JO de 2022: la course est lancée entre Pékin et Almaty

La délégation de Pékin a remis son dossier... (Photo Fabrice Coffrini, AFP)

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La délégation de Pékin a remis son dossier de candidature pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2022 à Christophe Dubi (à droite), directeur des sports du CIO, mardi.

Photo Fabrice Coffrini, AFP

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Éric Bernaudeau
Agence France-Presse
Lausanne, Suisse

Après la défection de plusieurs postulants de poids comme Oslo ou Stockholm, les candidatures de Pékin, présenté comme le favori, et Almaty (Kazakhstan), qui ont remis mardi leur dossier au CIO, restent seules en course pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2022.

Même si les jeux ne sont jamais faits d'avance, Pékin, riche de son expérience des Jeux d'été de 2008, semble avoir une petite longueur d'avance.

Forte d'une vingtaine de personnes, contre cinq seulement pour Almaty, et un responsable des relations avec le CIO (Zhiwei Pan), déjà présent dans le comité de candidature victorieux pour les JO de 2008, la délégation chinoise semblait plutôt à son aise mardi au siège cossu de la famille olympique, à Lausanne.

Désignée par le sort pour déposer son dossier la première, la délégation pékinoise, conduite par Liu Peng, président du Comité national olympique chinois et Wang Anshun, président du Comité de candidature de Pékin-2022 et maire de Pékin, a remis son dossier à 11h (5h heure du Québec) à Christophe Dubi, directeur des sports du CIO. Avant une réunion d'une trentaine de minutes dans la salle Coubertin.

Chaque dossier de candidature, un pavé de trois volumes et 14 chapitres, répond aux questions posées par le CIO et détaille notamment les installations, l'hébergement, le financement, les transports et la sécurité.

«Ce jour revêt une signification spéciale», a déclaré à la presse M. Wang, «très touché» que le CIO, dont le drapeau était en berne, ait ainsi rendu hommage à Zhenliang He, membre chinois du CIO, décédé le 4 janvier, à 85 ans.

«Nous avons remis un dossier de candidature qui incarne les recommandations du CIO et celles du président (Thomas) Bach inclues dans l'Agenda 2020», a ajouté M. Wang. Les deux villes candidates avaient en fait déjà bouclé leur dossier quand le président du CIO a fait adopter début décembre à Monaco sa philosophie globale visant à réduire les coûts des jeux.

Car c'est bien en grande partie le coût pharaonique des derniers Jeux d'hiver à Sotchi en 2014, qui a poussé les villes de Stockholm, Cracovie (Pologne), Lviv (Ukraine) et Oslo à finalement renoncer.

Élection en juillet

Avec un souci de durabilité, l'utilisation d'installations existantes, et visant à réduire le coût des procédures de candidature, «l'esprit de l'Agenda 2020 se retrouve dans les deux dossiers de candidature», a estimé Jacqueline Barrett, responsable des relations du CIO avec les villes candidates.

«Nous allons suivre les recommandations de l'Agenda 2020, a assuré M. Liu, pour qui la candidature chinoise effectuera «un travail encore meilleur en suivant ces recommandations».

Même tonalité du côté de Zauresh Amanzholova, maire adjointe d'Almaty: «bon nombre des recommandations de l'Agenda 2020 ont été prises en compte dans le cadre de l'élaboration de notre projet».

Ainsi Pékin met-elle en avant les sites des JO de 2008 et a promis une ligne de train à grande vitesse de 200 km jusqu'à la ville-préfecture de Zhangjiakou, à proximité de stations de ski, qui accueillerait une partie des épreuves.

La candidature de la ville kazakhe s'appuie, elle, sur des infrastructures rénovées en 2011 pour les Jeux asiatiques d'hiver, telles que la station de ski de Shymbulak, construite en 1950, et le Palais des sports Baluan Sholak, édifié en 1967.

Les deux candidatures présentent cependant des points faibles: Almaty, pour son inexpérience dans l'organisation d'un évènement international de cette ampleur, et Pékin en raison de sa pollution endémique et de réseaux de transports engorgés.

Les JO de 2022 seront les troisièmes Jeux olympiques d'affilée organisés en Asie, après les Jeux d'hiver de Pyeongchang (Corée du Sud) en 2018 et ceux d'été à Tokyo en 2020.

Le CIO désignera la ville hôte le 31 juillet prochain à Kuala Lumpur lors de sa 128e session. Avant cela, la commission d'évaluation du CIO se rendra à Almaty du 14 au 18 février, puis à Pékin du 24 au 28 mars. Les deux villes candidates présenteront ensuite dans le détail leur projet lors du briefing des membres du CIO, en juin à Lausanne, avant une nouvelle présentation à la veille du vote à Kuala Lumpur.

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