Michael Sam heureux d'être de retour au travail

Michael Sam s'est entraîné pour la première fois... (Photo Christinne Muschi, Reuters)

Agrandir

Michael Sam s'est entraîné pour la première fois avec les recrues des Alouettes, hier, au stade de l'Université Bishop's, près de Sherbrooke.

Photo Christinne Muschi, Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le premier contact de Michael Sam avec le football canadien aura été plus bref que prévu. La forte pluie et les orages qui se sont abattus hier après-midi sur le terrain du Coulter Field, à l'Université Bishop's, ont forcé les Alouettes à écourter la première séance d'entraînement du camp des recrues.

Qu'à cela ne tienne, le nouveau venu chez les Oiseaux était heureux de pouvoir remettre un casque et des épaulettes pour la première fois depuis le mois d'octobre, lorsque les Cowboys de Dallas l'ont libéré. Heureux de pouvoir s'entraîner à nouveau avec une équipe, avec des coéquipiers.

«Je savais que le jour viendrait et que je devais seulement être patient [...]. J'aime croire que je suis un athlète très talentueux, alors je savais qu'un jour, je jouerais au football quelque part, dit-il. Et me voilà ici, à Montréal.»

Mais surtout, l'ailier défensif de 25 ans, arrivé à Sherbrooke tard mardi soir après sa conférence de presse fort courue et debout dès 5h30 le lendemain, était soulagé de pouvoir parler de football.

Et que de football.

«Gardons ça comme ça!», s'est d'ailleurs exclamé le sympathique Texan en rencontrant les médias.

Faire sa place

Sam débarque à Montréal en traînant une pléthore d'attentes derrière lui. Nombreux sont ceux qui croient que son poste avec les Moineaux est déjà assuré. Mais le principal intéressé, lui, ne tient rien pour acquis.

«J'ai confiance, mais je sais que j'en ai beaucoup à apprendre, convient-il. C'est différent. La ligue est différente, les méthodes d'enseignement des entraîneurs sont différentes... Même les joueurs sont différents. Je dois m'ajuster, mais je suis bon pour m'ajuster.

«Je veux montrer qu'ils [les entraîneurs] en ont pour leur argent, qu'ils n'ont pas à gaspiller leur argent sur quelqu'un d'autre. Je veux qu'ils sachent que je suis un grand travaillant et un bon chasseur de quarts», ajoute Sam.

L'entraîneur-chef des Als, Tom Higgins, se garde bien lui aussi de mettre la charrue devant les boeufs avec Sam. Si ce dernier a bien paru lors des quelques exercices auxquels il a pu participer avant la fin abrupte de la séance d'entraînement, le pilote a rappelé que Sam était opposé à des joueurs de ligne offensive recrues, hier.

«Nous avons hâte de voir ce qu'il fera chaque jour, et lorsque nous l'opposerons à Josh Bourke et Jeff Perrett, nous verrons s'il peut presser le quart. Et nous croyons qu'il peut vraiment le faire», a-t-il noté.

Higgins a du même souffle précisé qu'il comptait employer son nouveau joueur uniquement au sein de la ligne défensive, écartant donc la possibilité de l'utiliser comme secondeur à l'occasion.

«Il devra trouver sa propre niche et voir comment il peut s'y tailler une place [...]. Il est comme tous les autres gars. Il est une recrue qui vient ici en essayant d'impressionner les entraîneurs afin d'obtenir un poste», a souligné l'entraîneur-chef.

Coady et Davidson fébriles

En plus de Sam, tous les joueurs sélectionnés par les Als lors du dernier repêchage, à l'exception du premier choix Chris Ackie, étaient sur le terrain du Coulter Field, hier.

Ainsi, le maraudeur Anthony Coady et le receveur Mikhaïl Davidson, deux anciens Carabins de l'Université de Montréal, ont pu vivre leur première expérience dans les rangs professionnels.

Coady a d'ailleurs hâte de voir comment la dynamique de l'équipe changera avec l'arrivée des vétérans au camp, samedi. «Est-ce que ça demeure une équipe ou ça devient une bande d'individus chacun de leur côté qui veulent de l'argent et un chèque de paye à la fin? J'ai hâte de voir le mélange de tout ça. Ça m'intrigue vraiment», explique-t-il.

Davidson, pour sa part, entend démontrer que son petit gabarit (5'8, 175 lb) ne l'empêchera pas de s'illustrer parmi ses collègues.

«Je considère que je dois prouver que je suis l'un des meilleurs receveurs au camp, indique-t-il. Nous sommes tous de très bons receveurs et nous sommes de toutes les grandeurs, toutes les forces et toutes les faiblesses. J'essaie d'être le meilleur parmi ce groupe.»

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer