NFL: Los Angeles, puis Londres

Des fans de la NFL rassemblés à Trafalgar... (PHOTO TIM IRELAND, AP)

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Des fans de la NFL rassemblés à Trafalgar Square, avant un match en octobre entre les Lions de Detroit et les Falcons d'Atlanta. Les rencontres outre-mer sont profitables pour la NFL, et la ligue pourrait faire de cette expérience un événement récurrent au calendrier.

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Comme dans la LNH, certaines villes semblent de plus en plus près d'obtenir une concession dans la NFL, plus précisément Londres et Los Angeles, qui sont au centre de rumeurs depuis un bon moment déjà.

Si l'expérience des Bills à Toronto a été mitigée jusqu'à présent, celle en Angleterre est un franc succès. Pour une deuxième année de suite, trois matchs réguliers seront présentés au Wembley Stadium en 2015. C'est donc dire que depuis 2007, Londres aura été l'hôte de 14 matchs du circuit Goodell.

Si l'on se fie à l'engouement pour les matchs, l'intérêt pour le football américain ne cesse de croître chez les Britanniques. À un tel point que la NFL semble décidée à implanter une équipe en permanence à Londres.

Est-ce un objectif réaliste? Il y a évidemment des contraintes géographiques, et on peut certainement se questionner quant à la qualité de la formation que serait en mesure d'assembler une éventuelle équipe londonienne. Réussirait-elle à convaincre des joueurs autonomes de poursuivre leur carrière sur un autre continent? Un fort pourcentage de joueurs fermerait probablement la porte à cette possibilité dès le départ.

L'Association des joueurs s'opposerait-elle au déménagement d'une actuelle franchise en Angleterre ou à une expansion outre-mer? On peut présumer qu'elle poserait certaines conditions à tout le moins.

Selon certains observateurs, une option plus logique serait d'augmenter le nombre de matchs présentés à Londres en utilisant une formule similaire à celle qui est actuellement en place. Par exemple, il pourrait y avoir huit matchs par année au Wembley Stadium - le même nombre qu'accueillent toutes les équipes de la NFL - alors que tous les clubs du circuit seraient de passage à Londres une fois tous les deux ans. Chacune des 32 équipes disputerait ainsi un match « à domicile » en Angleterre tous les quatre ans.

Le désavantage d'une telle formule serait qu'elle ne créerait pas de sentiment d'appartenance chez les partisans anglais. Parmi les avantages potentiels pour la NFL, elle prendrait un pas de plus vers la mondialisation de son produit.

La NFL aurait également la possibilité de noircir encore un peu plus la grille horaire des réseaux de télévision qui sont ses partenaires, principalement FOX et CBS. L'avant-dernier match qui a eu lieu au Wembley Stadium, le 26 octobre, a généré de bonnes cotes d'écoute même s'il a commencé à 9 h le matin dans l'est des États-Unis. Et ce n'est quand même pas comme si les Falcons d'Atlanta et les Lions de Detroit étaient des vaisseaux amiraux de la ligue...

Si la NFL est incapable d'étendre son calendrier régulier en semaines parce que l'Association des joueurs s'oppose à ce que le nombre de matchs que jouent les équipes augmente, il ne fait aucun doute que la Ligue aimerait pouvoir commencer ses dimanches dès le petit matin. Les partisans ne s'y opposeraient sûrement pas, eux non plus.

Expansion ou transfert?

Si Londres obtient sa propre équipe, s'agira-t-il d'une expansion ou parce qu'une équipe existante aura choisi de déménager?

La Ligue préférerait-elle la voie d'un transfert afin de préserver son système actuel qui consiste en huit divisions de quatre équipes chacune? C'est une formule qui fonctionne parfaitement. Mais qui dit expansion, dit revenus additionnels. Et entre la symétrie de son format actuel et des centaines de millions de dollars, parions que la deuxième option l'emporterait.

Advenant qu'une équipe déménage à Londres, les Jaguars semblent être les meilleurs candidats. Ils jouent en Angleterre plus souvent que n'importe quelle autre équipe et l'avenir de la NFL à Jacksonville fait jaser depuis une décennie.

La popularité du football en Floride ne se compare pas à ce qu'elle est au Texas ou en Pennsylvanie. Or, on y retrouve trois équipes (les Jaguars, les Dolphins et les Buccaneers). Enfin, Londres et Jacksonville ne sont pas tout à fait dans la même ligue pour ce qui est du rayonnement et du prestige.

Une question de temps

Même si la NFL ne cache plus son désir d'avoir un club à Londres, on reste dans l'abstrait et ça ne devrait pas changer pour quelques années. Le retour d'une équipe à Los Angeles, lui, devrait se faire beaucoup plus rapidement.

Stan Kroenke, le propriétaire des Rams de St. Louis, a acheté un terrain de 60 hectares à Inglewood, près du vieux Forum de Los Angeles, et songerait à y faire construire un nouveau stade. C'est d'ailleurs principalement en raison de l'absence d'un stade d'envergure qu'il n'y a plus d'équipe de la NFL à Los Angeles depuis près de 20 ans.

Avant de déménager à St. Louis, en 1995, les Rams ont passé 47 ans à Los Angeles. Les Raiders sont partis la même année que les Rams après 13 saisons dans la capitale du cinéma. Insatisfaits de leur stade actuel à Oakland, les Raiders songeraient à la possibilité de déménager à Los Angeles ou encore à San Antonio, au Texas.

Les Rams et les Raiders ne sont pas les seules équipes qui ne ferment pas la porte à un éventuel transfert à Los Angeles. Les Chargers gardent cette carte dans leur jeu, eux qui tentent d'obtenir un nouveau stade à San Diego depuis longtemps.

Qu'il s'agisse des Rams, des Raiders, des Chargers ou d'une autre équipe, ce n'est plus qu'une question de temps avant que la NFL renaisse dans la deuxième ville des États-Unis après une absence de deux décennies. Et ce n'est probablement qu'une question de temps avant que nos dimanches de football débutent régulièrement à 9 h. Après les « breakfast à Wimbledon », il y aura les déjeuners NFL.

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