Cowboys: l'heure de vérité pour Garrett

L'entraîneur-chef Jason Garrett jouera gros dimanche soir à... (Photo : Ross D. Franklin, archives AP)

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L'entraîneur-chef Jason Garrett jouera gros dimanche soir à Washington, où les Cowboys affronteront les Redskins.

Photo : Ross D. Franklin, archives AP

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La seule chose qui est sûre lorsqu'il est question de Tony Romo, c'est qu'il n'y a pas de juste milieu. À l'exception de Tim Tebow, aucun joueur de la NFL ne polarise autant l'opinion publique que le quart-arrière des Cowboys de Dallas.

Certaines personnes disculpent entièrement Romo pour la médiocrité des Cowboys depuis quelques années, tandis que d'autres estiment qu'il est incapable de faire le travail lorsque ça chauffe et qu'il est l'un des joueurs les plus surestimés de son époque.

En réalité, Romo prend trop de blâme pour les insuccès de l'équipe à l'étoile bleue, qui n'a remporté qu'une seule victoire en séries au cours des 15 dernières années (fiche de 1-6). En contrepartie, il est indéniable que Romo a souvent été ordinaire dans les moments importants. Juste milieu qu'on disait.

Alors qu'on s'apprêtait à les enterrer après une défaite à Atlanta qui portait leur fiche à 3-5, au début du mois de novembre, les Cowboys ont gagné cinq de leurs sept matchs suivants. Une séquence qui peut paraître banale à première vue, mais qui ne l'est pas.

Romo n'a probablement jamais mieux joué qu'à ses sept derniers matchs: 16 touchés, 3 interceptions, 2291 verges (moyenne de 327 par match) et 66% de passes complétées. Comme le jeu au sol des Cowboys est improductif et le 31e de la ligue, Romo a été obligé de tenter 42 passes ou plus dans cinq de ses six derniers matchs.

N'eût été de la superbe seconde moitié de saison de leur quart-arrière, les Cowboys seraient cuits depuis longtemps. La défense a été décimée par les blessures (Sean Lee, Bruce Carter, Jay Ratliff et Orlando Scandrick, notamment); il y a eu la mort tragique de Jerry Brown, tué dans un accident alors que son coéquipier Josh Brent conduisait en état d'ébriété; et il y a eu toutes ces rumeurs concernant l'avenir de l'entraîneur Jason Garrett.

Qui sera le pilote des Cowboys en 2013? Sean Payton quittera-t-il les Saints de La Nouvelle-Orléans afin de revenir à Dallas, lui qui serait un bon ami du propriétaire Jerry Jones? Jon Gruden? Bill Cowher? Chose certaine, Garrett aura de la pression sur lui, dimanche soir à Washington.

Les Cowboys se retrouvent dans une position identique à celle de l'année dernière: ils doivent absolument gagner leur dernier match afin d'accéder aux séries. S'ils ratent leur coup comme l'an dernier (une défaite sans appel de 31-14 contre les Giants), l'avenir de Garrett s'assombrira aussitôt.

Jones a fait savoir qu'une exclusion des séries serait inacceptable, il y a quelques mois. Le proprio a souligné que la fenêtre de son équipe pour remporter un championnat se refermait rapidement. En septembre prochain, Romo aura 33 ans, et DeMarcus Ware et Jason Witten en auront 31. Ces trois joueurs représentent le noyau dur de la formation.

Comme à Green Bay et à Pittsburgh, on tolère mal les fiches de 8-8 et la médiocrité à Dallas. L'une des organisations phares de la NFL depuis plus de 40 ans au même titre que les Packers et les Steelers, les Cowboys n'ont rien gagné depuis 15 ans et montrent une fiche de 104-103 depuis le début du nouveau millénaire. Les partisans piaffent d'impatience, et il s'adonne qu'en plus d'être le propriétaire et le DG, Jones est le plus grand partisan du club.

Les Cowboys ont participé aux séries 27 fois en 35 saisons de 1965 à 1999, une moyenne phénoménale de près de 80%. Ils ont représenté la Nationale au Super Bowl à huit occasions durant cette période, et l'ont gagné à cinq reprises. Bref, les Cowboys étaient jadis synonymes de victoires et de constance. Si Garrett perd contre les Redskins, il pourra faire ses boîtes.

RG3 déjà au Pro Bowl

Les Redskins de Washington, aussi, ont perdu du lustre depuis leur dernière conquête du Super Bowl, il y a 20 ans. Mais grâce à vous savez qui, leur avenir est florissant.

Robert Griffin III a été nommé au Pro Bowl dès sa première saison, un honneur pleinement mérité qu'il a reçu cette semaine. La recrue affiche le deuxième coefficient d'efficacité de la ligue (104,1), une statistique qui ne tient même pas compte de ses 752 verges au sol.

RG3 aurait été meilleur s'il avait pu compter sur Pierre Garçon et Fred Davis - qui ont respectivement raté six et huit matchs - pendant toute la saison. Les Redskins ne ressentent d'ailleurs aucune sympathie pour les Cowboys. En plus de Garçon et Davis - leurs deux meilleurs receveurs -, ils ont perdu les services de l'as de leur défense, Brian Orakpo, et du vétéran Adam Carriker.

Mais c'est l'état de santé de Griffin qui est au centre de toutes les conversations. Sera-t-il en mesure de permettre aux siens de vaincre les Cowboys malgré une blessure à un genou? Les Redskins s'assureraient ainsi du championnat de leur division.

C'est un scénario que peu de gens envisageaient il y a quatre mois. On parlait alors d'une course à trois équipes entre les Giants de New York, les Cowboys, et les Eagles de Philadelphie. Trois choix de première ronde pour RG3? Un prix modique, vous diront les Redskins, et avec raison.

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