Le COC lance un programme pour faciliter l'après-carrière des athlètes

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La maison olympique canadienne à Montréal

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Se jeter dans le vide. C'est la sensation qu'ont eue plusieurs athlètes olympiques qui arrivaient à la fin de leur carrière sportive avant l'instauration du nouveau programme «Plan de match», jeudi, par le Comité olympique canadien (COC).

«Plan de match» est un programme conçu pour donner aux athlètes canadiens de nouveaux outils pour poursuivre leurs objectifs pendant et après leur carrière sportive. Il est appuyé par le Comité paralympique canadien (CPC) et le Réseau des instituts du sport olympique et paralympique (RISOP) du Canada, et a comme objectif de fournir aux athlètes canadiens des ressources pour préparer leur vie après le sport.

L'ex-nageuse synchronisée Élise Marcotte a vécu la transition après avoir annoncé sa retraite à l'issue des Jeux olympiques de Londres, en 2012.

«Le rôle de Plan de match, c'est premièrement d'aider les athlètes à se trouver un but à l'extérieur du sport pour faciliter la transition parce que ça fait peur, a reconnu Marcotte. Tu passes d'une vocation d'athlète à temps plein à travailleur qui contribue à la société. ('Plan de match'), c'est vraiment le bon chemin pour tracer le reste de ta carrière professionnelle.»

Selon elle, la clé pour réussir sa transition consiste à être préparée. C'est la raison pour laquelle l'ex-athlète âgée de 26 ans a suivi des cours à distance, d'abord au cégep, puis à l'université, alors qu'elle continuait de s'entraîner avec l'équipe canadienne de nage synchronisée, entre 2009 et 2012.

«Au niveau olympique, les athlètes se dressent des plans de quatre ans. En 2009, je savais que je continuerais jusqu'en 2012, et après ça j'ignorais où je serais rendue, a rappelé Marcotte. Évidemment, il y a une partie (de ce stress) que tu dois laisser de côté, mais il y en a une autre qui doit t'encourager à préparer ta sortie.»

Cette nouvelle initiative, qui a mis près de trois ans à être développée, adopte une approche pour aider au bien-être global de l'athlète. Ce programme est conçu pour atténuer les facteurs de stress et de distraction de la vie quotidienne, permettant aux athlètes et aux entraîneurs de se concentrer sur leurs performances.

«C'est tellement rassurant de pouvoir discuter avec quelqu'un qui partage tes préoccupations», a souligné Marcotte, qui détient un baccalauréat en marketing de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et une maîtrise en marketing de HEC Montréal.

Déclic en 2012

L'escrimeur Joseph Polossifakis, qui a décroché la médaille d'argent au sabre individuel et par équipes l'été dernier aux Jeux panaméricains de Toronto, a déjà amorcé son processus de transition vers le marché du travail. Pour lui, le déclic s'est fait en 2012.

«Je suis passé très près de me qualifier pour les Jeux de Londres en 2012, et ça m'a fait très mal de les rater, a reconnu Polossifakis. Mais c'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je devais me trouver un plan B et préparer mon après-carrière sportive. Je n'ai pas pu bénéficier de «Plan de match» à cette époque-là parce que ça n'existait pas, mais c'est certain que si ç'avait été le cas, j'y aurais souscrit.»

Le Montréalais d'origine grecque, qui est âgé de 25 ans, a indiqué qu'il avait dû faire les démarches de lui-même pour dénicher un emploi satisfaisant pour son après-carrière. Une expérience stressante, mais qui a rapporté des dividendes.

«J'ai été chanceux, car (l'entreprise) m'avait offert un emploi à compter de septembre 2014, a dit celui qui a étudié en commerce, comptabilité et affaires internationales à l'Université McGill. Elle a cependant accepté de reporter mon embauche à septembre 2016, après les Jeux de Rio. Ça ne veut pas dire que je vais annoncer ma retraite au lendemain de Rio, mais je vais voir comment ça ira là-bas et si ça me tente encore de faire de l'escrime. Si c'est le cas, alors je vais progressivement orchestrer ma sortie, tout en travaillant à temps plein pour cette entreprise.»

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