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Les Eagles pensent avoir la recette pour battre Brady et les Patriots

«C'est le meilleur quart de l'histoire, mais ça... (archives USA Today Sports)

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«C'est le meilleur quart de l'histoire, mais ça ne veut pas dire qu'il est imbattable. Nous ne sommes pas inquiets,» a déclaré Malcolm Jenkins à propos de Tom Brady.

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Associated Press

La recette du succès contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre est de laisser Tom Brady sur les lignes de côté et de le déranger lorsqu'il est sur le terrain.

Ce n'est rien de nouveau. Mais la bonne nouvelle pour les partisans des Eagles de Philadelphie, c'est que l'équipe possède tous les ingrédients pour la réussir, dimanche, lors du 52e Super Bowl.

Les Eagles ont une offensive capable d'écouler plusieurs minutes, forçant le légendaire quart des Patriots à être spectateur des prouesses de ses adversaires.

Jay Ajayi, l'ancien porteur de ballon des Patriots LeGarrette Blount et Corey Clement ont formé la troisième meilleure attaque au sol de la NFL alors que les Eagles ont été premiers au chapitre du temps de possession.

«Tu dois être patient et efficace, a mentionné l'entraîneur-chef des Eagles, Doug Pederson. C'est ce que nous avons été capables de faire tout au long de la saison.»

Il ne s'agit pas non plus d'une attaque axée seulement sur la puissance au sol.

Les Eagles sont polyvalents par la passe grâce à plusieurs receveurs capables de créer des problèmes de couverture. Carson Wentz a lancé 33 passes de touché et il a amassé 3296 verges par la passe avant de se déchirer le ligament croisé antérieur lors de la 14e semaine d'activités. En relève, Nick Foles a pour sa part lancé huit passes de touché, ce qui inclut aussi les séries.

Lors de la finale de l'Association Nationale, Foles a prouvé qu'il pouvait effectuer de rapides jeux aériens, réussissant trois passes de plus de 40 verges contre la meilleure défensive de la NFL. Il en a lancé une à Alshon Jeffery pour un touché de 53 verges et une autre de 41 verges à Torrey Smith.

Le demi inséré Zach Ertz et le receveur Nelson Agholor sont d'autres options. Tout comme le demi inséré Trey Burton, qui s'installe comme centre arrière dans les situations de court gain.

«Tu ne peux pas simplement stopper un joueur, a fait valoir le demi de sûreté des Patriots Devin McCourty. Tu ne peux pas arriver sur le terrain et dire que c'est suffisant de limiter des gars comme Jeffery ou Ertz. Ils ont plusieurs joueurs qui peuvent te battre.»

Dans l'autre aspect du jeu, le coordonnateur défensif Jim Schwartz possède un groupe agressif. Personne ne court contre la défensive des Eagles. Elle occupait le premier rang de la NFL contre la course et elle n'a permis à aucun porteur de ballon d'atteindre le plateau des 100 verges en un match avant la 17e semaine, quand Ezekiel Elliott en a obtenu 103 contre des remplaçants.

Les Patriots se fient beaucoup au bras de Brady, même si Dion Lewis a récolté 896 verges au sol et James White a été le héros du dernier Super Bowl. Brady ne pourra toutefois pas décocher de passe s'il n'a pas le temps de le faire et les Eagles possèdent quatre joueurs de ligne dominants, dont Fletcher Cox et Brandon Graham.

La ligne défensive génère assez de pression que Schwartz n'a pratiquement pas besoin de tenter un blitz. Il y a également assez de profondeur, grâce à Chris Long, Vinny Curry, Tim Jernigan et Beau Allen, pour que les joueurs de ligne ne soient pas fatigués au quatrième quart.

Le demi de sûreté Malcolm Jenkins est très physique lorsqu'il est inséré comme secondeur et les demis de coin Ronald Darby et Jalen Mills sont excellents en couverture.

«Ils ont une très bonne défensive, a avoué Brady. Elle est aussi bonne que celles que nous avons affrontées cette saison. Ils ont un très bon schéma tactique qui se mélange bien avec leurs couvertures défensives.»

Les Eagles ne devraient pas être crispés et ils ne sont pas intimidés par les Patriots. Les joueurs ont accepté leur rôle de négligés pendant les séries et ils ont surmonté plusieurs blessures à des joueurs clés.

«C'est le meilleur quart de l'histoire, mais ça ne veut pas dire qu'il est imbattable, a déclaré Jenkins à propos de Brady. Nous ne sommes pas inquiets.»

