Un été occupé pour Bournival

Les chances de Michaël Bournival de représenter le... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Les chances de Michaël Bournival de représenter le Canada au prochain Mondial de hockey junior sont très bonnes.

Photo André Pichette, archives La Presse

Richard Labbé
La Presse

Au cours des prochaines semaines, Michaël Bournival va tenter d'impressionner deux groupes d'entraîneurs différents: ceux d'Équipe Canada junior, et ceux du Canadien de Montréal.

Si ses chances de devenir un membre du Canadien en 2011-12 sont inexistantes, celles de représenter le Canada au prochain Championnat du monde de hockey junior, en Alberta au mois de décembre, sont très bonnes. D'ailleurs, le jeune attaquant de 19 ans ne s'en cache pas: s'il est au camp de développement d'Équipe Canada ces jours-ci, ce n'est pas pour jouer au touriste.

Cette fois-ci, il ne veut pas rater son coup.

«Je suis ici pour me faire une place dans l'équipe, a-t-il fait savoir hier, en entrevue téléphonique depuis l'Alberta. On voit tout de suite que c'est un camp intense, il y a plusieurs gars qui sont des choix de première ronde de la Ligue nationale. C'est une bonne expérience pour moi, et c'est sûr que je veux être là en décembre. J'ai raté ma chance la première fois, je n'ai pas été choisi il y a un an. Mais les entraîneurs m'avaient dit qu'on allait se revoir... Alors, je veux saisir ma deuxième chance.»

Aucun doute, ce sera un été très occupé pour l'espoir du Canadien. Après le camp de développement de la formation canadienne junior, il fera ses valises en direction de Shawinigan, afin de participer au camp des Cataractes.

Ensuite, il participera en septembre au camp d'entraînement du Canadien. Pas pour tenter de «faire» l'équipe, comme on le dit si bien dans le milieu. Mais bien pour apprendre un peu.

«Je l'ai vu l'an passé au camp de l'Avalanche du Colorado. Dans la LNH, tout est plus gros, tout est plus rapide, a-t-il ajouté. Le calibre de jeu, ce n'est pas du tout la même chose. Un camp d'entraînement dans la LNH, ce n'est pas la même ambiance, c'est plus structuré aussi.»

Il arrive que des joueurs de cet âge s'imaginent qu'ils vont jouer dans la LNH tout de suite. Pas Bournival, qui refuse de se perdre dans les illusions.

«Ce que je veux faire la saison prochaine, c'est aider mon équipe à gagner la Coupe Memorial... C'est à ça que je pense. Il n'y a pas plus de pression à cause de ça. Je vais aller au camp d'entraînement du Canadien pour faire bonne impression, pour me faire remarquer. C'est sûr que je veux jouer dans la LNH le plus vite possible, mais je sais que je vais retourner au hockey junior.»

Patience

Comme c'est son habitude, la direction du Canadien jouera sans doute de patience avec ce jeune joueur, obtenu de l'Avalanche du Colorado en novembre, en retour du défenseur Ryan O'Byrne.

À 5'11 et 179 livres, Bournival sait très bien qu'il devra prendre un peu de poids avant même de pouvoir se mettre à rêver à la LNH.

«Rendu là, on joue contre des hommes, et je vais devoir être plus fort... C'est dans des camps d'entraînement de la Ligue nationale que tu prends connaissance de tes faiblesses.»

Le camp de développement d'Équipe Canada junior se poursuit jusqu'à demain. En plus de Bournival, deux autres espoirs du Canadien y participent: le défenseur Nathan Beaulieu et l'attaquant Brendan Gallagher.

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