Les beaux problèmes d'Anthony Duclair

Anthony Duclair s'est taillé une place dans l'alignement... (PHOTO JASEN VINLOVE, ARCHIVES USA TODAY)

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Anthony Duclair s'est taillé une place dans l'alignement des Rangers à 19 ans.

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(Toronto) Mardi, le téléphone d'Anthony Duclair a vibré. Un message texte. «Amuse-toi et profite du moment», disait en substance le message. Il venait de Martin St-Louis.

«Martin a été le premier à m'écrire quand tout le monde a su que je partais pour le camp d'Équipe Canada. C'est un gars que je regarde beaucoup depuis mon enfance et me retrouver dans la même équipe que lui, c'est incroyable.»

Anthony Duclair connaît toute une saison, et à moins d'une blessure, il est difficile de voir comment elle pourrait mal finir. Si tout va bien, Duclair va participer au championnat mondial junior puis terminer la saison avec les Rangers de New York, devenant l'un des rares joueurs de 19 ans à faire sa place dans la LNH.

Dans le «pire» des cas, Duclair sera renvoyé aux Remparts de Québec et disputera au printemps la prestigieuse Coupe Memorial. Pas mal pour un joueur choisi au troisième tour du repêchage de 2013 et qui n'avait pas été retenu par Équipe Canada junior l'année dernière.

Duclair l'admet d'emblée, cet été, il ne pensait pas arriver à Noël avec 18 matchs dans la LNH derrière la cravate. «Je me suis surpris moi-même», dit-il.

À New York, Duclair vit toujours dans une chambre d'hôtel. Il sait que sa situation est précaire et il garde les deux pieds sur terre. Et si les Rangers décidaient de le renvoyer dans le junior après les Fêtes, il assure qu'il n'en ferait pas tout un plat.

«La Coupe Memorial, c'est quelque chose de très gros. J'ai été surpris de rester avec les Rangers, et l'été dernier, mon objectif était de participer à la Coupe Memorial, raconte Duclair, qui dit suivre assidûment les résultats des Remparts. Moi, je veux juste jouer au hockey. Ce n'est pas moi qui ai décidé et on va voir ce qui va arriver. Si je revenais à Québec, je serais super content.»

Une première

De tous les joueurs canadiens de moins de 20 ans dans la LNH, Anthony Duclair était le seul qui n'avait pas encore participé au prestigieux championnat mondial junior. Équipe Canada ne l'avait pas retenu, l'année dernière, pour le championnat en Suède.

«Jonathan Drouin a fait deux fois le tournoi. Curtis Lazar et Bo Horvat l'ont fait l'an passé, rappelle Duclair. C'est sûr que leur décision est différente de la mienne. Moi, je n'avais pas été sélectionné l'an passé, alors je suis super content d'être ici. À 19 ans, c'est ma dernière chance.»

Qu'il n'ait jamais participé au Mondial junior pourrait paraître un handicap. Mais dans les circonstances, c'est peut-être davantage un atout. Duclair est arrivé jeudi au camp d'Équipe Canada le sourire aux lèvres et dans le bon état d'esprit.

«Il faut qu'un joueur ait envie de venir ici, pas qu'il y voie un recul, analyse l'entraîneur Benoît Groulx. Je pense que Duclair ne voit pas les choses du même oeil que Drouin. Drouin est un choix de première ronde et il a déjà disputé le championnat. Duclair, lui, ne l'a jamais fait. Je pense que l'année dernière, il était déçu de ne pas être sélectionné.»

Vendredi à Toronto, Duclair a patiné aux côtés de Max Domi et de Sam Reinhart sur ce qui avait des airs de premier trio. Mais ce n'était qu'un essai, a prévenu Groulx. Les dirigeants d'Équipe Canada espèrent toujours qu'un autre joueur de la LNH de moins de 20 ans sera libéré. Les équipes de la Ligue nationale ont jusqu'au 19 décembre pour trancher.

Avant le début du championnat le 26 décembre, Équipe Canada devra faire des choix difficiles. Au moins 8 des 30 joueurs présents au camp seront renvoyés chez eux. Tout indique que Duclair ne sera pas l'un d'eux, qu'il pourra enfin disputer ce tournoi dont il rêve depuis si longtemps.

Les entraîneurs ne confirment rien. Mais Benoît Groulx admet que l'attaquant s'est tellement amélioré au cours de la dernière année qu'il serait difficile de le laisser de côté. «Je me dis que si Alain Vigneault pense qu'Anthony peut lui apporter quelque chose dans la Ligue nationale, il peut sûrement nous apporter beaucoup dans ce tournoi.»

Quel premier gardien?

Il n'est jamais trop tôt pour lancer une controverse sur les gardiens. Ainsi, à deux semaines du début du mondial junior, un journaliste a demandé vendredi à l'entraîneur d'Équipe Canada qui, de Zachary Fucale ou d'Eric Comrie, sera le premier gardien. «On est encore loin de ça», a répondu Benoît Groulx, l'air amusé. Fucale et Comrie pourront chacun garder les buts dans les matchs d'aujourd'hui et de demain à Toronto contre des joueurs universitaires. L'espoir du Canadien et celui des Jets sont toutefois assurés d'une place dans l'équipe. «On ne voulait pas trois gardiens au camp pour la simple raison qu'on était absolument certains qu'il s'agissait des deux meilleurs gardiens au pays», explique Groulx.

Aucun échéancier

Équipe Canada junior assure ne pas savoir au juste quand elle commencera à retrancher des joueurs. Trente invités sont au camp final ces jours-ci à Toronto et l'équipe finale sera composée de 22 joueurs. «Nous n'avons aucun échéancier. C'est ouvert, jure le dépisteur en chef de Hockey Canada, Ryan Jankowski. On doit attendre le 19 décembre pour voir si des joueurs de la LNH vont nous rejoindre. Ensuite la date butoir est le 25 décembre. C'est ce jour-là qu'on doit remettre notre alignement.» Les dirigeants de l'équipe espèrent encore que Bo Horvat (Canucks) et Curtis Lazar (Sénateurs) seront libérés.

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