Le divertissant lock-out de P.K. Subban

Le temps d'un match entre les Voltigeurs de... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Le temps d'un match entre les Voltigeurs de Drummondville et l'Armada de Blainville-Boisbriand, le défenseur P.K. Subban, du Canadien, a agi à titre d'analyste au réseau Sportsnet.

Photo: Bernard Brault, La Presse

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Les mains frigorifiées, ses beaux souliers dans la slush, un pas vers la gauche pour laisser entrer la Zamboni, P.K. Subban entre en ondes dans trois, deux, un...

Et voilà le défenseur de 23 ans analyste à des matchs de hockey junior pour Sportsnet!

Pas de doute, la jeune vedette du Canadien connaît un lock-out assez spectaculaire. Pas mal plus divertissant, en tout cas, que celui de Colby Armstrong, qui s'est résolu hier à aller rejoindre son frère Riley avec les Grizzlies de l'Utah, dans la ECHL.

P.K. au centenaire du Ritz, P.K. qui fait la météo à CTV, P.K. chez le concessionnaire Hyundai, P.K. le faux lecteur de nouvelles à This Hour Has 22 Minutes... Partout avec la même aisance et le même magnétisme qui en ont fait un favori auprès des partisans du Tricolore.

La question qui tue: avec toutes ces apparitions, a-t-il eu le temps de s'entraîner?

«Pas d'inquiétude, j'ai souvent été sur la glace, répond-il. Et je suis dans le gymnase presque tous les jours.»

Subban s'est appliqué à garder la forme, mais il a préféré ne pas prendre part à des matchs. On l'a vu à l'Opération Hat Trick, que des joueurs des Flyers de Philadelphie et des Rangers de New York ont organisée pour venir en aide aux sinistrés de l'ouragan Sandy. Autrement, il n'a pas joué un match depuis avril.

«J'ai été touché par l'invitation de la Tournée des joueurs et je sais que les gars ont beaucoup aimé l'expérience, mais je voulais me concentrer sur mon entraînement hors glace, explique Subban. Je suis content d'avoir pu au moins participer, avec l'Opération Hat Trick, à une forme de levée de fonds.»

Un ensemble de facteurs a fait en sorte qu'il a également ignoré l'appel de l'Europe.

«Je voulais rester près de ma famille, a-t-il dit. Et puisque je n'ai pas de contrat, je ne voulais pas mettre ma carrière en péril en allant me blesser là-bas.

«Enfin, ça n'a aucun sens pour moi d'aller en Europe et de voler son boulot à un gars qui fait 60 fois moins d'argent que moi.»

Peu de temps pour négocier

S'il n'est pas allé en Europe sans contrat, Subban n'endossera pas non plus l'uniforme du CH sans s'être entendu avec l'équipe. Le hic, c'est que s'il doit y avoir une saison, on peut s'attendre à ce que les camps d'entraînement ne durent qu'une dizaine de jours. Ça laissera peu de temps aux deux parties pour s'entendre.

Mais même si le lock-out a réduit les chances de saison à une moitié de calendrier, Subban n'a pas modifié son approche de négociations.

«Mon agent et moi avons établi un plan de match en vertu de ce qui était le mieux pour moi, soutient le défenseur, qui vise un contrat à long terme. Que l'on joue 40 ou 50 matchs ne change rien. Je souhaite qu'une entente survienne le plus tôt possible, mais je dois faire ce qui est le mieux pour ma famille et moi.»

Et si le fossé persiste, craint-il de rester sur la touche lorsque tout le monde aura repris le collier?

«À l'heure actuelle, je ne crois pas, répond Subban. C'est difficile de dire combien de matchs nous pourrons jouer cette année, mais ça représente (pour l'équipe) une meilleure chance de gagner la Coupe Stanley. On veut avoir la meilleure équipe possible sur la glace.

«Je pense que nous tentons d'éviter cette situation à tout prix et trouver un terrain d'entente dès la fin du lock-out. Je n'ai aucun doute qu'on va y parvenir.»

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