Dopage: 28 Russes des JO de Sotchi dans le viseur du CIO

Les 28 athlètes russes concernés sont ceux pour... (Photo Franck Fife, archives AFP)

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Les 28 athlètes russes concernés sont ceux pour lesquels «il existe des preuves de manipulation d'un ou plusieurs échantillons d'urine prélevés lors des JO d'hiver de Sotchi 2014, comme détaillé dans le rapport (McLaren)», a indiqué le CIO dans un communiqué.

Photo Franck Fife, archives AFP

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Agence France-Presse
Lausanne, Suisse

Vingt-huit athlètes russes qui ont participé aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en 2014 font l'objet d'une procédure disciplinaire ouverte par le Comité international olympique (CIO) pour des soupçons de dopage, a annoncé ce dernier vendredi.

Cette procédure a été ouverte à la lumière des révélations du second volet du rapport McLaren sur le dopage en Russie, publié le 9 décembre. Comme son premier volet, ce document dénonce l'existence d'un système de dopage d'État, ce que la Russie conteste.

Les 28 athlètes concernés sont ceux pour lesquels «il existe des preuves de manipulation d'un ou plusieurs échantillons d'urine prélevés lors des JO d'hiver de Sotchi 2014, comme détaillé dans le rapport», a précisé le CIO dans un communiqué.

Le juriste canadien Richard McLaren a enquêté sur 95 prélèvements effectués sur des athlètes russes et ses investigations ont révélé la manipulation d'échantillons chez les 28 athlètes en question, dont le CIO ne donne pas la liste.

Leurs échantillons ont été renvoyés au laboratoire antidopage de Lausanne (Suisse) et une réanalyse est en cours pour trouver d'éventuels résultats anormaux, ajoute l'instance suprême de l'olympisme.

«Manipulation»

«Pour l'instant, ces 28 nouveaux cas ne montrent pas de résultats d'analyse anormaux, comme un contrôle de dopage positif. Cependant, la manipulation des échantillons pourrait constituer une violation des règles antidopage et entraîner des sanctions», précise le CIO.

La version finale du rapport McLaren décrit en des termes accablants le système de dopage en Russie, qui n'en finit plus de jeter le discrédit sur les résultats des JO d'hiver comme d'été.

Le rapport pointe l'existence d'«une conspiration institutionnelle» mise en place avec la participation du ministère des Sports, de l'agence russe antidopage (RUSADA) et du laboratoire antidopage de Moscou aux côtés du FSB (services secrets), le tout au bénéfice de plus de 1000 athlètes dans 30 sports.

Au cours de sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois démenti vendredi l'existence d'un tel système étatisé.

«En Russie, il n'y a jamais eu (...) de système de dopage d'État ni de soutien au dopage», a affirmé M. Poutine, avant la nouvelle annonce du CIO.

«Nous avons, comme dans n'importe quel autre pays, des problèmes avec ça (le dopage) et nous devons le reconnaître», a-t-il ajouté en réaffirmant la volonté de la Russie de «travailler en étroite collaboration avec le Comité international olympique, l'AMA (Agence mondiale antidopage, ndlr) et les autres organisations internationales».

Annulations

À la lumière du rapport McLaren, le CIO avait annoncé la réanalyse des 254 échantillons urinaires collectés auprès des athlètes russes lors des JO de Sotchi.

«Vingt-sept athlètes russes ont été sanctionnés jusqu'ici par le CIO dans le cadre de la réanalyse des échantillons prélevés lors des JO de Pékin 2008 et Londres 2012, qui a été lancée avant les Jeux olympiques de Rio 2016 et qui se poursuit à l'heure actuelle», rappelle le CIO vendredi.

«Par ailleurs, le CIO analysera à nouveau tous les échantillons prélevés sur les athlètes russes ayant participé aux JO d'hiver de Vancouver 2010», poursuit-il.

Les soupçons qui visent les Russes touchent de nombreux sports. Jeudi, la Russie a renoncé à organiser l'étape de Coupe du monde de biathlon qu'elle devait accueillir en mars à Tioumen et la Fédération internationale de patinage (ISU) a décidé de déplacer l'étape russe de la Coupe du monde de patinage de vitesse prévue à Tcheliabinsk le même mois.

Vendredi, c'est la Fédération russe de ski de fond qui a renoncé à organiser l'étape de Coupe du monde prévue elle aussi en mars à Tioumen, dans un geste visant à «reconstruire sa crédibilité au sein de la communauté du ski nordique», selon un communiqué de la Fédération internationale de ski (FIS).




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