Tom Brady... (AP) - image 2.0

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Tom Brady

AP

Les Patriots tout de même favoris

Même si les chiffres mentent de temps en temps, plusieurs d'entre eux indiquent que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre sont les favoris pour mettre la main sur le trophée Vince Lombardi pour la sixième fois de leur histoire.

L'une des raisons laissant croire que les Patriots ont une longueur d'avance sur leurs adversaires: Tom Brady.

À 40 ans, Brady deviendrait le plus vieux quart-arrière à remporter le Super Bowl si les Patriots parviennent à vaincre les Eagles de Philadelphie, dimanche. Il détrônerait Peyton Manning, qui a gagné le championnat avec les Broncos de Denver en 2015 alors qu'il était âgé de 39 ans.

Brady a établi de nouveaux sommets au cours de sa 18e saison en carrière, sans équivalent dans l'histoire de la NFL. Il a mené la ligue avec 4577 verges de gains par la passe durant la saison régulière et se trouve au premier rang ex aequo avec cinq passes de touché lors des éliminatoires.

Au cours de ses sept présences au Super Bowl, Brady a fait face à une panoplie de scénarios difficiles avec lesquels il a dû composer, dont un retard de 25 points qu'il a brillamment effacé la saison dernière pour permettre à son équipe de vaincre les Falcons d'Atlanta.

Le quart-arrière avait réussi à remporter ce match sans l'aide de l'ailier rapproché Rob Gronkowski, qui sera en uniforme dimanche après avoir obtenu le feu vert des médecins jeudi.

Les matchs serrés n'ont jamais été un problème, ni pour Brady, ni pour l'entraîneur-chef Bill Belichick. L'écart total au niveau du pointage lors des sept matchs est de 12 points: Patriots 169, leurs adversaires 157.

Vous voulez parler des retours en force? Aucun joueur dans l'histoire du Super Bowl n'est venu de l'arrière aussi souvent au quatrième quart lors des éliminatoires que Brady, qui compte huit remontées spectaculaires à son actif. C'est probablement pourquoi il a ricané cette semaine lorsqu'un journaliste lui a demandé jusqu'à quel âge il allait jouer.

«Pourquoi tout le monde souhaite que je prenne ma retraite? Je ne comprends pas, a alors rétorqué Brady. J'ai du plaisir. L'équipe se porte bien. Je sais que je suis un peu plus vieux que la plupart des joueurs, mais j'aime vraiment ce que je fais... Je ne pense pas à la retraite. Je pense au Super Bowl et j'essaie de gagner le match le plus important de l'année.»

Même si le facteur Brady pèse lourd dans la balance, il n'est pas le seul as dans le jeu de cartes des Patriots.

La troupe de Bill Belichick a perdu le receveur Julian Edelman avant la saison en raison d'une blessure au genou, ainsi que le secondeur Dont'a Hightower en raison d'une blessure à l'épaule. Après avoir connu quelques difficultés en début de campagne, Belichick a trouvé une façon de boucher les trous, avec la contribution de joueurs peu connus tels que Kyle Van Noy, Lawrence Guy et Ricky Jean Francois.

L'équipe de la Nouvelle-Angleterre a également bénéficié du bon travail du receveur Brandin Cooks, acquis des Saints de La Nouvelle-Orléans lors de la saison morte. Il a récolté plus de 1000 verges par la passe pour une troisième saison consécutive (1082), terminant au deuxième rang de l'équipe derrière Gronkowski (1084). Le demi-offensif Dion Lewis a lui aussi explosé après avoir subi une importante blessure au genou il y a deux ans. Il a mené l'équipe avec 896 des verges obtenues par la course et six touchés au sol.

Ces chiffres démontrent bien le savoir-faire de Belichick, qui pourrait surpasser Vince Lombardi s'il remportait un sixième Super Bowl et égalerait la marque de George Halas et Curly Lambeau.

Belichick participera à son 11e match du Super Bowl, en tant qu'entraîneur-chef ou adjoint, ce qui représente le plus haut total parmi tous les entraîneurs de l'histoire de la NFL.

Malgré certains rapports qui font état d'une dispute qui aurait eu lieu entre Belichick, Brady et le propriétaire de l'équipe Robert Kraft, il est clair que les trois hommes sont au diapason lorsqu'il vient le temps de gagner des championnats.

«Ça change toutes les années. Les lieux sont différents, les équipes sont différentes, les duels sont différents, et le chemin parcouru pour y arriver l'est tout autant, a raconté Belichick. Chaque match est unique et spécial.»




Rondelle Libre >

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