Jeux olympiques de 2024: les villes candidates dévoilent leur projet olympique

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Le premier ministre français Manuel Valls lors de la présentation de la candidature de Paris.

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Frédéric BOURIGAULT
Agence France-Presse
Paris

Des logos, des slogans, des forces et des faiblesses: Los Angeles, Paris, Rome et Budapest, les villes candidates à l'organisation des Jeux olympiques 2024, ont déposé mercredi leur projet auprès du Comité international olympique (CIO).

Les quatre villes sont désormais officiellement embarquées dans une aventure diplomatico-sportive qui se terminera par le vote du CIO, le 13 septembre 2017 à Lima.

L'instance olympique a accusé réception des candidatures. «Los Angeles, Rome, Budapest et Paris ont toutes soumis un projet dans la droite ligne de l'Agenda 2020 (qui invite les villes candidates à réfléchir d'emblée à l'après-Jeux olympiques et à réduire les coûts, NDLR). Il est impressionnant de voir comment elles ont incorporé le projet olympique à un plan de développement à long terme de leur ville, région et pays», a commenté le président du CIO Thomas Bach dans un communiqué.

Comme un symbole, les deux grandes favorites, Los Angeles et Paris, ont «encadré» les deux outsiders Rome et Budapest, en terme de moment choisi.

C'est Los Angeles qui, la première, a ouvert le bal alors que la date limite de dépôt des dossiers de candidature était fixée à mercredi.

Le «soleil» et le «rêve»

Au 30e étage d'un immeuble du centre-ville, sur fond de soleil couchant, LA 2024 a dévoilé son logo: un athlète stylisé aux ailes d'ange illuminé de rose, violet et orange par le soleil californien, sans aucune référence aux couleurs du drapeau américain.

«Nous invitons le monde entier à suivre le soleil jusqu'en Californie, en 2024, et nous rejoindre à Los Angeles», a expliqué le président du comité de candidature Casey Wasserman.

En plus des slogans «Suivez le soleil» («la star de notre ville»), le maire de Los Angeles Eric Garcetti a insisté sur le fait que «90% des infrastructures sportives étaient déjà en place».

En fin d'après-midi, c'est Paris, l'autre favori, qui a conclu cette journée olympique en mettant en musique sa candidature à la Philarmonie, nouveau monument parisien situé à la lisière de la Seine-Saint-Denis, territoire phare de sa candidature.

Tout un symbole pour le département le plus jeune et l'un des plus pauvres de France, qui bénéficierait en effet d'une sérieuse réhabilitation comme l'East End de Londres il y a dix ans pour Londres-2012.

Avec le slogan «La force d'un rêve», la candidature parisienne espère réunir les suffrages. «95% des sites sont existants (...) On va maîtriser les coûts. On a la chance de bénéficier déjà de sites extraordinaires avec en plus des monuments comme la Tour Eiffel, les Invalides, le Grand Palais, les Champs-Elysées», a souligné Tony Estanguet, coprésident du comité de candidature avec Bernard Lapasset.

Flamboyance ou profil bas

Dans la matinée, Rome avait brandi le flambeau avec une présentation organisée au Palais des Congrès, où s'étaient tenues les épreuves d'escrime des Jeux olympiques de 1960.

Le défilé des vainqueurs devant le Colisée; l'arrivée des cyclistes au coeur des Fori Imperiali (les forums de la Rome antique); le tir à l'arc aux Thermes de Caracalla; le marathon organisé au coeur de la ville et ses coureurs passant devant la basilique Saint-Pierre, la synagogue et la mosquée; le beach-volley au Circus Maximus, l'ancien stade des courses de chars: c'est un voyage dans le temps à travers la beauté de Rome que propose le comité de candidature, selon lequel «plus de 70% des sites sont déjà disponibles».

Le budget pour les installations temporaires et les coûts d'organisation et de gestion s'élève à 3,2 milliards d'euros (4,9 milliards CAN), là aussi dans les clous de l'Agenda 2020.

Pas de grand spectacle en revanche en Hongrie, où Budapest a renoncé à organiser toute festivité, sa candidature étant loin de convaincre l'opinion publique.

Les opposants, qui redoutent d'avoir à supporter de lourds coûts d'organisation et les risques de corruption, ont tenté sans succès d'organiser un référendum citoyen pour bloquer la candidature, à l'instar de Hambourg.

Budapest a annoncé un budget modeste de 2,4 milliards d'euros (3,7 milliards CAN) pour la construction d'infrastructures.

La course est désormais lancée. Toutes les villes devront envoyer une seconde mouture de leur dossier en octobre 2016, et une version finale du projet sera déposée au plus tard le 3 février 2017.

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