Nouveau record en vue pour le Vendée Globe

François Gabart lors du départ de l'édition 2012-2013... (Photo archives AFP)

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François Gabart lors du départ de l'édition 2012-2013 du Vendée Globe.

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Agence France-Presse
Paris, France

François Gabart et Armel Le Cleac'h, qui se disputent la victoire dans le Vendée Globe, devraient boucler leur circumnavigation en moins de 80 jours samedi ou dimanche, grâce à une préparation optimale et des bateaux très performants et encore perfectibles.

Gabart et/ou Le Cléac'h plus rapides que Phileas Fogg? Sans doute et ça ne s'arrêtera pas là, estiment coureurs et architectes.

Le record à battre est celui établi par Michel Desjoyeaux lors du Vendée Globe 2008-2009: 84 j 03 h 09 min. Un temps que tout le monde jugeait alors difficile à améliorer.

«Ca va vite, mais je ne suis ni surpris ni impressionné. Je n'ai pas forcément le sentiment de faire quelque chose d'exceptionnel en termes de vitesse, déclarait pourtant Gabart dans un entretien le 3 janvier. Nous nous sommes préparés dans cette optique, les bateaux ont progressé, les marins sont davantage entraînés qu'avant pour aller vite longtemps».

«Je suis persuadé que dans quatre à huit ans, ça ira encore plus vite» car «les bateaux ont progressé, les marins sont davantage entraînés qu'avant pour aller vite longtemps», ajoutait-il.

«Aujourd'hui, il est très clair qu'avec le bateau que j'ai (ndlr: SynerCiel, un «vieux» plan Farr de 2007), je ne peux vraiment pas faire mieux», a pour sa part déclaré mardi Jean le Cam, 5e, dont c'est le 3e Vendée Globe. «En capacité d'aller vite, il y a un monde entre les (voiliers de) nouvelle génération» -comme ceux de Gabart et Le Cléac'h- et les bateaux plus anciens.

«Il y a eu (architecturalement) un pas de fait, énorme, avec Safran» (ndlr: le premier 60 pieds Imoca signé VPLP-Verdier et lancé en 2007, pour Marc Guillemot) et «dans 4 ans, les bateaux actuels seront dépassés», a-t-il ajouté. «Dans l'évolution des bateaux, chaque année on pense que ça va se calmer... Tu parles, rien!»

Selon le «roi Jean» (son surnom), «la capacité d'aller vite est au carré dans le Sud (...), ça fait une surmultiplication parce qu'on arrive (désormais) à des vitesses très proches des phénomènes dépressionnaires». Quand c'est le cas, a-t-il poursuivi, «c'est le jackpot!»

«On peut encore progresser»

«On peut encore progresser», souligne quant à lui Vincent Lauriot-Prévost, du cabinet d'architectes VPLP, co-designer de Macif et Banque Populaire. «Pour aller vite, résume-t-il dans un entretien avec l'AFP, il faut être léger, puissant et réduire la traînée» hydrodynamique. «Sans oublier de travailler sur la géométrie des voiles».

«Quand on a mis des foils (dérives courbes) aux multicoques, ils ont commencé à voler, ajoute-t-il. On ne peut pas faire voler les monocoques du Vendée Globe mais on peut encore réduire la traînée, améliorer le travail des quilles, leur interaction avec les dérives».

«La question, note toutefois l'architecte naval, c'est de savoir où on met le curseur de risques technologiques. Quand on part sur des solutions innovantes, on s'aventure dans des zones à risques».

Pour se faire une idée des progrès accomplis par les marins et leurs drôles de machines, il suffit de se souvenir que le «mur» des 80 jours à la voile autour du monde n'est tombé qu'en 1993. Et que c'est un catamaran de 26 m, Commodore Explorer, mené par un équipage de cinq «furieux» -Bruno Peyron (skipper), Olivier Despaignes, Marc Vallin, Jacques Vincent et l'Américain Cam Lewis- qui y était parvenu, en 79 j 06 h et 15 min.

En 20 ans, que de chemin parcouru...

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