Le patron de l'IBU ne veut pas d'enquête sur le dopage dans son sport

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Jan M. Olsen
Associated Press
COPENHAGUE

Le président de l'Union internationale de biathlon (UBI), Anders Besseberg, a balayé du revers de la main les revendications de son directeur antidopage à l'effet qu'il déclenchera une enquête sur la présence de drogues de performance dans le biathlon.

Jim Carrabre, le vice-président responsable des enjeux médicaux à l'IBU, a mentionné au réseau norvégien NRK mardi qu'il allait déclencher une enquête sur son sport, en se basant sur les doutes qui ont été soulevés lors des tests antidopages réalisés aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en 2014.

Cependant, Besseberg a confié que Carrabre ne lui avait jamais parlé de ses doutes, rappelant que l'exécution des tests antidopages aux Jeux d'été et d'hiver relevait du Comité international olympique et de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

«Jim Carrabre ne m'a pas parlé de ça, ni au bureau de l'IBU», a confié  Besseberg à l'Associated Press.

«Je suis sceptique quant aux nouvelles révélations, a-t-il poursuivi. Je dois dire que je serais très surpris qu'un laboratoire puisse avoir triché, même si ses techniciens étaient surveillés étroitement par l'AMA. Il s'agissait d'échantillons anonymes, et je serais surpris qu'ils puissent avoir érigé un système aussi sophistiqué.

«Je suis confiant que nous ne sommes pas assis sur un baril rempli de poudre.»

Ses commentaires contredisent ceux de Carrabre, qui estime que «nous devrions revisiter le passé, autant pour ce qui s'est produit à Sotchi que ce qui aurait pu se produire à cette époque-là.

«Je doute que le système de dépistage des Russes ait été efficace. Toutes les fédérations sportives d'hiver devraient déclencher leur propre enquête indépendante sur Sotchi. Ce serait une erreur de ne pas le faire.»

Une commission de l'AMA a accusé l'Agence antidopage russe d'avoir fermé les yeux sur des cas de dopage en prévenant les athlètes russes, en les avertissant sur d'éventuels tests surprises et en permettant aux athlètes pris en défaut de poursuivre leurs activités.

L'an dernier, l'Union russe de biathlon a accepté une amende en lien avec trois cas de dopage, dont deux pendant les Jeux olympiques de Sotchi.

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