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Pedro Martinez plaide en faveur du retour du baseball à Montréal

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«C'est super que Montréal alimente les discussions. Le plus tôt possible, nous avons besoin qu'un club y retourne, a dit Pedro Martinez devant une bonne cinquantaine de journalistes entassés devant lui.

PHOTO MIKE GROLL, AP

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
COOPERSTOWN, N.Y.

Il faut ajouter le nom de Pedro Martinez à la liste des anciens Expos qui souhaitent le retour d'un club à Montréal. L'homme aux trois trophées Cy Young n'a pas manqué de livrer un vibrant plaidoyer en faveur du retour du baseball à Montréal, samedi, lors de la conférence de presse officielle en vue de son intronisation au Temple de la renommée du baseball.

«C'est super que Montréal alimente les discussions. Le plus tôt possible, nous avons besoin qu'un club y retourne, a-t-il dit devant une bonne cinquantaine de journalistes entassés devant lui. Je pense que Montréal s'est fait voler l'opportunité d'avoir une grande équipe, qui aurait pu marquer l'histoire.

«C'est une ville fantastique avec des gens fantastiques, a-t-il enchaîné. C'est probablement la ville la plus sécuritaire dans laquelle j'ai joué et pourtant, je me sens comme dans ma cour arrière à Boston! Alors imaginez à quel point c'est sécuritaire! Je pense que pour voir du baseball et passer du temps de qualité, du temps en famille de qualité, Montréal est la ville parfaite.»

Il est également brièvement revenu sur son passage fructueux avec les Expos, où il a remporté son premier Cy Young, à l'issue de la saison 1997, juste avant de quitter pour les Red Sox.

«Je ressens beaucoup de fierté d'y avoir joué, autant qu'à Boston, New York et à Philadelphie - j'ai fait toute la section Est on dirait! - Tous mes partisans sont les bienvenus; mes amis de Montréal [a-t-il dit en français] sont les bienvenus. Toutes ces villes font partie d'une grande tradition de baseball. Je suis très fier d'avoir eu l'opportunité de représenter le baseball dans autant d'endroits différents.»

Discours différent

Souriant, habillé de façon décontractée, Martinez - le deuxième Dominicain seulement à Cooperstown, l'autre est Juan Marichal - a été très généreux au cours des 40 minutes passées en compagnie des journalistes, dont plusieurs de langue espagnole, à qui il a d'ailleurs accordé les 20 premières minutes de son point de presse.

«J'ai toujours été ouvert sur la personne que je suis. Mais pour me connaître vraiment, il faut me côtoyer sur une base quotidienne. Je suis un gars ordinaire une fois que j'enlève mon uniforme. Je suis aimable, je suis blagueur, je fais du jardinage et j'aime la pêche. Je suis un père très impliqué. J'aime ma mère et j'adore jardiner avec elle. Mon passe-temps favori, avant de monter sur le monticule, était de tailler mes fleurs.»

Il a d'ailleurs promis un discours différent, dimanche, prévenant tout le monde qu'il le ferait en deux langues, soit en anglais et en espagnol.

«Vous savez que ce n'est pas un manque de respect, a-t-il précisé. Le baseball est américain et nous sommes en Amérique. Mais mes racines sont dominicaines et je compte les respecter, comme je vous respecte, en faisant une partie de mon discours en espagnol.»

Martinez, qui a conclu sa carrière avec 219 victoires contre 100 revers, ne pouvait encore dire avec précision les sujets qu'il aborderait au cours de son discours.

«Si je suis trop émotif, il y a une grande partie de mon texte que je ne pourrai pas livrer», a-t-il admis, tout en indiquant qu'il comptait mettre toute «la couleur et la chaleur de mon peuple» dans son allocution.

Johnson s'est rappelé de Montréal

Même s'il n'a disputé que 11 matchs de son illustre carrière avec les Expos, le gaucher Randy Johnson s'est tout de même rappelé de son séjour à Montréal.

«Mon passage au sein de l'organisation a été spécial pour moi. Quand j'ai quitté l'université, j'ai signé un contrat avec les Expos et j'étais heureux de passer au prochain niveau.

«Montréal m'a donné ma première chance; ça a été la fondation de ma carrière, a dit l'artilleur aux 303 victoires et 4875 retraits sur des prises. Je me rappelle encore mes débuts à Montréal, contre les Pirates de Pittsburgh - j'en parle et j'en ai des frissons -, nous avions gagné le match et je ne pouvais être plus heureux.

«En 1989, ça s'est moins bien passé et j'ai été rétrogradé avant d'être échangé aux Mariners de Seattle, qui ont fait une chose qu'on ne voit plus de nos jours: ils m'ont laissé le temps d'apprendre mon métier. C'est vraiment là où je suis devenu la lanceur que j'ai été par la suite.»

En plus de Martinez et de Johnson, Craig Biggio et John Smoltz seront également intronisés au cours d'une cérémonie qui risque d'être perturbée par la météo: on prévoit des orages sur Cooperstown dimanche après-midi.

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