Championnat du monde junior: des noms connus partout

Sam Reinhart, sélectionné au 4e rang par les... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)

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Sam Reinhart, sélectionné au 4e rang par les Sabres cet été,  est le troisième fils de Paul Reinhart à être repêché dans la LNH. Max a été repêché par les Flames de Calgary, et Griffin, par les Islanders de New York.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

Domi et Reinhart pour le Canada. MacInnis, Turgeon et Burke pour les États-Unis. Sans oublier Kapanen pour la Finlande.

Les formations sont encore loin d'être établies, mais les amateurs de hockey reconnaîtront encore cette année quelques noms au prochain Championnat du monde junior.

Et pour Pierre Turgeon, dont le fils Dominic tente de se faire une place dans l'équipe américaine, l'explication est simple. Elle réside dans ce qui est raconté dans le livre à succès Outliers et sa «règle des 10 000 heures», selon laquelle il faut pratiquer une activité pendant 10 000 heures pour commencer à connaître du succès.

«Dominic a commencé à patiner à 3 ans, et il le faisait régulièrement, pas juste une fois par semaine, affirme Turgeon, joint par téléphone à son domicile du Colorado. Notre entraîneur à St. Louis, Joel Quenneville, avait un gros esprit de famille. Il voulait que les jeunes viennent à l'aréna.

«Les matins, je patinais avec mon gars pendant une heure. Il débarquait, on s'entraînait, je prenais ma douche et je rembarquais avec Dominic après. Il en mangeait, et je n'avais pas à le pousser.»

L'argent aussi, mais surtout la passion

Évidemment, il y a plus que la simple répétition pour expliquer le phénomène des joueurs de deuxième génération. L'aspect financier, en particulier pour les jeunes qui proviennent des États américains plus éloignés, y est aussi pour beaucoup.

«Avoir les moyens, ça aide, reconnaît l'ancien capitaine du Canadien. Aujourd'hui, juste un bâton, ça peut coûter 300 $. Et ensuite, t'as le voyagement. Et surtout ici, au Colorado, ça coûte cher. Les gros tournois se passent à Detroit, Chicago, au Minnesota. Tu prends l'avion, tu paies l'hôtel, tu loues une auto, en plus des frais d'inscription.

«Mais le gros morceau demeure le temps que tu passes sur une patinoire. Le père a beau avoir l'argent, le jeune doit avoir la passion. Et ça ne peut pas être la passion du parent à travers l'enfant, car ces histoires-là finissent mal.»

Visiblement, les fréquentes visites à l'aréna ont transmis cette passion à Dominic Turgeon.

«C'était formidable, se remémore l'attaquant, choix de troisième tour des Red Wings de Detroit en juin dernier. Quand tu es jeune, tu ne sais pas ce que tu vas devenir, mais quand tu as la chance de grandir dans un vestiaire de la Ligue nationale, tu peux déjà te dire: voici ce que je veux faire. Et aujourd'hui, c'est un rêve en train de devenir réalité.»

Un petit cercle

Forcément, comme ils évoluent dans un monde 100 % hockey, ces joueurs de deuxième génération développent un réseau de contacts très serré dans ce milieu.

Dominic Turgeon, par exemple, nomme Daniel Audette, un espoir du Canadien, comme un de ses meilleurs amis. Le père de Daniel, Donald, a joué avec Pierre Turgeon à Buffalo et à Dallas.

Et au camp de développement de l'équipe américaine, cette semaine à Lake Placid, Dominic a pu renouer avec un ami d'enfance, Ryan MacInnis, fils de l'ancien défenseur Al MacInnis.

«On se tenait beaucoup ensemble dans le vestiaire des Blues, on jouait au mini-hockey et on a plein de bons souvenirs, raconte Ryan MacInnis, un attaquant choisi au deuxième tour par les Coyotes de Phoenix au dernier repêchage. On est devenus meilleurs amis là-bas et on est encore de bons amis aujourd'hui.»

Ryan MacInnis n'aura finalement pas survécu au premier couperet et a été retranché mardi. Dominic Turgeon fait partie des 27 joueurs qui continuent leur chemin. Mais pour Pierre Turgeon, le simple fait de voir dans un même camp deux jeunes qui ont donné leurs premiers coups de patin ensemble sous ses yeux demeure irréel.

«C'est incroyable... Ça veut dire qu'on vieillit! Mais c'est le fun de les voir se retrouver. Et il y aura des déceptions. Ils ne réussiront pas toujours à se tailler une place, mais ça fait partie de l'apprentissage.»

Les familles du hockey au camp de l'Équipe américaine junior

Dominic Turgeon: attaquant, fils de Pierre Turgeon, neveu de Sylvain Turgeon

Ryan MacInnis: attaquant, fils d'Al MacInnis

Brendan Burke: gardien, fils de Sean Burke

... ET AU CAMP D'ÉQUIPE CANADA

Tyler Bertuzzi: attaquant, neveu de Todd Bertuzzi

Max Domi: attaquant, fils de Tie Domi

Sam Reinhart: attaquant, fils de Paul Reinhart. Ses frères Max et Griffin ont aussi été repêchés.

Greg Chase: attaquant, neveu de Kelly Chase

Eric Comrie: gardien, frère de Mike Comrie

CHEZ LE CANADIEN

Jarred Tinordi: défenseur, fils de Mark Tinordi

Daniel Audette: attaquant, fils de Donald Audette

Tim Bozon: attaquant, fils de Philippe Bozon

Christian Thomas: attaquant, fils de Steve Thomas




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