Duvernay-Tardif retrouvera Watt et Wilfork

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Laurent Duvernay-Tardif (à droite) sera souvent opposé à Vince Wilfork (à gauche) et J.J. Watt, demain, contre les Texans.

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Laurent Duvernay-Tardif a obtenu son premier départ dans la NFL au même endroit où il disputera son premier match éliminatoire. Le Québécois et les Chiefs de Kansas City seront à Houston afin d'y affronter les Texans, demain, le tout premier match du tournoi éliminatoire.

Victorieux à leurs 10 derniers matchs, les Chiefs n'ont pas voulu changer une recette gagnante cette semaine. Et ce, même si la rencontre aura lieu un samedi plutôt qu'un dimanche.

«Coach [Andy] Reid n'a presque rien changé. [Hier], c'était comme un vendredi habituel, [mercredi], c'était comme un jeudi, et ainsi de suite. La seule différence, c'est qu'on n'a pas eu notre journée de congé habituelle lundi. Mais tout le monde puise dans son réservoir en séries, il y a un regain d'énergie», a raconté Duvernay-Tardif au téléphone.

Si l'on se fie à son intonation, le garde n'est pas le moindrement stressé à l'aube de son baptême en séries.

«On n'a pas remporté 10 victoires de suite par magie. Il ne faut donc pas trop changer les choses et essayer de se prendre pour Superman en voulant tout faire. C'est inutile de s'ajouter du stress ou de l'anxiété.»

Laurent Duvernay-Tardif

À l'instar de ses entraîneurs, Duvernay-Tardif a conservé sa routine habituelle au cours des derniers jours. Il y a tout de même apporté de légers changements.

«J'ai eu la même approche, mais j'ai visionné un peu plus de films que normalement. Je me suis aussi assuré de prendre soin de mon corps et de bien dormir, car ça fait 20 semaines qu'on dispute des matchs si l'on tient compte de ceux de la pré-saison.»

Les joueurs de ligne offensive des Chiefs visionnent entre trois et quatre heures de films avec leurs entraîneurs chaque jour. Duvernay-Tardif en regarde entre une et deux heures en solitaire quotidiennement. En plus de ces quatre ou cinq heures à voir et à analyser des jeux de la défense des Texans, l'étudiant en médecine utilise une autre technique afin de se préparer en vue d'un match.

«Je choisis l'un des jeux sur notre liste et je le dessine sur une feuille. Je visualise ensuite ce que je devrais faire dans telle ou telle situation ou contre tel ou tel joueur», a expliqué Duvernay-Tardif, qui sera souvent opposé à J.J. Watt et à Vince Wilfork, demain, comme ce fut le cas lors du premier affrontement entre les deux équipes, remporté 27-20 par les Chiefs en lever de rideau.

«Les Texans jouent du gros football. Leur défense a élevé son niveau de jeu d'un cran et a excellé en deuxième moitié de saison. Mais notre attaque aussi s'est beaucoup améliorée depuis notre premier match.»

DE MOINS EN MOINS ANONYME

Dans une ville de taille modeste comme l'est Kansas City, les succès d'une équipe professionnelle génèrent normalement beaucoup d'intérêt. Même s'il a partagé la grande majorité de son temps entre le site d'entraînement des Chiefs et son domicile dans les derniers jours, Duvernay-Tardif a remarqué une différence par rapport aux dernières semaines.

«On sent l'engouement dans la ville, on voit plusieurs drapeaux des Chiefs et des gens qui portent le chandail de l'équipe.»

Laurent Duvernay-Tardif

«Les membres des médias sont plus nombreux dans notre vestiaire, et il y a plus de caméras. Il y a de nouveaux visages», dit-il.

L'ambiance autour des Chiefs est différente de ce qu'elle était en septembre ou en octobre. «Lorsqu'on avait une fiche de 1-5, on a senti que les partisans nous avaient un peu mis de côté, surtout que les Royals gagnaient en séries.»

Maintenant qu'il s'est fait une place dans la formation partante des Chiefs, le joueur de 24 ans peut-il encore passer incognito dans les rues de Kansas City? C'est de plus en plus difficile.

«Les partisans sont des connaisseurs et c'est facile pour eux de reconnaître un joueur de ligne offensive en raison de notre carrure. Et lorsque je parle, ils remarquent mon accent et font rapidement le lien. Alors, je me fais reconnaître de plus en plus souvent.»

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