Dopage: la marathonienne Rita Jeptoo suspendue deux ans

La marathonienne kényane Rita Jeptoo a été contrôlée... (Photo Charles Krupa, archives AP)

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La marathonienne kényane Rita Jeptoo a été contrôlée positive à l'EPO en septembre dernier.

Photo Charles Krupa, archives AP

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Agence France-Presse
Nairobi, Kenya

La Kényane Rita Jeptoo, l'une des meilleures marathoniennes du monde, a été suspendue deux ans pour dopage à l'EPO, a déclaré vendredi la Fédération kényane d'athlétisme.

Jeptoo, 33 ans, double tenante du titre des marathons de Chicago et de Boston, avait subi un contrôle positif hors compétition en septembre dernier. Elle sera suspendue jusqu'au 29 octobre 2016.

La suspension de deux ans était la sanction minimale prévue par les instances internationales de l'athlétisme dans les cas de dopage antérieurs au 1er janvier 2015. La durée a depuis été portée à quatre ans.

«Rita Jeptoo a été suspendue deux ans, entre le 30 octobre 2014 et le 29 octobre 2016, après que les échantillons A et B ont montré qu'elle avait utilisé de l'EPO, un produit interdit», a déclaré à l'AFP le directeur de la Fédération kenyane d'athlétisme Isaac Mwangi.

Les organisateurs des World Marathon Majors (WMM), les six plus grands marathons Mondiaux (Berlin, Boston, Chicago, Londres, New York et Tokyo) avaient déjà suspendu le versement du prix de «marathonienne de l'année», 500 000 dollars. La Kényane aurait dû le recevoir en novembre à l'issue de l'épreuve de New York, qu'elle n'est pas allée courir.

Jeptoo est l'athlète kényane de plus haut niveau à avoir été contrôlée positive et sanctionnée pour dopage.

La Fédération kényane d'athlétisme, dont les coureurs dominent le fond et le demi-fond mondial depuis des décennies, s'est retrouvée dans le collimateur de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et de l'Agence mondiale antidopage (AMA) après le contrôle positif de Jeptoo. Elle a promis de prendre des mesures et d'instaurer un programme éducatif.

L'ancien champion Moses Kiptanui a estimé que la sanction n'était pas assez sévère. «Deux ans, c'est trop indulgent. Elle reviendra en pleine forme. Ca ne dissuadera pas les athlètes de se doper. Pourquoi être indulgent? Ce sera un encouragement. Les brebis galeuses font du mal à l'athlétisme kényan. Les gens pensent que tous ceux qui ont eu du succès se sont dopés», a estimé l'ancien recordman du monde du 3000 mètres steeple.

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