NBA: des séries sans les Lakers, les Celtics et les Knicks

Kobe Bryant... (Photo archives Reuters)

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Kobe Bryant

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Jérôme Rasetti
Agence France-Presse
Los Angeles

Pour la première fois dans l'histoire de la NBA, les séries éliminatoires se disputeront sans les Lakers de Los Angeles, les Celtics de Boston et les Knicks de New York, trois des franchises les plus prestigieuses, populaires et prospères de la Ligue.

À elles trois, ces équipes pèsent 35 titres de la NBA (16 pour Los Angeles, 17 pour Boston et deux pour les Knicks), mais la saison 2013-14 qui s'achève pour elles mercredi à l'issue de la saison régulière restera un chapitre sombre de leur histoire.

Lakers: sans Kobe, point de salut

L'exercice 2013-14 est le pire de l'histoire des Lakers avec seulement 26 victoires pour 55 défaites, synonymes d'avant-dernière place de l'Association de l'Ouest.

C'est seulement la 6e fois, en 66 saisons, que la franchise californienne rate les séries. Comble de l'humiliation, l'autre équipe de L.A, les Clippers, réalise une saison historique.

L'explication de cette déroute tient en partie en un chiffre: 6, comme le nombre de matchs disputés cette saison par Kobe Bryant.

Le quintuple champion de la NBA a d'abord manqué le début de saison alors qu'il se remettait d'une rupture d'un tendon d'Achille. Il a ensuite joué six matchs en décembre, avant d'être trahi par son genou gauche.

Sans oublier que Steve Nash, 40 ans, et Chris Kaman, 31 ans, ont vu leur saison perturbée par des blessures, laissant Pau Gasol bien seul.

Mais le vrai problème des Lakers remonte à février 2013 avec le décès de leur emblématique propriétaire-président Jerry Buss. Ses enfants lui ont succédé, mais les Lakers n'ont plus de véritable patron.

«De même qu'ils attendent de moi que je sois performant sur le terrain, j'attends de notre direction qu'elle fasse son boulot», avait alors asséné Bryant.

À 36 ans, Bryant, dont la prolongation de contrat d'un montant de 48,5 millions de dollars sur deux ans a fait grincer bien des dents, est attendu au tournant.

Knicks: le blues de «Melo»

Avant même le début de la saison, les Knicks se sont compliqué la tâche en changeant en dernière minute de directeur général.

Les Knicks qui avaient perdu à l'intersaison Jason Kidd, devenu entraîneur des voisins, les Nets de Brooklyn, Kurth Thomas et Rasheed Wallace, ont très mal débuté avec 3 victoires pour 13 défaites.

Mais il s'en est fallu de peu que Carmelo Anthony (27,4 points par match) ne les conduise en séries (9e, 36 victoires - 45 défaites).

Pour la première fois de sa carrière, «Melo» n'ira pas au-delà de la saison régulière. Cela tombe mal pour les Knicks alors qu'il peut négocier un nouveau contrat et que les Bulls de Chicago lui font les yeux doux.

Mais l'arrivée de Phil Jackson au poste de président doit permettre aux Knicks de rebondir: l'ancien joueur des Knicks, membre de l'équipe sacrée en 1970 et 1973, a les pleins pouvoirs et un beau budget pour retenir Anthony.

Celtics, transition programmée

Wyc Grosubeck, le propriétaire des Celtics, l'avait annoncé: son équipe était arrivée en fin de cycle et devait être reconstruite. Exit donc Kevin Garnett et Paul Pierce parti à Brooklyn, exit Doc Rivers qui fait désormais rêver les Clippers.

«Nous allons recruter, être patients, payer les salaires qu'il faut (..) Cela va prendre plusieurs années, mais nous avons des premiers choix de repêchage, un directeur général (Danny Ainge) et un entraîneur (Brad Stevens) de premier choix, cela ressemble à la recette du succès pour le futur», a-t-il assuré.

Et le patron des Celtics (25 victoires - 56 défaites) de rappeler que la saison précédente leur 17e et dernier titre (2008), avait été catastrophique...




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