctionne quand même assez bien en ce moment.»

Un monde de différence

Les statistiques militent en faveur de Schneider depuis le début de la campagne, entre autres en ce qui a trait au taux d'efficacité (,921 contre ,902 pour Brodeur).

Pourtant, Brodeur a été en mesure d'afficher un dossier gagnant en 25 matchs cette saison (12-9-4), alors que Schneider joue en deçà de ,500 (7-9-6).

La différence réside dans l'apport offensif des Devils. Lorsque Brodeur est devant le filet, les Devils marquent en moyenne 2,67 buts par match. Lorsque c'est Schneider, la moyenne baisse à 1,61. Un monde de différence.

«C'est évident quand on regarde les statistiques, mais je ne connais pas la raison, a indiqué Brodeur. Je dois accorder plus de buts, de sorte qu'on a besoin d'en marquer plus pour gagner!»

Schneider aura 28 ans au mois de mars et peut de moins en moins être considéré comme un jeune gardien. Il atteint plutôt son apogée et voudrait sûrement en profiter.

Quant à Brodeur, après avoir dominé la LNH pendant deux décennies, on peut le comprendre de ne pas vouloir lâcher le morceau. Ses liens avec Lamoriello et ses services rendus lui donneront toujours le couloir intérieur chez les Devils. Mais il sera intéressant de voir comment l'équipe gérera la situation à plus long terme.

Pour le moment, Brodeur s'accommode de la situation, mais sans plus.

«C'est sûr que si je décide de continuer à jouer, je vais devoir être dans une situation dans laquelle je vais être à l'aise, que ce soit au New Jersey ou ailleurs, a-t-il dit. Je n'ai pas encore décidé si je jouerais ou non la saison prochaine, mais pour l'instant, j'adore être ici, j'adore faire partie des Devils et on est en train de se bâtir une belle petite lancée pour revenir dans le portrait des séries éliminatoires. Je veux faire partie de cela.»




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